WLC Radio
Yahushua est-il « parti » ou « retourné » auprès du Père ?
Programme 291
Yahushua est-il « parti » ou « retourné » auprès du Père ?
D'où vient l'idée que Yahushua est retourné auprès du Père, et comment concilier cela avec le fait que Yahushua n'avait pas de pré-existence ?
Partie 1
Eric Thomas : Après la mort et la résurrection triomphante de Yahushua, est-il allé vers le Père ? Ou est-il retourné vers le Père ? C'est une distinction importante, car si nous pouvons prouver que Yahushua est retourné vers le Père, ce serait une preuve concluante qu'il existait déjà au Ciel avant de naître de Marie, comme de nombreux chrétiens le croient.
Mais si c’est la première fois que vous nous écoutez, je suis Eric Thomas et vous écoutez Radio World's Last Chance, où nous abordons divers sujets liés aux Écritures, aux prophéties, à la piété pratique, aux croyances bibliques et à la vie dans une préparation constante au retour inattendu du Sauveur.
Plusieurs passages des Évangiles semblent enseigner que lorsque Yahushua est monté au Ciel après sa résurrection, il est retourné auprès de Yahuwah. Eh bien, la vérité ne se contredit pas. Nous savons d'après d'autres passages que Yahushua était, nous le croyons à WLC, pleinement et uniquement humain. Nous ne croyons pas qu’il ait eu une double nature. Nous ne croyons pas que cela soit même possible. Nous croyons qu’il avait une nature unique, comme tout le monde, y compris les anges et Yahuwah Lui-même. Alors, que faisons-nous de ces passages qui disent qu'il est retourné auprès de Yahuwah ? Avec Jean Olivier, nous allons étudier ce sujet aujourd'hui. Puis, dans notre Courrier des Auditeurs, nous nous pencherons sur la période de l'histoire de l'Église où la théologie chrétienne est passée de la croyance que Yahushua était seulement humain à la croyance qu'il était pleinement humain et pleinement divin. Ensuite, Elise Blanc partagera avec nous une nouvelle promesse pour tous ceux qui ont besoin d'aide. Je sais que je me trouve moi-même souvent dans de telles situations, donc j'ai hâte d'entendre ce qu'elle nous a préparé pour aujourd'hui.
Jean ? Bienvenue.
Jean Olivier : Merci.
Eric : Je suis vraiment heureux de savoir que la vérité ne se contredit jamais, car ce sujet semble, très franchement, très contradictoire. Comment Yahushua peut-il retourner auprès du Père s'il n'avait pas d'existence préalable, s’il n’avait pas de pré-existence ?
Jean : Eh bien, toute la question est là, n'est-ce pas ? Car si Christ est « retourné » auprès de Yahuwah, ça semble être un argument solide en faveur d'une pré-existence. Mais, à WLC, nous savons que cela ne peut pas être vrai.
Donc, commençons par lire les passages qui contiennent cette expression, dans plusieurs versions. C’est Jean 13, verset 3. Certaines traductions en font une phrase à part entière. D'autres l'intègrent dans une phrase plus longue, mais ça reste compréhensible. Allons-y. Lisons-les.
Eric : Très bien, euh… la première est tirée de la version HCS, la Bible Holman Christian Standard. Elle dit : « Yahushua savait que le Père avait tout remis entre ses mains, qu'il venait de Dieu et qu'il retournait vers Dieu. »
La suivante est tirée de la Bible ESV, la Bible Anglaise Standard. Il semble que dans cette traduction, le verset 3 fasse partie d'une phrase plus longue. Cette version dit : « Yahushua, sachant que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu'il venait de Dieu et qu'il retournait à Dieu… »
Jean : Donc, ces deux traductions disent que Yahushua « venait de Dieu et retournait à Dieu ». Quelle est la suivante ?
Eric : Euh, la version NIV, la Bible New International Version. Elle dit : « Yahushua savait que le Père avait mis toutes choses sous son pouvoir, et qu'il était venu de Dieu et retournait à Dieu. »
Jean : Ok, donc elle transmet la même idée. Il retourne vers Yahuwah.
Eric : La suivante est la version NASB, la Bible New American Standard. Elle dit : « Yahushua, sachant que le Père lui avait remis toutes choses, et qu'il était venu de Dieu et retournait à Dieu. »
La Bible New Catholic dit : « Yahushua, pleinement conscient que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, et qu'il était venu de Dieu et retournait à Dieu. »
Jean : Il y a donc beaucoup de « retourner vers » ou « revenir vers » Yahuwah (selon les versions) dans ces différentes traductions.
Eric : C'est la même chose dans la version NLT, la Bible New Living Translation. Elle dit : « Yahushua savait que le Père lui avait donné autorité sur tout, qu'il venait de Dieu et qu'il retournerait vers Dieu. »
La suivante est la Living Bible. Il s’agit davantage d'une paraphrase, n’est-ce pas ? Elle dit : « Yahushua savait, le soir du jour de la Pâque, que ce serait sa dernière nuit sur la terre avant de retourner vers son Père. »
Jean : Oui. Cette version est plutôt une paraphrase qu'une traduction. Mais n'est-il pas intéressant de voir comment leur parti pris évident en faveur d'une préexistence a influencé leur paraphrase de ce passage ?
Eric : Oui, on dirait.
Jean : Qu’en est-il de la version de J. B. Phillips ? Encore une fois, il s'agit d'une paraphrase, pas d'une traduction.
Eric : Euh, celle-ci condense plusieurs versets en une seule phrase. Elle dit : « Avant le début de la fête de la Pâque, Yahushua comprit que le moment était venu pour lui de quitter ce monde et de retourner auprès du Père. »
La suivante, cependant, est très différente. C’est la version King James. Elle dit : « Yahushua, sachant que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, et qu'il venait de Dieu et allait vers Dieu. »
La nouvelle version King James est très similaire. Elle dit qu'« il était venu de Dieu et qu'il allait vers Dieu ».
Jean : Est-ce que tu as la version Bible de Genève ? C'est la Bible des réformateurs protestants. Est-ce que tu peux la lire ?
Eric : Euh… oui ! Elle dit : « Yahushua, sachant que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, et qu'il était venu de Dieu et allait vers Dieu. »
Jean : Très bien. Vous voyez donc qu'il y a une différence notable entre plusieurs traductions différentes, et les versions qui paraphrasent reflètent l'hypothèse selon laquelle Yahushua existait avant sa venue. Mais est-ce bien ce qu'indique le texte grec original ? Parce que, c'est ce que suggère « retourner vers » Yahuwah, ou « revenir vers » Lui.
Je voudrais voir à la fois le texte et le contexte. Lisons Jean 13, les quatre premiers versets. Ça nous donnera le contexte.
Eric : Très bien. Je vais le lire dans la nouvelle version King James. Il est dit : « Avant la fête de la Pâque, Yahushua, sachant que son heure était venue de quitter ce monde pour aller vers le Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin. Le souper étant terminé, le diable ayant déjà inspiré à Judas Iscariot, fils de Simon, l'intention de le trahir, Yahushua, sachant que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu'il était venu de Dieu et qu'il allait vers Dieu, se leva de table, ôta ses vêtements, prit un linge et s'en ceignit. »
Jean : C’est donc le dernier souper, la sainte Cène. Le ministère public de Yahushua était terminé ; c’était fini. À partir de là, Jean raconte comment le Sauveur a lavé les pieds des disciples. Le contexte porte donc sur ce qui va se passer dans un avenir immédiat : l'œuvre publique de Yahushua est terminée ; sa mission est sur le point d’être accomplie. Ça ne parle pas d'une éternité passée. Ça parle de ce qui va se passer dans un avenir immédiat après sa mort, sa résurrection et son ascension.
Eric : Donc, ce que tu dis, c'est que pour utiliser ce passage comme preuve d'une pré-existence, il faut y lire ce qui n'y est pas dans l'original.
Jean : C'est tout à fait ça. Et pour le prouver, lisons dans la Bible interlinéaire grecque. Pour ceux qui n'ont jamais utilisé de Bible interlinéaire, c'est un outil très utile pour approfondir l'étude des Écritures. Ça nous donne le texte complet tel qu'il apparaît dans l'original, avec les numéros de référence de la concordance en haut, et la traduction en bas.
Alors, lisons Jean 13:3 dans la Bible interlinéaire grecque. C'est à peu près la traduction la plus directe qu’on puisse trouver.
Eric : Très bien. Euh…
Ok. C'est un peu bizarre. Euh, « Iscariot, que lui il devait trahir… »
Jean : Ça, c’est le verset 2.
Eric : Oui, les coupures de versets ne sont pas très claires ici. Euh, « sachant Yahushua que tout a remis du Père entre les mains, et que de Dieu il est venu et à Dieu il va, il se lève de table et met de côté ses vêtements… »
Jean : C'est bon. Donc, on peut voir ici que dans l’original grec, il n'est pas question de retourner ou de revenir vers Yahuwah. Il est simplement dit : « de Dieu il est venu et à Dieu il va ».
Quel est le numéro du mot « aller » ?
Eric : Euh… le numéro 5217.
Jean : Ok. Pourrais-tu le chercher dans le dictionnaire biblique ? Lisons ce qui est écrit.
Eric : Très bien. Je cite : « Se soustraire, c'est-à-dire sortir, ou se retirer comme si l'on disparaissait de la vue ». Ensuite, ça donne simplement les différentes façons dont le mot est traduit.
• Il est traduit par « aller » 55 fois.
• Par « suivre son chemin » 17 fois.
• Par « partir » 5 fois.
• Et « s'en aller » une fois.
Jean : Merci. Je vais le lire dans la Concordance Strong. C’est le mot grec hupagō. La concordance dit, je cite : « Se soustraire [comme dans] sortir ou se retirer comme si on disparaissait de la vue… partir, s'en aller, s'éloigner. »
Eric : Un peu comme un navire qui disparaît dans la brume à l'horizon.
Jean : Y a-t-il quoi que ce soit ici qui parle d’un retour ou du fait de revenir à son point d'origine ?
Eric : Non. Tout est unidirectionnel. Tout est axé sur le fait de partir, de juste s'en aller.
Jean : Hupagō, lorsqu'il est conjugué en hypagei, qui signifie « aller », est défini comme : conduire ou amener sous, conduire lentement, partir. Il est utilisé pour communiquer l'idée de s'en aller, de partir, de disparaître, et même de mourir. Hypagei est utilisé 11 fois dans le Nouveau Testament et jamais une seule fois dans le sens de « revenir », sauf dans Jean 13:3.
En fait, la seule fois où hupagō, dans toutes ses conjugaisons, est traduit par « retourner à » ou « revenir à », c'est ici, dans Jean 13, verset 3, et même là, c’est seulement dans quelques traductions.
Eric : Alors… dans ce cas, pourquoi penses-tu que certains traducteurs ajoutent des mots à ce passage ? Pourquoi donnent-ils l'impression que Yahushua « allant vers » Yahuwah est un voyage de retour vers son point d'origine ? Ce n'est pas dans le texte original, alors pourquoi l'ajouteraient-ils ?
Jean : Eh bien, nous en avons déjà parlé. C'est une question de biais de confirmation. Ou, en fait, de déformation pour l'adapter à un biais déjà existant. Ce biais, bien sûr, est l'hypothèse selon laquelle Yahushua avait une préexistence, car la majorité des chrétiens modernes croient que Christ est Dieu.
Eric : J'apprécie que tu insistes sur le fait que ce soit les chrétiens modernes qui croient cela.
Jean : Bien sûr. Parce que ni les apôtres ni les croyants du premier siècle ne croyaient réellement que Yahushua était Dieu. Il ne l'a jamais enseigné à propos de lui-même. Il a toujours insisté sur le fait qu'il n'était qu'un être humain, rien de plus, nous le croyons. C'est donc ce qu'ont enseigné les apôtres, et c'est ce que tout le monde croyait jusqu'à ce que la philosophie païenne commence à faire son apparition.
Eric : Penses-tu qu'il s'agissait d'une tentative délibérée de prouver que Yahushua avait une préexistence ?
Jean : Je n’irais peut-être pas aussi loin. Je ne dirais pas que c’était une tentative délibérée de tromper ou de duper qui que ce soit. Je dirais plutôt que c’était une tentative délibérée de « clarifier ». Mais clarifier quoi ? Clarifier leur hypothèse erronée selon laquelle Christ avait une préexistence.
Vous voyez, n'importe qui d'entre nous peut faire cela. Quand nous utilisons nos croyances actuelles comme cadre pour interpréter et juger ou rejeter des informations, si nous ne faisons pas attention, nous pouvons aussi tomber dans ce piège. Ils ne se sont probablement pas dit : « Ce n'est pas ce que ça signifie, mais je vais les aider et clarifier les choses. » Au contraire, ils ont probablement pensé : « Ce n'est pas ce qui est écrit, mais c'est sûrement ce que Jean voulait dire ! » Et donc, avec les meilleures intentions, cela a été ajouté à la traduction.
Et je crois que c'est ce qui s’est passé, parce que cet ajout apparaît également dans les différentes paraphrases.
Eric : C'est vrai.
Jean : Le problème, bien sûr, c'est que, quand ça se produit, le croyant sincère qui étudie la parole de Yah ne sait pas que le traducteur a fait cela. Il suppose que les traducteurs veillent à rester strictement neutres.
Eric : Oui, si vous lisez une traduction qui démontre le parti pris des traducteurs, ceux-ci ne sont plus des traducteurs. Ce sont plutôt des interprètes.
Jean : Et leurs ajouts finissent par brouiller le message même qu'ils essayaient de clarifier.
Mais les traducteurs ne sont que des êtres humains. Ils font des erreurs, eux aussi. En essayant de clarifier les choses, ils peuvent, sans le savoir, projeter leurs propres préjugés, leurs propres biais, sur un passage et finir par apporter plus de confusion. Donc, si vous tombez sur un passage comme celui-ci qui semble contredire d'autres passages, consultez une concordance et un dictionnaire biblique. On peut les consulter gratuitement en ligne, dans la plupart des langues. Commencez à rechercher les mots et voyez par vous-même ce que dit le texte original.
Tournons-nous vers Deutéronome, chapitre 4. Il y a là un principe que nous devrions tous prendre à cœur. Dans le contexte, il est question de la loi de Yahuwah, mais je pense que ce principe s'applique également à toute la parole de Yah.
Eric : Deutéronome 4 ?
Jean : Oui. Les deux premiers versets du chapitre 4.
Eric : Ok, il est écrit : « Maintenant, Israël, écoute les lois et les ordonnances que je vous enseigne. Mettez-les en pratique, afin que vous viviez, et que vous entriez en possession du pays que vous donne Yahuwah, le Dieu de vos pères. 2 Vous n'ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n'en retrancherez rien; mais vous observerez les commandements de Yahuwah, votre Dieu, tels que je vous les prescris. »
Jean : Ce principe est réitéré dans le dernier chapitre de la Bible. Lisons Apocalypse 22, les versets 18 et 19. Encore une fois, c'est un principe dont nous devons tenir compte quand nous étudions la Bible.
Tu y es ? Allons-y. Apocalypse 22, versets 18 et 19.
Eric : « Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; 19 et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. »
Jean : C'est un avertissement très solennel ! Nous ne sommes peut-être pas des traducteurs de la Bible, mais dans notre étude personnelle des Écritures, et quand nous partageons nos croyances avec les autres, nous devons faire très attention à ne pas lire dans des passages ce qui n'y est pas, ou à ne pas passer sous silence d'autres passages qui contredisent nos croyances favorites. Nous devons toujours prendre la parole de Yah telle qu'elle est écrite. Nous devons mettre de côté nos idées préconçues et nous en remettre à ce que l'Esprit de Yah veut nous enseigner à travers Sa parole.
Eric : Ok, je comprends comment les traducteurs, dans une tentative malavisée d'apporter plus de clarté, ont projeté leurs propres croyances sur Jean 13, verset 3, et ont inséré l'idée que Yahushua retournait vers Yahuwah.
Mais qu'en est-il de l’expression juste avant, où il est dit que Yahushua venait de Dieu ? Est-ce que c’est dans l'original ? Ou est-ce que c’est là aussi une erreur de traduction ?
Jean : Non, c’est dans l'original.
Eric : Alors, est-ce que ça ne suggère pas une préexistence ? Je veux dire, dans l’équipe WLC, nous travaillons avec quelqu'un qui vient de Manille. C'est son point d'origine, on peut dire. Ma dentiste vient de Mumbai, l'Inde est son point d'origine. Dire que Yahushua venait de Dieu ne suggère-t-il pas une préexistence avec Dieu, au Ciel, avant sa naissance ?
Jean : C'est une très bonne question et je suis content que tu la poses, car même si cette expression n'est pas une erreur de traduction, elle reflète une différence culturelle dans les perspectives.
Eric : Qu’est-ce que tu veux dire ?
Jean : Eh bien, en tant que chrétiens modernes, notre perspective culturelle est celle d'une divinité trinitaire éternelle, coégale et coexistante. Toi et moi savons maintenant que les Écritures n'enseignent pas cela, en fait, mais nous pouvons comprendre cette perspective. Dans notre sous-culture du christianisme moderne, c'est ce qu'on nous a appris à croire.
Eric : C'est ce que croient la plupart des chrétiens aujourd'hui.
Jean : Exactement. Mais un Israélite du premier siècle ne partagerait pas cette perspective unique. Les Juifs ne croyaient pas en une trinité. Ils étaient de stricts monothéistes, comme l'enseigne Deutéronome 6, verset 4 : « Ecoute, Israël ! Yahuwah, notre Dieu, est le seul Yahuwah. » Ou, dans une autre version : « Écoute, Israël, Yahuwah notre Dieu est un seul Yahuwah. »
Eric : J'aime cette note marginale pour ce verset, qui est encore plus claire. Elle dit : « Écoute, Israël, Yahuwah est notre Dieu, Yahuwah seul. »
Jean : Excellent. On ne peut pas être plus clair que ça. Donc, un Juif du premier siècle n'aurait pas projeté une préexistence sur l'une ou l'autre des expressions de Jean 13:3.
Eric : Alors, que voulaient-ils dire quand il est écrit que Yahushua « venait de » Yahuwah ? Est-ce que c’est une expression idiomatique ?
Jean : En quelque sorte. Pour un Juif du premier siècle, dire que quelqu'un – quiconque – « venait de Yahuwah » indiquait simplement que cette personne existait dans la prescience de Yahuwah ; qu'elle avait un rôle à jouer dans le grand plan de Yahuwah.
« Venir de » doit être compris dans le même sens que « être envoyé par » Yahuwah. Nous ne croyons pas que ça signifie que cette personne résidait au Ciel avec Yahuwah et les saints anges. Mais simplement qu'elle préexistait dans le sens où elle faisait partie de la prescience de Yahuwah, s'inscrivant dans le plan divin et venant donc de Lui ou étant envoyée par Lui.
Eric : Est-ce qu’il y a d'autres exemples que Yahushua ? Je veux dire, il y a Esaïe ? Ou est-ce que c’était Jérémie ? Quand Yahuwah a dit qu'Il le connaissait avant sa naissance ?
Jean : C'est Jérémie. Pourquoi ne pas le lire rapidement ? C'est une bonne illustration de ce point. C’est quelque part dans le chapitre 1 de Jérémie.
Eric : Très bien. Euh… voilà. C'est Jérémie 1, versets 4 et 5. Il est dit : « La parole de Yahuwah me fut adressée, en ces mots : 5 Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré, je t'avais établi Prophète des nations. »
Jean : On peut trouver un autre exemple dans le chapitre 1 de Jean. Lisons le verset 6 de Jean 1.
Eric : « Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean. »
Jean : C'est une déclaration très claire : Jean a été envoyé de Yahuwah (ou : envoyé par Yahuwah, selon les versions). Mais personne n'insiste pour dire que ça signifie nécessairement qu'il existait déjà dans le Ciel avec Yah. Il a été envoyé par Yahuwah pour accomplir une mission spéciale. C'est tout. Alors pourquoi ça devrait être différent si la personne envoyée est Yahushua ?
Eric : Ça ne devrait pas.
Jean : Non, ça ne devrait pas. Que dit le verset 14 ?
Eric : « Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. »
Jean : Beaucoup de gens supposent que « la Parole » dans Jean 1 fait référence au Christ préexistant. Mais, comme nous l'avons largement abordé dans des émissions précédentes, nous croyons que ce n'est pas du tout ce à quoi il est fait référence. En fait, il n’est pas fait référence à un « qui », mais à un « quoi ». Et ce « quoi », encore une fois, c'est la prescience du Père, développée en un plan pour sauver l'humanité si le péché venait à paraître. Nous voyons cela dans Jean 1, les versets 1 à 3. Lisons-le. Et en lisant, ne voyons pas cela comme une référence au Christ préexistant, mais comme une référence à la prescience de Yahuwah, c’est-à-dire le plan qu'Il avait réservé depuis l'éternité passée.
Eric : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2 Elle était au commencement avec Dieu. 3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. »
Jean : Je ne veux pas m'attarder trop longtemps sur ce point, car nous l'avons déjà suffisamment abordé dans d'autres émissions. Mais il faut comprendre qu'un Juif du premier siècle, y compris Yahushua et les douze disciples, ne croyait en aucune forme de préexistence autre que celle qui faisait partie de la prescience de Yahuwah.
On peut trouver un autre exemple de cela dans Jean, chapitre 3. C'est quand Nicodème est venu rendre visite à Yahushua en privé. Voyons sa salutation. Nicodème, rappelons-nous, était un pharisien. En fait, il était un membre très respecté du Sanhédrin. Sa théologie n’incluait pas la croyance en une préexistence. Pourtant, qu'a-t-il dit à Yahushua ? Jean 3, les versets 1 et 2.
Eric : « Mais il y eut un homme d'entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs, 2 qui vint, lui, auprès de Yahushua, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n'est avec lui. »
Jean : Malgré tous leurs défauts, les pharisiens connaissaient leur Bible, qui était ce que nous appelons aujourd’hui l'Ancien Testament. J'ai lu quelque part que pour être considéré comme candidat à rejoindre le Sanhédrin plus tard dans la vie, un homme devait avoir mémorisé les 5 livres de Moïse avant l'âge de 12 ans.
Eric : Ouah !
Jean : Nicodème ne cherchait pas Dieu incarné dans la chair humaine. Il ne croyait pas en cela. Mais il croyait que Yahuwah, dans sa prescience, désignait certaines personnes pour accomplir une œuvre spéciale pour Lui. C'est dans ce sens qu'il a dit que Yahushua était un maître (ou un docteur, selon les versions) « venu de Dieu ».
Eric : Eh bien, par le passé, nous avons en quelque sorte survolé ce que Nicodème avait à dire et nous nous concentrions sur ce que Yahushua avait à dire dans ce passage. Mais ce que Nicodème a à dire est également important. Et Yahushua ne l'a pas corrigé ! Donc, ce qu'il a dit était vrai.
Il ne croyait pas que Yahushua était Dieu incarné dans la chair humaine. Il reconnaissait simplement que les miracles accomplis par Yahushua, les « œuvres puissantes » qu'il accomplissaient, étaient la preuve qu'il venait de Yahuwah. En d'autres termes, qu'il accomplissait l'œuvre spéciale que Yahuwah lui avait confiée.
Jean : Oui ! Et Yahushua lui-même a dit plus tard exactement la même chose. Tournons-nous vers Jean 14 et lisons les versets 8 à 12.
Eric : Très bien. « Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. 9 Yahushua lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? 10 Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les oeuvres. 11 Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi; croyez du moins à cause de ces oeuvres. 12 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père »
Jean : Accomplir des miracles n'est pas une preuve de divinité, car ici même, Yahushua lui-même déclare que les croyants accompliront des œuvres encore « plus grandes » que celles qu'il a accomplies. Et je sais que je ne suis pas divin !
Eric : Moi aussi je sais que tu n'es pas divin !
Jean : Les miracles prouvent simplement que quelqu'un a été envoyé par Yah, et non que cette personne est soudainement divine et existait déjà au Ciel.
Il y a un autre passage que je voudrais examiner et qui corrobore cela. Lisons Jean 9. Commençons au verset 1. Ce passage est très significatif.
Eric : « Yahushua vit, en passant, un homme aveugle de naissance. 2 Ses disciples lui firent cette question : Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ? »
Jean : Les pharisiens enseignaient au peuple que les maladies physiques étaient une punition de Yah. La réponse de Yahushua a non seulement corrigé cette hypothèse moralisatrice, mais elle a également expliqué qu'il y avait une motivation plus importante à l'œuvre. Versets 3 à 5.
Eric : « Yahushua répondit : Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c'est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui. 4 Il faut que je fasse, tandis qu'il est jour, les oeuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler. 5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
Jean : Encore une fois, les œuvres puissantes de Christ sont la preuve qu'il a une mission à accomplir pour Yah.
Alors, à partir du verset 6, Yahushua a oint les yeux de l’homme aveugle avec de la boue et lui a dit d'aller se laver à la piscine ou au réservoir (selon les versions) de Siloé, après quoi ses yeux ont été guéris, il a recouvré la vue. Ce qui signifie que l'homme n'avait en fait jamais vu Yahushua, même quand le Sauveur lui a oint les yeux.
Passons maintenant au verset 13. Une dispute éclate parce qu'il a été guéri le jour du Sabbat. Donc, la dispute porte sur la question de savoir si le miracle est l'œuvre de Yah, parce que selon les normes pharisaïques, il s'agissait d'une « œuvre », c’est-à-dire un « travail ».
Continuons la lecture à partir du verset 13.
Eric : « Ils menèrent vers les pharisiens celui qui avait été aveugle. 14 Or, c'était un jour de sabbat que Yahushua avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux. 15 De nouveau, les pharisiens aussi lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Et il leur dit : Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé, et je vois. 16 Sur quoi quelques-uns des pharisiens dirent : Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n'observe pas le sabbat. D'autres dirent : Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ? Et il y eut division parmi eux. 17 Ils dirent encore à l'aveugle : Toi, que dis-tu de lui, sur ce qu'il t'a ouvert les yeux ? Il répondit : C'est un prophète. 18 Les Juifs ne crurent point qu'il eût été aveugle et qu'il eût recouvré la vue jusqu'à ce qu'ils eussent fait venir ses parents. 19 Et ils les interrogèrent, disant : Est-ce là votre fils, que vous dites être né aveugle ? Comment donc voit-il maintenant ? 20 Ses parents répondirent : Nous savons que c'est notre fils, et qu'il est né aveugle; 21 mais comment il voit maintenant, ou qui lui a ouvert les yeux, c'est ce que nous ne savons. Interrogez-le lui-même, il a de l'âge, il parlera de ce qui le concerne. 22 Ses parents dirent cela parce qu'ils craignaient les Juifs; car les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu'un reconnaissait Yahushua pour le Christ, il serait exclu de la synagogue. 23 C'est pourquoi ses parents dirent : Il a de l'âge, interrogez-le lui-même. 24 Les pharisiens appelèrent une seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : Donne gloire à Dieu; nous savons que cet homme est un pécheur. 25 Il répondit : S'il est un pécheur, je ne sais; je sais une chose, c'est que j'étais aveugle et que maintenant je vois. »
Jean : Les pharisiens n'ont pas apprécié. Ils se sont mis en colère et ont commencé à insulter l'homme qui avait perdu patience avec eux. Lisons ce qu'il dit aux versets 30 à 34.
Eric : « Cet homme leur répondit : Il est étonnant que vous ne sachiez d'où il est; et cependant il m'a ouvert les yeux. 31 Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs; mais, si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui là qu'il exauce. 32 Jamais on n'a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né. 33 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. 34 Ils lui répondirent : Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous enseignes ! Et ils le chassèrent. »
Jean : Pour résumer, cet homme leur reprochait leur préjugé contre Christ et leur faisait remarquer leur incohérence. Mais son argument était que Yahushua avait été envoyé par Dieu et habilité à accomplir une œuvre spéciale pour Dieu, et non que Yahushua était réellement Dieu.
Une autre raison pour laquelle nous ne pouvons pas utiliser le fait de venir « de » Dieu comme une preuve de préexistence est que les croyants eux-mêmes sont considérés comme étant de Yahuwah.
Eric : Ah bon ? Où ça ?
Jean : Dans 1 Jean 4:4.
Eric : Laisse-moi lire ça rapidement.
Euh… il est dit : « Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. »
Hm ! Et nous ne sommes pas divins ! Aucun d'entre nous n'avait de préexistence.
Jean : Jean 13:3 n'est pas le seul passage où les traducteurs ont imposé leur théologie. Jean 16:28 comporte la même erreur de traduction. Lisons-le.
Eric : Bien sûr ! Il est écrit : « Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde; maintenant je quitte le monde, et je vais au Père. » Une autre version dit : « je suis venu du Père et je suis venu dans le monde. Maintenant, je quitte le monde et je retourne auprès du Père. »
Jean : Encore ce « retourner », dans certaines versions. Mais ça ne figure pas plus dans l'original que dans Jean 13:3. Lisons encore ce verset dans la version King James.
Eric : « Je suis venu du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde et je vais au Père. »
Jean : C'est ce qui est cohérent avec le texte grec. Yahushua va simplement vers le Père, ou au Père (selon les versions) ; il ne retourne pas. Nous devons faire très attention à toujours prendre les Écritures telles qu'elles sont écrites, et à ne pas y imposer nos croyances personnelles.
Eric : Laissons les Écritures définir nos croyances, et non nos croyances définir les Écritures.
Jean : Exactement.
Eric : À suivre : votre Courrier des Auditeurs. Restez à l'écoute.
* * *
Vous écoutez Radio World's Last Chance.
Radio WLC : Enseigne les esprits et prépare les cœurs au retour soudain de Christ.
* * *
Courrier des Auditeurs
Eric : Nous avons une question intéressante qui nous vient d'Aksel, en Norvège. Est-ce que tu savait que la Norvège a remporté plus de médailles aux Jeux olympiques d'hiver que tout autre pays ?
Jean : Non, mais ça semble logique. Je veux dire… la Norvège ! Ce n'est pas vraiment un pays connu pour son climat doux.
Eric : C’est vrai ! Un autre fait intéressant : les Vikings, ces « hommes du Nord », ont aussi fondé Dublin, en Irlande, en l’an 836 après J.-C.
Jean : Ah bon ? Intéressant, en effet. Je sais qu'ils ont introduit les sushis au saumon au Japon dans les années 1980.
Eric : Il faut rendre hommage à ces Vikings ! Leur influence se fait encore sentir dans le monde entier !
Quoi qu'il en soit, Aksel nous écrit : « Dans une récente émission, vous avez brièvement mentionné que l'idée selon laquelle Yahushua était subordonné au Père était une croyance des premiers Pères de l'Église. Nous savons qu'avec l'adoption de la doctrine de la Trinité, cela a changé, mais pourriez-vous nous en dire plus à ce sujet ? Je ne savais pas que les Pères de l'Église croyaient que Yahushua était subordonné à Yahuwah. Cela contredit la doctrine d'une divinité trinitaire, que les Pères de l'Église enseignaient également. Pourriez-vous clarifier ce que vous voulez dire ? »
Jean : C'est une très bonne question. Je pense qu'il fait référence à l'émission n°290 intitulée « L'homme sous l’autorité ».
Je comprends pourquoi il peut être déroutant de dire que les Pères de l'Église ont introduit la doctrine de la Trinité, mais qu'ils croyaient également que Yahushua était subordonné. Et oui, ce sont des positions contradictoires.
Ce qu'il faut retenir, c'est que des changements importants dans la doctrine ne se produisent pas du jour au lendemain. Ils surviennent progressivement, avec quelques concessions faites à chaque génération.
La première époque a été, bien sûr, la période apostolique. Mais à mesure que les apôtres mouraient, elle a été suivie par l'ère appelée patristique, et cette période des « Pères de l'Église » a duré environ 600 ans.
Eric : C'est une longue période !
Jean : Ça l’est, en effet ! Ce serait comme la différence entre aujourd'hui et le début des années 1400, au 15e siècle. C'est il y a vraiment longtemps. Donc, oui. Les premiers Pères de l'Église, conformément à ce qu'enseigne l'Écriture, croyaient que Yahushua était subordonné à Yahuwah.
Cependant, ils avaient aussi quelques erreurs. Ils croyaient au subordinationisme. Je sais, c'est un long mot.
J'ai ici une citation que j'aimerais que nous lisions, qui provient du site Theopedia.com. Elle est très intéressante car, comme vous pourrez le voir, ils croient que la subordination au sein de la Trinité est hérétique, même si, comme nous l'avons vu dans l'émission n°290, elle est en fait biblique. Mais allons-y, lisons cette citation.
Eric : « Le subordinationisme est une doctrine hérétique selon laquelle Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit ne sont pas seulement subordonnés à Dieu le Père sur le plan relationnel, mais aussi sur le plan de leur nature et de leur être. En d'autres termes, cette opinion soutient que, au sein de la Trinité, le Fils et l'Esprit sont ontologiquement inférieurs au Père. Au contraire, la doctrine orthodoxe soutient que, bien qu'il n'y ait pas de Personne autonome dans la Trinité, aucune qui soit Dieu en dehors des autres Personnes, chaque Personne est néanmoins autotheos. »
Jean : « Ontologiquement inférieurs ». Ça signifie que le Fils et le Saint-Esprit sont, par nature, inférieurs au Père.
Et, oui, la doctrine orthodoxe contredit cela. Avec l'adoption d'une divinité trinitaire, issue du paganisme, ils ont adopté la croyance selon laquelle chaque personne de la divinité trinitaire existait par elle-même, c’est-à-dire était auto-existante, ou était « Dieu en soi ». C'est ce que signifie autotheos.
J'ai ici une autre citation que j'aimerais que nous lisions, tirée du Dictionnaire évangélique Elwell (Elwell Evangelical Dictionary).
Eric : Je cite : « Au cours des premiers siècles, la difficulté à comprendre les natures humaine et divine du Christ a souvent conduit à placer le Fils dans une position secondaire par rapport au Père. Justin Martyr, Origène et Tertullien témoignent tous d'une certaine subordination dans leurs écrits. . . Cette subordination naissante, en particulier celle d'Origène, a finalement conduit à l'arianisme et à d'autres systèmes tels que le sabellianisme, le monarchianisme et le macédonianisme. Arius, qui ne tolérait aucun être intermédiaire entre la suprématie du Dieu unique et Ses créatures, niait la pleine divinité du Christ. Il s'ensuivit que le Christ, le Verbe (ou: la Parole), était moins que Dieu incarné et qu'il était plutôt une image subordonnée du Père. Le subordinationisme est à l'origine de l’unitarisme moderne et des théologies qui y sont liées. »
Jean : Alors que certains chrétiens s'efforçaient de s'accrocher aux croyances des apôtres et que d'autres commençaient à interpréter les Écritures à travers le prisme de la philosophie païenne, des divergences d'opinion sont apparues.
Kegan Chandler, dans l’ouvrage intitulé Le Dieu de Jésus à la lumière du dogme chrétien (The God of Jesus in Light of Christian Dogma), explique que la doctrine du subordinationisme enseigne que, je cite : « le Fils est subordonné à Dieu le Père dans sa nature et son être, et que le Fils reçoit ses ordres de Dieu et lui doit son existence ». Fin de citation. J'ai une autre citation de lui que j'aimerais que nous lisions, à la page 76.
Eric : Euh… Je cite : « C'est un fait méconnu de l'histoire de l'Église que les Pères de l'Église les plus connus des IIe et IIIe siècles croyaient que Jésus avait préexisté, non pas éternellement en tant que seul vrai Dieu, mais en tant qu'être angélique subordonné, première création de Dieu. »
Jean : Donc, encore une fois. Ce changement de croyance, passant de Yahushua comme étant pleinement humain à pleinement Dieu, a connu une série d'itérations. Finalement, elle a atteint le stade de ce que la plupart des chrétiens croient aujourd'hui : que Christ était pleinement Dieu et pleinement homme, avec une préexistence et étant de la même essence que le Père. Mais pendant des siècles, personne n’a cru cela.
Voici une autre citation, tirée du volume 2 de L'Encyclopédie Oxford de l'Église primitive (The Oxford Encyclopedia of the Early Church), à la page 797, qui définit le « Subordinationisme ». L’auteur est M. Simmonetti. Lisons-la.
Eric : Voyons voir. « Subordinationisme. C'est ainsi que nous appelons la tendance, forte dans la théologie des IIe et IIIe siècles, à considérer Christ, en tant que Fils de Dieu, comme inférieur au Père. Derrière cette tendance se tiennent des déclarations évangéliques dans lesquelles Christ lui-même soulignait son infériorité (Jean 14:28, Marc 10:18, 13:32, etc.) et elle a été développée en particulier par la christologie du Logos… Les tendances subordinationnistes sont particulièrement évidentes chez des théologiens comme Justin, Tertullien, Origène et Novatien ; mais même Irénée, à qui les spéculations trinitaires sont étrangères, commentant Jean 14:28, n'a aucune difficulté à considérer Christ comme inférieur au Père. »
Jean : Ils « n'avaient aucune difficulté à considérer Christ comme inférieur au Père » parce que Christ lui-même a déclaré à plusieurs reprises que le Père est plus grand que lui ! Contrairement à la théologie ultérieure qui s'est développée en grande partie sur la base d'interprétations spéculatives des Écritures, la doctrine selon laquelle Yahushua est inférieur au Père est conforme à ce qu'ont enseigné Christ et les apôtres.
Thomas C. Pfizenmaier est un pasteur presbytérien et professeur à la retraite. Il a écrit un livre très bien documenté intitulé La théologie trinitaire du Dr Samuel Clarke (1675-1729) [The Trinitarian Theology of Dr. Samuel Clarke (1675-1729)]. Le sous-titre est très révélateur. Il est intitulé : « Contexte, sources et controverse (Études sur l'histoire des traditions chrétiennes) ».
Eric : On dirait un manuel universitaire !
Jean : Il est plutôt… dense. Mais très instructif. Je voudrais que nous lisions cette citation de la page 91.
Eric : « Bien que les formes de subordinationisme aient varié, pratiquement tous les théologiens anténicéens s'y sont adonnés sous une forme ou une autre. »
Jean : Anté-nicéen signifie : « avant le concile de Nicée ». Ante, comme dans « antécédent ». Ce qui vient avant.
Eric : Anté-diluvien.
Jean : Exactement. C’est-à-dire : avant le déluge.
Richard Hanson a été évêque de Clogher dans l'Église d'Irlande de 1970 à 1973. Un de ses livres s'intitule La recherche de la doctrine chrétienne de Dieu : la controverse arienne, de l’an 318 à l’an 381 (The Search for the Christian Doctrine of God: The Arian Controversy, 318-381).
Eric : Il est intéressant qu'il l'ait intitulé « La recherche de la doctrine chrétienne de Dieu ». Parce que, tu as raison : il y a eu beaucoup de débats sur la nature exacte de Yahushua par rapport à son Père. En fait, toute la « controverse arienne » a été un immense débat qui a duré plusieurs siècles.
Jean : Et au cœur de cette controverse se trouvait la question de savoir si Yahushua était un être créé, subordonné au Père, ou s'il était de la même substance divine que Yahuwah.
Et nous savons comment ça s'est terminé. Ça s'est terminé par la croyance confuse et contradictoire selon laquelle il était à la fois pleinement humain et pleinement divin.
Quoi qu'il en soit, je voudrais que nous lisions cette citation tirée du livre de l'évêque Hanson.
Eric : Je cite : « À l'exception d'Athanase, pratiquement tous les théologiens, orientaux et occidentaux, ont accepté une forme de subordinationnisme au moins jusqu'en l’an 355 de notre ère. Le subordinationnisme a en effet pu être décrit comme une orthodoxie acceptée jusqu'au dénouement de la controverse. »
Jean : L’an 355, c'est plutôt tard, dans l’histoire ! Pendant plus de trois cents ans, les chrétiens ont cru et enseigné une certaine forme de vérité : que Yahushua est inférieur au Père et Lui est soumis.
C'est au concile de Nicée, en l’an 325, que le début de la fin de cette vérité a été scellé. Le concile de Nicée a modifié certaines des doctrines les plus importantes et les plus fondamentales de la foi chrétienne. Et la théologie chrétienne subit jusqu’à ce jour la corruption des croyances adoptées à cette époque. Voilà pourquoi nous avons ces doctrines confuses comme la double nature, et pourquoi les spécialistes de la Bible disent que la trinité est un « mystère » « trop profond » pour que l'esprit humain puisse le comprendre.
Il est assez difficile de comprendre un non-sens qui n'a aucun sens logique, et c'est le cas de la doctrine de la trinité.
Tournons-nous vers 1 Corinthiens 15. L'explication de Paul ici est on ne peut plus claire : 1 Corinthiens 15, les versets 24 à 28. Paul explique ici que Christ est les « prémices » des croyants qui sont morts. Il encourage les croyants à saisir la promesse selon laquelle, tout comme Yahushua est ressuscité, tous ceux qui meurent en croyant en lui ressusciteront aussi. Puis il parle de ce qui se passera après la résurrection. Le « il » auquel il fait référence ici est Yahushua.
Allons-y.
Eric : « Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. 25 Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds. 26 Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort. 27 Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu'il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. 28 Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. »
Jean : Paul soulève un point très important qui remet en question et nie toute égalité entre le Fils et le Père. Son argument est que, malgré tout le pouvoir dont dispose Yahushua, il reste subordonné au Père et, quand le péché et les pécheurs auront disparu, le Fils subordonné remettra à l'unique et seul vrai Dieu, le pouvoir et le gouvernement sur tout.
Lisons une citation du livre intitulé Le seul vrai Dieu (The Only True God), de James McGrath, à la page 50.
Eric : Oh, ça a l'air intéressant ! Le sous-titre est : « Le monothéisme chrétien primitif dans son contexte juif ». J'aimerais lire ce livre.
Euh… page 50 ?
Jean : Oui.
Eric : « Le monothéisme est préservé non pas parce que [Yahushua] est absorbé par Dieu ou inclus dans l'identité divine, mais parce que même si [Yahushua] règne sur absolument tout au nom de Dieu, Dieu Lui-même n'est pas soumis à Christ, mais Christ est soumis à Dieu. »
Jean : Ça, c’est conforme aux Écritures. Ça, c'est ce que croyaient les apôtres et ce que Christ enseignait au sujet de lui-même. Et si le christianisme actuel le contredit, vous devez vous demander pourquoi.
Je vais vous dire pourquoi. Ce n'est pas que Christ et les apôtres avaient tort. C'est que le christianisme apostolique pur a été corrompu par le paganisme au cours des premiers siècles. Et voilà pourquoi la plupart des chrétiens d'aujourd'hui croient que Christ est Dieu, et qu’ils croient en une divinité trinitaire.
Eric : Vous savez, les preuves sont si claires quand vous commencez à creuser. Je suis étonné d'avoir cru un jour en une divinité trinitaire.
Ne partez pas, les amis. A suivre, Elise Blanc, pour votre Promesse Quotidienne.
* * *
Promesse Quotidienne
Vous écoutez [Elise Blanc] pour votre promesse quotidienne de la Parole de Yah.
Christopher Wren [prononcer : Vrenne] était un homme incroyablement intelligent, compétent et talentueux. Né en 1632, il a étudié la physique et l'ingénierie. Il était professeur d'astronomie à Oxford, mais était également un mathématicien et un géomètre très compétent. De plus, Wren était également un inventeur. L'une de ses inventions était une machine fonctionnant à l'air pressurisé !
Mais ce dont on se souvient le plus aujourd'hui de Christopher Wren, c'est de son talent d'architecte. En fait, selon l'Encyclopedia Britannica, Wren était "le plus grand architecte anglais de son temps". Il a été chargé de concevoir l'Observatoire royal de Greenwich, en Angleterre, la bibliothèque du Trinity College à Cambridge, et la façade du palais de Hampton Court [prononcer le ‘t’]. Wren a également conçu 53 églises à Londres, dont la cathédrale Saint-Paul où lady Diana a épousé le prince Charles et où, 30 ans plus tard, leur fils, le prince William, s'est marié.
Un jour, alors que Wren supervisait la construction de l'une des églises, un journaliste a pensé qu'il serait intéressant d'interviewer certains des ouvriers. Il a choisi trois ouvriers différents et leur a posé la même question : "Que faites-vous ?"
Le premier ouvrier de construction a répondu : "Je coupe de la pierre pour 10 shillings par jour."
Le suivant a répondu : "Je travaille 10 heures par jour sur ce chantier."
Mais le troisième a répondu : "J'aide Sir Christopher Wren à construire l'une des plus grandes cathédrales de Londres."
Les croyants ont reçu le don et le privilège d'être transformés à l'image divine. Mais plus encore, nous avons reçu aussi la possibilité de coopérer avec le Ciel pour le salut des âmes.
L'apôtre Pierre a écrit : "Et vous-mêmes, en tant que pierres vivantes, laissez-vous édifier pour former une maison spirituelle, un groupe de prêtres saints, afin d'offrir des sacrifices spirituels que Yahuwah peut accepter par Christ Yahushua. En effet, il est dit dans l'Ecriture: Je mets dans Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse. Celui qui croit en elle n'en aura jamais honte. Elle est donc précieuse pour vous qui croyez. Quant à ceux qui désobéissent. . . ils s'y heurtent parce qu'ils désobéissent à la parole. . . Vous, au contraire, vous êtes un peuple choisi, des prêtres royaux, une nation sainte, un peuple racheté afin de proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière. Vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, vous êtes maintenant le peuple de Yah ; vous qui n'aviez pas obtenu compassion, vous avez maintenant obtenu compassion."
Tous ceux qui s'associent avec Yah dans l’oeuvre du salut des âmes recevront une récompense incroyablement glorieuse. En parlant de la résurrection des justes, Daniel chapitre 12, verset 3, promet ceci : "Les hommes qui auront eu de la sagesse resplendiront alors comme le firmament, ceux qui auront amené un grand nombre à être justes brilleront comme les étoiles, à toujours et à jamais."
Les ressources infinies du Ciel sont ouvertes à ceux qui prennent Yah au mot, acceptent le salut et, à leur tour, travaillent pour sauver les autres.
Nous avons reçu des promesses grandes et précieuses. Allez et commencez à les revendiquer !
* * *
Partie 2
Eric : Le programme d'aujourd'hui est un excellent exemple de la raison pour laquelle nous ne devrions jamais cesser d'étudier notre Bible. Nous devons continuer à étudier, à creuser dans les Écritures.
As-tu déjà entendu un verset ou une citation tellement de fois que tu pourrais la paraphraser ? Tu ne te la rappelles peut-être pas mot pour mot, mais tu peux t’en approcher assez près ?
Jean : Bien sûr.
Eric : Eh bien, c'est mon cas avec Jean 16:23. Si tu m'avais demandé : « Qu'a dit Yahushua au sujet de son départ, juste avant sa trahison ? », j'aurais répondu : « Je pars et je retourne vers le Père. » Et j'aurais été convaincu que c'est ce qu'il a dit ! Mais ce n'est pas le cas.
Jean : Ce qui commence par une erreur de traduction se poursuit par des souvenirs erronés et les gens commencent à citer de manière incorrecte. Et la citation erronée devient citée plus fréquemment que la citation réelle.
Eric : Un peu comme Winston Churchill, dans son célèbre discours de l'été 1940. La plupart des gens pensent qu'il a dit : « Il les combattra sur les plages. »
Jean : Ah bon ?
Eric : Tu vois ? C'est un bon exemple. Ce qu'il a réellement dit, c'est : « Nous combattrons sur les plages, nous combattrons sur les terrains d'atterrissage, nous combattrons dans les champs et dans les rues, nous combattrons sur les collines ; nous ne nous rendrons jamais. »
Jean : C'est assez proche.
Eric : Oui, mais c'est aussi le cas de Jean 16. Il n'y a qu'un mot de différence, mais quelle différence !
Jean : Ton argument est pertinent. Tu as raison, c'est un exemple qui montre qu'on ne devrait jamais prétendre savoir tout ce qu'il faut savoir pour être sauvé. C'est de l'orgueil spirituel ! C'est le péché des Laodicéens. Comment Yahuwah peut-Il nous enseigner ce qu'Il veut que nous sachions si nous sommes convaincus que toute nouvelle idée qui se présente est forcément fausse, car si elle était vraie, nous la connaîtrions déjà ?
Eric : Ah, oui ! Le raisonnement circulaire de l'orgueil spirituel ! Mais c'est vrai, et c'est quelque chose dont nous devons tous nous méfier.
Jean : De ce côté-ci du royaume de Yah, personne n'arrivera à la vérité complète et entière. Je ne suis pas sûr que nos esprits humains déchus puissent même saisir toute la gloire de la vérité de Yah à ce stade, alors oui : continuons à étudier. Continuons à creuser. Il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre.
Eric : C'est très vrai.
Merci de vous être joints à nous, amis auditeurs, pour l'émission d'aujourd'hui. Si vous avez été bénis et que vous souhaitez la partager avec un ami ou un être cher, recherchez simplement l'émission n°291 intitulée : « Yahushua est-il ‘parti’ ou ‘retourné’ auprès du Père ? ». Encore une fois, c'est l’émission n°291 « Yahushua est-il ‘parti’ ou ‘retourné’ auprès du Père ? », sur WorldsLastChance.com.
Nous espérons que vous pourrez vous joindre à nous à nouveau demain, et d'ici là, n'oubliez pas : Yahuwah vous aime… et vous pouvez compter sur Lui, Lui faire confiance en toute sécurité, car Il en est digne !
* * *
Fin
Vous étiez à l’écoute de Radio WLC.
Cette émission, ainsi que les épisodes précédents de Radio WLC peuvent être téléchargées sur notre site web. Elles sont parfaitement appropriées pour être partagées avec des amis et pour des études bibliques ! Elles sont également une excellente ressource pour ceux qui adorent Yahuwah seuls à la maison. Pour écouter les émissions déjà diffusés, visitez notre site Web : WorldsLastChance.com. Cliquez sur l'icône Radio WLC affiché sur notre page d'accueil.
Dans ses enseignements et ses paraboles, le Sauveur n'a pas donné de "signes des temps" à surveiller. Au lieu de cela, l'idée maîtresse de son message était : une vigilance constante. Rejoignez-nous demain pour un autre message rempli de vérité, alors que nous explorons divers sujets centrés sur le retour du Sauveur et comment vivre en étant constamment prêt à l'accueillir chaleureusement quand il viendra.
Radio WLC : Enseigne les esprits et prépare les cœurs au retour soudain de Christ.