World's Last Chance

Préparer les cœurs et les esprits au retour soudain de Yahushua!

Préparer les cœurs et les esprits au retour soudain de Yahushua!

WLC Radio

Renforcez votre endurance spirituelle

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Programme 256

Renforcez votre endurance spirituelle

Partie 1

Eric Thomas : Que faites-vous lorsque vous êtes épuisé, mais que vous devez continuer à avancer quoi qu'il arrive ? Je ne parle pas ici d'épuisement physique. Quand nous sommes trop fatigués… physiquement… et que nous devons continuer à avancer, nous buvons simplement un peu de caféine.

Non, je parle d'épuisement mental. D'épuisement émotionnel. Même d'épuisement spirituel. Que faites-vous alors ? Comment continuez-vous à avancer ?

Bonjour, je suis Eric Thomas et vous écoutez Radio World's Last Chance, où nous abordons divers sujets liés aux Écritures, aux prophéties, à la piété pratique, aux croyances bibliques et à la préparation au retour soudain de Yahushua. Nous aimons tous savoir ce que l'avenir nous réserve et à quoi nous attendre, mais Yahushua a dit que son retour serait si soudain et inattendu que même les croyants seraient pris par surprise. Donc, il est important d'apprendre à vivre dans un état où l’on est constamment prêt pour son retour.

Plus tard, Elise Blanc va nous faire part d'une promesse pour les moments où nous nous trouvons dans des situations qui dépassent nos capacités. Je pense que nous nous sommes tous retrouvés dans de telles situations au moins quelques fois dans notre vie, donc j'ai hâte d'entendre la promesse qu'elle nous a préparée pour aujourd'hui.

Mais tout d'abord, plongeons-nous dans le programme d'aujourd'hui. Jean ? Tu as intitulé le programme d'aujourd'hui « Renforcez votre endurance spirituelle ». J'aime ce sujet. Alors, comment nous faisons cela ? Comment continuer à avancer quand on est spirituellement… et mentalement, émotionnellement… épuisé ?

Jean Olivier : J'aime ton utilisation du mot « épuisé ». Il y a une différence entre être fatigué et être épuisé. On peut se remettre d'une « fatigue » en faisant une sieste, en prenant du temps pour soi, ou autre. Mais « l'épuisement », c’est un tout autre niveau.

Maintenant, l'une des principales causes de la fatigue est le stress. Et, disons-le franchement : le monde moderne regorge de facteurs de stress.

Eric : On dit même que le stress tue.

Jean : C’est ça. Le stress peut s'accumuler, il s'additionne. Et trop de facteurs de stress peuvent conduire à un sentiment d'épuisement total.

Est-ce que tu as déjà vécu ça ? Est-ce que tu t’es déjà retrouvé dans une situation tellement épuisante, à tous les niveaux qu’en y repensant plus tard, tu t’es demandé comment tu as réussi à la surmonter ? Est-ce que tu as déjà été dans une situation tellement stressante qu'elle t’a littéralement volé une partie de ta force vitale, tellement c’était stressant pour toi ?

Eric : Eh bien, quand tu le décris de cette façon, non, je pense pas. Peut-être ? Je ne sais pas. Pas à ce point. Je veux dire, nous avons tous eu des moments de stress extrême. Mais, heureusement, pour la plupart d'entre nous, ce sont des périodes assez courtes dans notre vie. Mais je ne peux pas dire que j'ai déjà vécu quelque chose d'aussi stressant que, plus tard, je me suis demandé comment j'ai réussi à y survivre.

Jean : Eh bien, laisse-moi te raconter une histoire, une histoire vraie, celle d'une femme nommée Ada. Elle n'avait que huit ans quand son père est mort d'une intoxication alimentaire. Sa mère, ne pouvant gagner sa vie tout en s'occupant de ses deux jeunes enfants, a envoyé Ada et sa sœur vivre dans une école missionnaire.

Eric : Oh ! Quand était-ce ? Et où ?

Jean : Ça s’est passé au début des années 1900, en Alaska.

Eric : Les écoles missionnaires en Amérique du Nord ont une très mauvaise réputation en matière de maltraitance. Est-ce qu’Ada était une autochtone ?

Jean : Oui. Maintenant, nous ne savons pas si elle a été maltraitée à l'école missionnaire, mais tu as raison : les écoles missionnaires d'Amérique du Nord étaient connues pour maltraiter les enfants qui y étaient envoyés.

À l'âge de 16 ans, Ada a épousé un homme nommé Jack Blackjack.

Eric : Sérieux ? C'était… un joueur de cartes professionnel ou quelque chose comme ça ?

Jean : Non, il était chasseur et conducteur de traîneau à chiens. Ada a donné naissance à trois enfants, mais un seul, leur fils Bennett, a survécu à la petite enfance. Puis Bennett est tombé malade. Il avait la tuberculose.

Eric : Sa situation ne faisait que s’empirer, n'est-ce pas ?

Jean : Oh, ce n'est pas tout. Jack était violent. Il a fini par abandonner Ada et Bennett. Ada a divorcé avant qu'il ne tente de revenir, ce qui était assez choquant dans les années 1920. Puis elle a pris Bennett avec elle et a marché 65 kilomètres jusqu'à une ville appelée Nome, en Alaska, où vivait sa mère. Elle essayait de subvenir aux besoins de son fils, mais ne pouvait s'occuper d'un enfant malade tout en gagnant sa vie, elle a donc dû se contraindre à le placer dans un foyer pour enfants. Elle s'est engagée à gagner suffisamment d'argent pour pouvoir ramener son fils à la maison. C'est probablement pour cette raison qu'elle a accepté de participer à une expédition arctique à travers la mer des Tchouktches, en bord de l’océan arctique, jusqu'à l'île Wrangel.

Ada avait cru qu'un certain nombre d'autochtones d'Alaska se joindraient à l'expédition, mais finalement, elle a été la seule. Les autres membres de l'équipe étaient un Canadien et trois Américains, tous des hommes blancs.

Le 15 septembre 1921, Ada et les quatre hommes ont été laissés sur l'île Wrangel. C’était une tentative de revendiquer l'île pour le Canada. Maintenant, cette île se trouve loin au nord.

Eric : Comment ça s'est passé ?

Jean : Eh bien, au début, tout allait bien, mais au bout d'un an, leurs rations étaient épuisées. Il n'y avait pas assez de gibier sur l'île pour leur fournir de la viande. Un an et demi plus tard, la situation était désespérée. Le Canadien et deux des Américains ont décidé de traverser la mer gelée à pied pour se rendre en Sibérie pour obtenir de l'aide. Ça représentait 145 kilomètres à travers la glace, dans la nuit arctique. C'était en janvier 1923. Ils ont laissé Ada et le troisième Américain qui était malade, derrière eux.

On n'a plus jamais entendu parler d'eux. Après la mort de l'Américain restant, Ada s'est retrouvée seule.

Eric : Tu imagines ? Sa vie n'a cessé d'empirer, encore et encore. En tant que parent, je ne peux imaginer ce qu'elle a pu enduré, en pensant à son fils.

Jean : Eh bien, elle pensait à lui, c’est sûr. Une page de son journal intime, datée du 2 avril 1923, dit dans un anglais approximatif, si on le traduit en français, je cite : « Si quelque chose arrive à moi et ma mort connue, il y a bandoulière noire pour sac d'école Bennett, pour mon fils. Je veux s’il vous plait donner tout ce qui m'appartient à Bennett. »

Eric : Ouah. C'est émouvant. Face à sa propre mort, elle s'inquiétait plus pour son garçon malade. Sans savoir ce qui allait se passer. Je dois avouer qu'aucun des facteurs de stress dans ma vie n’a pu se rapprocher de ce que cette femme a vécu.

Alors, qu'est-ce qui s’est passé ?

Jean : Eh bien, en août 1923, elle a finalement été secourue. Ada était la seule survivante. Elle a récupéré son fils et l'a emmené à Seattle, dans l'État de Washington, aux États-Unis, pour le soigner de sa tuberculose. Elle s'est remariée, a eu un autre fils et est finalement retournée en Alaska où elle a vécu jusqu'à sa mort en 1983, à l'âge de 85 ans.

Eric : Incroyable. Il y a certaines expériences de la vie qui sont si difficiles qu'elles laissent une marque indélébile, n’est-ce pas ?

Jean : Oh, oui. Voilà pourquoi la promesse dans Apocalypse 21 que Yahuwah essuiera toutes les larmes de nos yeux est si précieuse.

Maintenant, pour être un peu plus personnel, je sais que tu as dû faire face à certains facteurs de stress dans ta vie ces derniers temps.

Eric : Eh bien, nous espérons tous que la vie soit un long fleuve tranquille, n'est-ce pas ? Et c'est rarement le cas, malheureusement.

Jean : Alors, après avoir entendu le récit d'Ada, comment tu vois ce que tu as vécu récemment dans ta vie personnelle ? Je ne veux en aucun cas minimiser ce que tu as traversé. Je sais que les difficultés d'une personne n'invalident pas celles d'une autre, mais comment est-ce que tu te sens, là maintenant ?

Eric : Honnêtement ? Après avoir entendu ça, je me sens plutôt chanceux. Je ne peux pas imaginer vivre ce qu'elle a vécu. C’est sûr que ça permet de relativiser les choses de mon point de vue, de voir les difficultés extrêmes que quelqu'un d'autre a traversées et surmontées.

Jean : Et bien, voilà la réponse à ta première question : que faire quand nous sommes épuisés au point d'être complètement à bout de forces ? Comment retrouver de la force ? Comment développer notre endurance face aux difficultés ?

L'auteur de la lettre aux Hébreux nous donne la réponse. La voici : considérez. Considérez ce que les autres ont traversé. Pensez à ce qu'ils ont enduré. Voyez comment Yahuwah les a soutenus eux et sachez que…

Eric : « Ce qu'Il a fait pour les autres, Il le fera pour vous. »

Jean : Exactement. Maintenant, l'auteur de la lettre aux Hébreux veut inspirer ses lecteurs à garder la foi pour persévérer. Il veut qu’ils soient fortifiés pour affronter les épreuves auxquelles il sait qu'ils seront confrontés.

Nous ne savons pas avec certitude quand cette lettre a été écrite ni exactement à qui elle était destinée, mais si elle a été écrite aux croyants de Jérusalem comme beaucoup le supposent, alors le martyre d’Etienne et de Jacques, le frère de Jean, étaient sans doute dans l'esprit de l'auteur de la lettre.

Il veut donc les encourager à tenir bon. C'est le point qu'il développe au chapitre 12, mais il pose les bases au chapitre 11, alors commençons ici. Commençons à lire le chapitre 11 de la lettre aux Hébreux, à partir du verset 1.

Eric : Ah oui, le « chapitre de la foi ».

Jean : La foi, c’est-à-dire : l'accord de votre pensée sur le fait que ce que Yahuwah dit est vrai, à cause de qui Il est. C’est la foi qui est le fondement de l'espoir et de l'endurance du chrétien. Hébreux 11 commence par une définition de la foi. Allons-y, lisons ce premier verset.

Eric : « Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. » Ou dans une autre version : « Or la foi est l'assurance des choses qu'on espère, et la conviction de celles qu'on ne voit pas. »

Jean : C'est une définition très pratique et concrète de la foi. Une autre version, la version Martin, dit : « Or la foi rend présentes les choses qu'on espère, et elle est une démonstration de celles qu'on ne voit point. » Une autre encore, la King James dit : « La foi est la substance des choses qu'on espère, une preuve des choses qu'on ne voit pas. »

C'est une déclaration puissante. Il est dit que si vous avez la foi, c’est en soi la preuve de l'accomplissement de la promesse. Il souligne l'importance de la foi dans le verset suivant. Lisons le verset 2.

Eric : « Pour l'avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable. »

Jean : Et à partir de là, il nous ramène au tout début : à Abel, Enoch et Noé. Puis il développe les expériences d'Abraham, Sarah, Isaac, Jacob et Joseph. Il mentionne Moïse et ses parents. Il parle des expériences des enfants d'Israël, la foi de Rahab, puis il continue. Lisons les versets 32 à 38.

Eric : « Et que dirai-je encore ? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes, 33 qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, 34 éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l'épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères. 35 Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection; d'autres furent livrés aux tourments, et n'acceptèrent point de délivrance, afin d'obtenir une meilleure résurrection; 36 d'autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison; 37 ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l'épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, 38 eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre. »

Jean : Nous appelons Hébreux 11 le « chapitre de la foi », mais est-ce que tu t’es déjà demandé pourquoi ? Quelle est la chose que tous ces individus ont eu en commun ?

Eric : Euh… Ils ont surmonté des difficultés ?

Jean : Absolument. Abel a même donné sa vie, mais on ne se précipite pas pour commettre un meurtre en un instant. On peut imaginer qu’il y a probablement eu d'autres confrontations avant celle qui a conduit Caïn à le tuer.

Nous admirons tous ces héros de la foi mentionnés dans ce chapitre, mais, arrêtons-nous un instant pour réfléchir à leur réalité. Noé a été appelé à construire une arche. Il a été appelé à répandre la nouvelle au monde de l’époque d'un déluge imminent. Il a utilisé les ressources familiales dont il avait hérité pour construire l'arche, et son message était très impopulaire. Il est devenu la risée du monde entier. Ça ne doit pas être facile à vivre !

Eric : Personne n'aime être ridiculisé ou méprisé. C'est très désagréable, et stressant.

Jean : Et pourtant, il a persévéré.

Abram a été appelé à quitter sa vie confortable et à se rendre dans un lieu qui lui serait indiqué, dont il n’avait aucune connaissance. Il ne savait même pas où il allait quand il est parti !

Pendant combien de décennies Sarah a désiré un enfant, pour voir ses espoirs s'envoler, mois après mois, années après années ?

Isaac… Jacob. Ils ont tous fait face à des difficultés.

Eric : Joseph ! Vendu comme esclave par ses propres frères.

Jean : C'est une trahison d’un niveau que peu d'entre nous ont dû affronter. Et pourtant, par leur foi, ils ont tous persévéré. Ils n'ont pas abandonné. Ils ont surmonté leurs difficultés.

Tout ça constitue le contexte du chapitre 12 de la lettre aux Hébreux. C'est le fondement sur lequel l’auteur construit son raisonnement pour expliquer comment nous aussi, nous pouvons surmonter les difficultés et développer notre endurance spirituelle.

Eric : Très bien. Je déteste t’interrompre, mais nous allons faire une courte pause. À notre retour, nous nous plongerons dans le chapitre 12 parce que, personnellement, j'aimerais développer mon endurance spirituelle.

Jean : Nous le pouvons tous et le devrions tous.

Eric : Nous revenons dans un instant, amis auditeurs. Restez à l'écoute.

* * *

Annonce

Martin Luther King Junior, lauréat du prix Nobel de la paix en 1964 et pasteur américain célèbre pour ses manifestations pacifiques et son activisme social, a un jour déclaré : « La foi, c'est avancer sur la première marche même si vous ne voyez pas tout l'escalier. »

Paul, dans 2 Corinthiens 5, verset 7, est d'accord quand il écrit : « Car nous marchons par la foi et non par la vue. » Mais qu’est-ce que ça veut dire réellement « marcher (ou : vivre, selon les versions) par la foi et non par la vue » ? Et comment nous faisons cela ?

Recherchez l'émission n°250 intitulée « Vivre par la foi et non par la vue » sur WorldsLastChance.com. C'est quelque chose que chaque croyant doit apprendre à faire.

* * *

Partie 2

Eric : Et… nous voilà de retour ! Jean, nous avons dit que le « chapitre de la foi », Hébreux 11, est le contexte du chapitre 12 ?

Jean : Oui. C'est le fondement du chapitre 12. C'est sur cela qu'il construit son argumentation, et on peut le voir dès le premier verset du chapitre 12. Il commence par « donc », ou « c'est pourquoi » selon les versions.

C’est pourquoi… donc… c’est pour cette raison que… Il se base sur ce qu'il vient de dire pour nous partager ce que nous devons faire pour renforcer notre endurance spirituelle.

Lisons-le. Hébreux 12, versets 1 et 2.

Eric : « C'est pourquoi, nous aussi qui sommes entourés d'une telle foule de témoins, débarrassons-nous de tout fardeau, et du péché qui nous cerne si facilement de tous côtés, et courons avec endurance l'épreuve qui nous est proposée. 2 Gardons les yeux fixés sur Yahushua, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection. Parce qu'il avait en vue la joie qui lui était réservée, il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice, et désormais il siège à la droite du trône de Yah. »

Jean : Maintenant, au chapitre 11, il nous a expliqué pourquoi chacune des personnes qu'il a énumérées devrait être considérée comme un exemple. Ici, il fait référence à Christ lui-même en tant qu’exemple ultime : « Parce qu'il avait en vue la joie qui lui était réservée, il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice ».

Que dit le verset 3 ?

Eric : « Pensez à celui qui a enduré de la part des hommes pécheurs une telle opposition contre lui, pour que vous ne vous laissiez pas abattre par le découragement. » ou dans une autre version : « Considérez celui qui a enduré une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez pas et ne perdiez pas courage. »

Jean : C'est un ordre. « Considérez » est un verbe d'action. On nous dit de « considérer » Christ qui a enduré une telle opposition contre sa personne. Nous devons penser à lui et à ce qu'il a traversé. Nous devons y réfléchir, le contempler, nous devons examiner ses expériences et méditer ces choses. Nous devons y passer du temps dans nos pensées. Et l'auteur de la lettre aux Hébreux nous dit pourquoi : pour « que vous ne vous lassiez pas et ne perdiez pas courage », « pour que vous ne vous laissiez pas abattre par le découragement ».

Eric : Eh bien, c'est vrai. Quand je pense à ce que Christ a enduré, ça rend mes difficultés moins importantes. Elles le sont moins !

Jean : Maintenant, ça ne veut pas dire que votre douleur ou vos difficultés ne sont pas valables. Parfois, quand nous considérons ce que d’autres ont enduré, nous pouvons avoir l'impression que nous n'avons pas le droit de nous plaindre, parce que ce qu'ils ont enduré était bien pire.

La douleur de quelqu’un n'invalide pas celle d'un autre. Chacun peut souffrir à son niveau, chacun peut lutter. Mais ce qui compte, c’est d'être inspiré en voyant ce que d'autres ont enduré, comment d'autres ont vaincu par la foi, en sachant que la force que Yahuwah leur a donnée pour surmonter ces épreuves est aussi à votre disposition.

Eric : Et ça nous élève et nous encourage ! Comme cette histoire que tu as partagée dans notre première partie : ça me permet en quelque sorte de relativiser mes difficultés.

Jean : C'est le cas, et c'est ainsi que l'auteur de la lettre aux Hébreux veut inspirer ses lecteurs à persévérer. Que dit le verset 4 ?

Eric : « Vous n'avez pas encore résisté jusqu'à répandre votre sang en combattant contre le péché »

Jean : Ce texte prête parfois à confusion, pour certains. Quand nous luttons pour résister à la tentation, pour résister à l'attrait du péché, non ! Nous ne versons pas de sang en faisant cela. Mais ce verset ne parle pas simplement de résister à la tentation. Dans le contexte ça fait, en partie, référence à toutes les actions que le péché et les pécheurs commettent contre Yahuwah dans la personne de ses enfants.

Maintenant, de nos jours, même si la plupart d’entre nous n'ont jamais vécu sous une persécution intense, la persécution est toujours une réalité, sous diverses formes, dans certaines parties du monde. Aussi, les récits de ce que le peuple de Yahuwah a vécu dans le passé sont bien conservés. En disant « Vous n'avez pas encore résisté jusqu'à répandre votre sang », l'auteur de la lettre aux Hébreux dit : « Écoutez, je sais que vous luttez. Mais souvenez-vous que la grâce de Yahuwah, Sa force, a aidé beaucoup d'autres à traverser l’épreuve. Vous n'êtes pas seuls dans cette lutte. D'autres ont aussi lutté. Et, par la grâce de Yahuwah, ils ont triomphé. Et vous le pouvez aussi. »

Eric : Parce que ce qu'Il a fait pour les autres, Il le fera aussi pour vous.

Jean : Exactement. Voilà pourquoi il est si important, quand nous sommes en train de lutter contre des difficultés qui semblent insurmontables, de prêter attention à ce que d'autres ont traversé. Il ne s'agit pas de nier ou d'invalider ce que nous traversons parce qu'ils ont vécu des situations bien pires que la nôtre. Non. C’est pour dire que si la grâce de Yahuwah était suffisante pour les aider eux à traverser leurs épreuves, Sa grâce vous aidera vous aussi à traverser vos épreuves.

Et nous pouvons le voir dans la section suivante d'Hébreux 12. Lisons les versets… eh bien, relisons le verset 4 et lisons jusqu'au verset 6.

Eric : « Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang, en luttant contre le péché. 5 Et vous avez oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu'il te reprend; 6 Car Yahuwah châtie celui qu'il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils. »

Jean : Maintenant, tous ceux qui ont déjà été enfants – c'est-à-dire chacun de nous – n'aiment pas vraiment le mot « discipline ». Ça peut nous rappeler des images de la façon dont nous avons été disciplinés quand nous étions plus jeunes. Et ça n’a pas toujours été agréable.

Eric : Pour certains, ça franchissait la ligne de la maltraitance.

Jean : C'était parfois le cas, mais ce n'est pas de la véritable discipline. Ça c’est une punition. La punition et la discipline sont deux choses différentes. La punition est une sanction pour avoir causé ou commis une infraction, une offense.

La discipline, d’un autre côté, est : « la pratique qui consiste à former les gens à obéir à des règles ou à un code de conduite, en utilisant la punition pour corriger la désobéissance ».

Eric : Donc, la punition fait partie de la discipline.

Jean : Elle peut en faire partie. Mais uniquement en tant que conséquence d'un comportement inapproprié. À la base, cependant, la discipline est une formation, un entraînement, qui rend une personne capable, disposée à obéir ou plus maître d'elle-même. La discipline permet d'acquérir la maîtrise de soi. C'est pourquoi les athlètes sont disciplinés. Les soldats sont disciplinés. Les musiciens, les danseurs, les artistes…

Eric : Les écrivains ?

Jean : Bien sûr ! Quiconque atteint un certain niveau de maîtrise dans un domaine, a fait preuve d'autodiscipline pour y parvenir. Les parents, dans leurs efforts pour élever leurs enfants pour qu'ils deviennent des membres actifs de la société, disciplinent leurs enfants. Et, en fin de compte, Yahuwah est notre Père. Il nous discipline pour nous préparer à la vie dans Son royaume.

Continuons à lire. Versets 7 à 11.

Eric : « Supportez le châtiment (ou : Supportez la correction, Vous endurez des peines comme discipline, dans d’autres versions) : c'est comme des fils que Yahuwah vous traite; car quel est le fils qu'un père ne châtie pas ? 8 Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part (ou : Mais si vous êtes sans la discipline à laquelle tous participent, dans une autre version), vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. 9 D'ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ? 10 Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon; mais Yahuwah nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. 11 Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. »

Jean : L'auteur de la lettre aux Hébreux ne veut pas que nous nous découragions quand des choses difficiles se produisent, alors il essaie de nous faire voir les épreuves que nous trouvons si difficiles sous un angle différent. Il nous dit : « Considérez cela comme la discipline d'un athlète. » C’est pourquoi, au verset 1, il compare la vie chrétienne à une course. Il dit : « courons avec patience (ou : avec persévérance, dans une autre version) la course qui est devant nous ». Il faut de la discipline pour courir une course.

Pour acquérir cette autodiscipline, il est important de sortir du domaine de la punition et de considérer la discipline pour ce qu'elle est vraiment : un entraînement. Il utilise l'exemple d'un coureur, mais on peut prendre n'importe quel athlète comme exemple. Quel que soit le sport, être un athlète nécessite des heures et des heures d'entraînement. Ça exige un mode de vie sobre et une alimentation saine. Ça exige de renoncer à sortir faire la fête avec les amis pour pouvoir se coucher tôt pour avoir l'énergie nécessaire pour s'entraîner le lendemain, tout ça pour que la technique – que ce soit lancer un javelot, faire un plongeon parfait, effectuer une pirouette parfaitement équilibrée sur la pointe des pieds ou jouer à la perfection un concerto de Rachmaninov – devienne une mémoire musculaire.

C'est ça, l'autodiscipline. Et c'est le point de vue auquel nous devons nous accrocher quand nous rencontrons des difficultés, voire des situations accablantes. C'est une discipline semblable à celle dont font preuve les athlètes, et ça nous apprend que nous pouvons faire confiance à notre Père céleste.

J'ai ici une citation que j'aimerais que nous lisions.

Eric : D'accord. C’est de qui ?

Jean : Alexander MacLaren. Tu as entendu parler de lui ?

Eric : Euh… non. Je ne crois pas.

Jean : Il était écossais. Quand il est décédé en 1910, il avait été pasteur baptiste pendant près de 65 ans. Il était profondément dévoué à sa vocation de pasteur.

Quoi qu'il en soit, dans un article sur Hébreux 12, MacLaren a aussi pris l'angle de l'athlète discipliné. Allons-y, lisons cette citation.

Eric : « L'imagerie de tout le contexte est tirée de l'arène. Un ou deux versets plus tôt, l'auteur parlait de la course ; maintenant, il change légèrement de point de vue et parle plutôt des combats de lutte ou de pugilat qui s'y déroulaient. Son argument est que, toujours et partout, même si les formes sous lesquelles le conflit se déroule peuvent varier, un élément d'effort, d'endurance et d'antagonisme est indissociable de la vie chrétienne. Cela mérite que l'on s'y attarde un instant.

Il est très bien de chanter les verts pâturages et les eaux tranquilles, de se réjouir des bénédictions, des consolations, de la tranquillité et des ravissements de l'expérience chrétienne, et de se réjouir à la pensée des nombreuses miséricordes pour le corps et l'âme qui sont accordées aux hommes par la foi. Tout cela est vrai et béni, mais ce n'est qu'un aspect de la vérité. Et à moins d'avoir compris et mis en pratique et expérimenté l'autre aspect de la vie chrétienne, qui est pénible et douloureux pour le moi inférieur et qui exige une résistance continuelle, j'ose dire que nous n'avons pas droit à l’aspect apaisant, doux et tendre de la vie chrétienne, et que nous devons nous demander si nous savons même quoi que ce soit au sujet du christianisme.

Il ne nous est pas donné simplement — il ne nous est pas donné principalement — d'obtenir ces grandes et précieuses choses qui sont liées à la vie chrétienne, mais cela nous est donné pour que, enrichis, stabilisés et fortifiés par leur possession, nous soyons mieux préparés pour le conflit, tout comme un commandant avisé veillera à ce que ses soldats soient bien nourris avant de les lancer dans la bataille. »

Jean : Donc, en tant que croyants, notre discipline consiste à lutter contre le péché. Et tout comme Christ a vaincu en gardant les yeux fixés sur le prix qui lui était réservé – cette « joie qui lui était réservée » –, nous devons faire de même.

Qu'a écrit Paul aux Corinthiens ? « ce que l'oeil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu… » ?

Eric : «… ce qui n'est pas monté au coeur de l'homme, Yahuwah l'a préparé pour ceux qui l'aiment. »

Jean : C'est vrai. Donc, en fin de compte, peu importe la nature de l'épreuve : que ce soit la perte d'un emploi, la perte d'une relation. Que ce soit… je ne sais pas : la persécution, une arrestation. Quelle que soit la difficulté, nous devons garder les yeux fixés sur le prix, qui est la vie éternelle dans le royaume de Yahuwah. Et la manière dont nous augmentons notre endurance, la manière dont nous renforçons notre foi, c'est en voyant comment la force et la grâce du Père ont porté d'autres personnes à traverser des épreuves similaires, voire pires.

Eric : J'ai une question à te poser. Quand il dit que nous n'avons pas encore résisté jusqu'à verser notre sang dans la lutte contre le péché, est-ce qu’il parle de la guerre contre notre nature déchue ? Ou est-ce qu’il parle exclusivement de la persécution, sous toutes ses formes ?

Jean : C'est une bonne question. Comme nous l’avons dit tout à l'heure, dans ce contexte, ça fait référence, en partie, aux actions commises contre les croyants.

Eric : Tu dis « en partie ». Est-ce qu’il y a plus que ça ?

Jean : Je pense que oui. Le péché reste le péché, qu'il soit dans notre propre nature déchue ou dans la nature déchue d’autres personnes. Ou… dans les institutions utilisées par satan pour atteindre ses objectifs. C'est toujours la même chose. Le péché reste le même… antagoniste, si tu veux, contre lequel nous menons une guerre.

Et, comme dans toute guerre, des efforts et de l'endurance sont nécessaires. Voilà pourquoi nous devons développer notre endurance spirituelle.

Dans cette guerre, le premier champ de bataille pour chacun de nous, c’est la lutte contre notre propre nature déchue.

Eric : Es-tu en train de dire que les croyants doivent se soumettre ou s’abandonner au point d'être parfaits ?

Jean : Tant que nous aurons une nature déchue, nous croyons à WLC que nous ne serons jamais parfaits. C'est là que les croyants sont confus. Nous ne croyons pas qu’ils soit possible pour quiconque ayant une nature déchue d'être parfait. Nous ne savons pas d'où vient cette idée selon laquelle si nous nous soumettons suffisamment, nous finirons par être parfaits. Les Écritures elles-mêmes affirment que c'est impossible tant que nous sommes dans une nature déchue.

Que dit Romains 8, verset 7 ? Lisons-le.

Eric : « car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. »

Jean : Il n’est pas dit que la nature charnelle ne veut pas se soumettre à la loi de Yahuwah, mais qu'elle ne le peut pas. Il y a une différence.

Mais ça ne signifie pas que nous devons être paresseux, « nous reposer sur nos lauriers » et ne pas mener le bon combat de la foi. C'est exactement ce que Paul décrit au chapitre précedent, dans Romains 7. Lisons les versets 21 à 24.

Eric : « Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. 22 Car je prends plaisir à la loi de Yah, selon l'homme intérieur; 23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. 24 Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? 25 Grâces soient rendues à Yahuwah par Yahushua-Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Yah, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. »

Jean : C'est une bataille que chacun d'entre nous doit mener tout au long de sa vie. Nous sommes en conflit avec notre propre nature déchue. Mais ce n'est qu'une partie de la bataille.

L’autre champ de bataille est l'influence d'un monde qui n'honore pas Yahuwah et ne donne pas la priorité à Sa volonté.

Eric : Et cette influence peut être très insidieuse.

Jean : Oh, tu peux en être sûr ! Et notre première responsabilité en tant que chrétiens est de rester vigilants, de rester en garde contre les incursions que le diable, à travers notre environnement, les gens qui nous entourent et la culture environnante, peut utiliser pour nous détourner d'un engagement total envers Yahuwah.

Eric : 1 Pierre 5:8 : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. »

Jean : Ne t'arrête pas là ! Continuons.

Eric : « Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde. 10 Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Yahushua-Christ à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. »

Jean : La souffrance est inévitable. Nous vivons dans un monde de péché. C'est ce dont Yahuwah a toujours voulu nous protéger. Mais si nous pouvons accepter ces expériences comme des leçons que Yahuwah veut nous enseigner, elles deviendront plus faciles à surmonter. Et en nous concentrant sur les expériences d'autres personnes qui ont triomphé, y compris Christ lui-même, nous développerons notre propre endurance.

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Annonce

Dans Matthieu 16, Yahushua a averti les disciples : « Faites bien attention : gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens. » Il est clair qu'il ne leur disait pas de ne pas acheter de levure ou d'autres agents levants chez eux. Le Sauveur avait un sens plus profond.

Dans les Écritures, le « levain » est un symbole du péché. Donc Yahushua avertissait en réalité ses disciples de se méfier du péché des pharisiens et des sadducéens. Mais est-ce quelque chose dont les croyants modernes doivent être conscients ? Cet avertissement était-il destiné uniquement aux croyants du premier siècle ?

Découvrez ce qu'est exactement ce levain et comment vous pouvez vous en prémunir. Écoutez l'émission n°91 intitulée « Attention au levain mortel ! ». Encore une fois, c’est l'émission n°91, « Attention au levain mortel ! » sur WorldsLastChance.com !

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Partie 3

Jean : L'un des premiers devoirs du chrétien, vivant dans un monde de péché, est d'être conscient que le monde ne vit pas selon les principes et les commandements du Ciel. C'est pourquoi nous devons être constamment sur nos gardes contre l'insidieuse tentation du compromis. Sinon, nous serons contaminés par lui.

Eric : « Contaminés » est le mot juste. Mais je ne suis pas sûr qu'il suffise de simplement nous en préserver. Nous ne devons pas être « du » monde, mais nous sommes « dans » le monde.

Jean : Tu as raison. Nous devrions nous efforcer d'établir la droiture sur terre. Nous le devrions. Mais c'est là où certaines personnes déraillent. Si elles ne déraillent pas en se tenant totalement à l'écart du monde, elles déraillent en essayant d'imposer leurs valeurs aux autres, par le biais de la législation, de la honte sociale ou autre.

Eric : Le vieux : « Je t'aime, mais je déteste ton péché ».

Jean : On ne peut pas « légiférer » la droiture. Ça ne fonctionne pas d'essayer de forcer les autres, par la législation, à croire comme vous.

Eric : Eh bien, l'histoire le prouve ! Mais alors, que doivent faire les chrétiens ? Nous devons œuvrer pour établir la droiture sur la terre, mais comment ?

Jean : Par la méthode difficile. Comme l'a fait Christ : par l'exemple.

Les pharisiens haïssaient Christ parce qu'il faisait preuve de bonté, de compassion et, surtout, d'acceptation envers les pécheurs. Il les fréquentait. Il ne s'enveloppait certainement pas de sa robe de droiture en disant : « Je ne peux pas accepter votre invitation, car ça donnerait l'impression que j'approuve votre péché. »

Eric : Il est beaucoup plus difficile d'établir la droiture par l'exemple.

Jean : C'est vrai ! C’est beaucoup plus facile d'essayer de légiférer pour imposer la bienveillance, mais ça ne mène qu'à la persécution. Ce qui rend si difficile de diriger par l'exemple, en dehors du fait que nous avons encore une nature déchue, c'est que souvent, nous voulons faire ce que nous savons ne pas devoir faire. C'est là que le jugement de nos frères et sœurs entre en jeu.

Par exemple, si nous aimons vraiment, vraiment le goût du bacon, par exemple, mais que nous sommes en même temps convaincus que les restrictions contre les viandes impures sont toujours en vigueur, et que nous voyons… frère Jimmy manger un sandwich au bacon, laitue, tomate – quelque chose que nous voudrions vraiment faire aussi, mais que nous choisissons de ne pas faire – alors il est très facile de le juger, de juger sa spiritualité.

Eric : Oh, oui ! Quand tu fais ce que j'aimerais vraiment faire, mais que je choisis, à la sueur de mon front, de m'abstenir de faire, tu peux être sûr que je vais te juger pour ne pas avoir été à la hauteur de mes normes !

Jean : Voilà pourquoi notre premier travail doit concerner notre propre cœur. Paul a dit : « Je meurs chaque jour. » Mais qu’est-ce qu’il voulait dire par là ? Il parlait de la lutte pour s'abandonner, il parlait de se soumettre pour dompter la chair.

Eric : Mais comment on fait ça ? Si c'est notre premier travail, comment on le fait ?

Jean : Paul nous donne la réponse dans Galates, chapitre 2. Lisons Galates 2, verset 20.

Eric : « J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Yah, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. »

Jean : Voilà comment nous apportons un changement dans le monde. Nous menons le bon combat contre notre nature déchue et, en nous abandonnant à Christ, nous touchons les âmes comme lui l'a fait. C'est beaucoup plus difficile que de légiférer sur la droiture, mais c'est la seule façon vraiment efficace.

Maintenant, revenons à la manière de développer notre endurance en tant que guerriers pour Christ. Comme nous l'avons déjà noté, l'auteur de la lettre aux Hébreux établit une comparaison entre l'expérience de ses lecteurs et celle d'autres personnes du passé. Quand il dit : « Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang », il souligne à quel point leur situation est (comparativement) plus facile que celle d'autres personnes, en particulier ceux mentionnés dans le chapitre précédent.

La deuxième comparaison qu'il établit, comme nous l'avons vu, est celle avec l'expérience de Christ lui-même.

Eric : Comme l’a écrit un écrivain chrétien, Yahushua a porté le côté lourd de la croix, laissant le côté léger reposer sur nos épaules.

Jean : C'est une bonne façon de le dire. Nous avons l'habitude de nous concentrer sur les souffrances de Christ à sa mort, mais qu'en est-il de ce qu'il a vécu dans ses interactions quotidiennes pendant son ministère public ? Jean nous dit qu'après avoir nourri les 5 000 personnes, Yahushua a dû rester en Galilée. Il ne pouvait plus se rendre en Judée comme avant, à cause de la jalousie des autorités au pouvoir. Jean dit qu'ils cherchaient à le tuer.

Eh bien, pensez à ce que cela a dû faire à l'esprit de Christ. Il était pleinement humain, tout comme nous. Il venait d’accomplir cet immense miracle, mais au lieu d'avoir l'impact qu'il espérait sur le cœur des dirigeants, ça les a rendu encore plus jaloux.

Eric : Je n'y ai jamais pensé de cette façon, mais tu as raison. On peut dire, en termes modernes, qu’il avait un environnement de travail toxique !

Jean : C'était le cas. Et ça ne venait pas seulement de la part des dirigeants juifs et des foules, mais nous savons aussi que le manque de foi de ses propres disciples a dû le blesser.

Passons à Jean 14. Remarquons que ça se passe à la fin du ministère de Christ, après la sainte cène, alors qu'ils allaient se rendre à Gethsémané. Yahushua dit à ses disciples qu'il doit s’en aller, mais qu'ils ne doivent pas s'inquiéter car il reviendra les chercher. Commençons à lire au verset 4.

Eric : « Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. 5 Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons où tu vas; comment pouvons-nous en savoir le chemin ? 6 Yahushua lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. 7 Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »

Jean : Donc Yahushua, parlant manifestement de manière métaphorique, donne cette belle explication. Et, plutôt que d'exprimer leur foi, quelle a été leur réponse ? Verset 8.

Eric : « Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. »

Jean : Quel coup au cœur ! Yahushua n'avait fait que leur montrer le Père pendant trois ans et demi ! Et ils ne comprenaient toujours pas. On peut ressentir l'incrédulité dans la réponse de Yahushua. Versets 9 à 11. Continuons.

Eric : « Yahushua lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? 10 Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les oeuvres. 11 Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi; croyez du moins à cause de ces oeuvres. »

Jean : On peut imaginer que Christ a dû être tenté de penser que toutes ses années de ministère public avaient été vaines. Il était là, à environ douze heures de sa crucifixion, et ses disciples ne comprenaient toujours pas ! Ça a dû être décourageant pour lui.

Eric : Je n'y avais jamais pensé auparavant. Mais tu as raison. Sa souffrance était plus grande que ce qu'il a enduré à la croix. Il reflétait parfaitement le Père dans ses interactions non seulement avec les incroyants, mais aussi avec les croyants.

Jean : Même avec les membres de sa propre famille ! Quand nous sommes découragés, quand nos relations interpersonnelles avec les membres de notre famille et nos collègues deviennent stressantes, quand nous nous sentons sous-estimés, exploités, méprisés… quelle que soit la cause de nos difficultés, cherchons une expérience correspondante dans la vie de Christ. Je peux vous garantir que vous la trouverez. Et quand vous voyez l'exemple de la persévérance de Yahushua dans toutes les circonstances décourageantes, vous savez que la force qu'il a obtenue du Père est aussi à votre disposition.

Eric : Ça me rappelle un verset d'Ésaïe 53. Donne-moi juste un instant pour le retrouver…

Voilà. C'est une prophétie sur le Messie. Le verset 3 dit : « Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance »

Jean : Quand nous étudions la vie de Christ, quand nous prenons le temps de réfléchir au poids qu’il a supporté, sous les critiques et les reproches constants, les conflits incessants, nous comprenons comme jamais auparavant ce que signifie le fait qu'il a été tenté « en tout point comme nous, mais sans péché ».

Comme nous l'avons déjà dit, quand nous considérons la vie de ceux qui nous ont précédés, quand nous regardons les épreuves qu'ils ont dû traverser et le prix qu'ils ont payé pour leur fidélité, nous voyons nos propres luttes sous un tout nouveau jour.

Quand nous lisons ce qu'ont vécu les martyrs, et même ceux qui n'ont pas perdu la vie, mais dont l'engagement envers la vérité a été sévèrement mis à l'épreuve, nous nous rendons compte que ce que la plupart d'entre nous vivons au quotidien, c'est… simplement la vie ! La vie dans un monde pécheur. Ça ne sera jamais facile. Mais ce n'est pas aussi terrible que ce qu'ont vécu de nombreux croyants dans le passé.

Eric : Oui. Le monde a beaucoup changé depuis que les croyants étaient brûlés sur le bûcher.

Jean : Oui. Et c'est précisément pour cela que nous devons prendre à cœur ce message de la lettre aux Hébreux. Le monde a changé, même s’il y a encore des martyrs. Nous avons besoin du courage et de l'endurance que nous donne la contemplation des expériences de ceux qui nous ont précédés, parce que, d'une certaine manière, les attaques de satan sont plus subtiles qu'auparavant.

Si vous êtes persécuté, par exemple, parce que vous croyez au baptême des adultes, si vous êtes persécuté parce que vous refusez de reconnaître le pape comme chef de l'Église et que vous savez que vous pourriez être tué pour avoir refusé de compromettre vos croyances, c'est assez terrifiant. Mais ce n'est pas parce que ce n'est plus la méthode de guerre de satan que les croyants d'aujourd'hui peuvent relâcher leur engagement envers Christ et la recherche de la vérité. Une guerre spirituelle fait toujours rage et, à bien des égards, elle est plus subtile, et donc plus dangereuse, précisément parce qu'une grande partie du monde s'est christianisée.

Eric : Qu’est-ce que tu veux dire ? Pourquoi ça augmenterait le danger pour les croyants ?

Jean : Tant que les humains auront une nature déchue, il y aura un antagonisme entre ceux qui luttent contre ce que Paul appelle le vieil homme du péché et les non-croyants qui ne mènent pas ce même combat.

Si le christianisme en tant que système de croyances s'est répandu, les vrais croyants, ceux qui sont prêts à s'engager dans ce combat permanent contre leur nature inférieure, luttant pour la dompter, sont encore minoritaires. Il y a une multitude de personnes qui ne sont chrétiennes que de nom. Ça affaiblit le témoignage, et le témoignage des chrétiens dans leur ensemble.

Eric : Peut-on dire que le christianisme moderne s'est assimilé au monde ?

Jean : Absolument. Alors pourquoi le monde persécuterait-il ceux qui lui ressemblent en tout point, sauf dans le nom ? Satan est trop intelligent pour ça. Quand la persécution reprend, les gens se réfugient auprès de Yahuwah. Mais si vous donnez la paix au monde, si vous donnez aux croyants la liberté d'être paresseux, vous obtenez un christianisme qui ressemble beaucoup au monde.

Les croyants d'aujourd'hui, les vrais croyants, ceux qui s'engagent à suivre la vérité où qu'elle les mène, sont appelés à mener une vie de dévotion qui est très impopulaire dans le monde moderne.

Eric : Oh, oui ! Essayez d'honorer Yahuwah en L'adorant sur Son Sabbat originel, calculé selon Son calendrier originel, et vous constatez par vous-même à quel point la vérité est encore impopulaire.

Jean : Eh bien, elle gêne. A chaque fois qu'il y a une vérité qui exige un sacrifice, les chrétiens qui ne veulent pas être gênés vont crier : « Légalisme ! ». Donc, l'antagonisme de la guerre spirituelle existe toujours. Et avouons-le : les conflits constants sont épuisants. C'est stressant.

C'est pourquoi le conseil de la lettre aux Hébreux s'adresse à nous. Regardons les expériences de ceux qui nous ont précédés. Regardons les expériences de Christ lui-même. En le faisant, en voyant les nombreuses façons dont Yahuwah les a préservés, fortifiés et encouragés, notre propre endurance spirituelle est renforcée. Pourquoi ? Parce que nous pouvons savoir que ce qu'Il a fait pour les autres…

Eric : Il le fera aussi pour nous.

Jean : C'est juste.

Eric : À suivre : Elise Blanc pour votre promesse quotidienne.

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Promesse Quotidienne

Vous écoutez [Elise Blanc] pour votre promesse quotidienne de la Parole de Yah.

Les YouTube Shorts sont des vidéos très courtes diffusées sur YouTube. Elles sont présentées comme étant « un moyen pour tout le monde de toucher un nouveau public à l'aide d'un simple smartphone et de l'application YouTube ». Je ne sais pas si elles sont disponibles dans tous les pays, mais elles sont très populaires aux États-Unis. On y trouve de tout, des conseils philosophiques sur la vie aux blagues, et bien plus encore.

Une chaîne diffuse même des appels passés aux services d'urgence. L'un de ceux que j'ai écoutés avait été passé par une femme qui avait été kidnappée par son ex-compagnon. Elle parlait comme si elle s'adressait à sa fille. Au début, on sent que l'opératrice des services d'urgence était un peu perplexe.

Elle a demandé : « Madame, êtes-vous consciente que vous appelez les services d'urgence ? »

« Oui », a-t-elle répondu d'une voix douce et larmoyante. « Maman est là. »

L'opératrice a immédiatement compris ce qui se passait et a demandé : « Êtes-vous en danger ? »

« Oui, ma chérie », a répondu l'appelante.

« Êtes-vous retenue contre votre gré ? »

« Oui, ma chérie. Maman t'aime aussi », a été sa réponse.

Ils ont réussi à localiser l'appel et à retrouver la femme. Des officiers ont été dépêchés sur place et elle a pu retrouver sa fille, en toute sécurité.

Mais tout cet incident m'a fait réfléchir. Quelle situation terrifiante ! Pouvez-vous imaginer être kidnappé par quelqu'un qui souhaite vous faire du mal et avoir encore la présence d'esprit d'appeler pour obtenir de l'aide, sans que votre ravisseur sache qui vous avez appelé ?

Dans la vie, nous pouvons parfois nous retrouver dans des situations pour lesquelles nous ne sommes tout simplement pas équipés. Il se peut que nous nous retrouvions en danger et ne sachions pas quoi faire, ni comment réagir. Mais Yahuwah est toujours aux commandes. 2 Thessaloniciens 3, verset 3 nous dit : « Yahuwah est fidèle, et il vous fortifiera et vous protégera du malin. »

Nous avons reçu de grandes et précieuses promesses. Réclamez-les dès maintenant !

* * *

Partie 4

Jean : Ma femme a une amie, qui est très sincère, très dévouée, et qui croit très sincèrement que Yahushua va revenir dans les 18 prochains mois.

Eric : Oui, tu m'en as déjà parlé. Et elle repousse cette période d’un an et demi à plus tard, à chaque mois qui passe ?

Jean : Oui. Depuis sept ans que nous la connaissons, elle est constamment convaincue qu'il reviendra dans l’année et demi qui vient.

Eric : Et tu lui as fait part des preuves bibliques selon lesquelles le retour de Christ surprendra même les croyants ?

Jean : Ma femme l'a fait.

Eric : Et alors ?

Jean : Disons simplement qu’elles ne se sont pas mises d’accord à ce sujet. Mais si j'évoque cela, c'est pour partager une phrase qu'elle nous répète souvent. Elle se concentre sur tout le mal qu’on peut voir dans le monde, le nombre d'enfants qui meurent de faim chaque minute, les conditions climatiques qui s’empirent, toutes les statistiques négatives, quelles qu'elles soient. Elle parle de tout cela, puis elle dit : « Ça ne peut pas être pire. Jésus doit venir et mettre un terme à tout cela. »

Le problème, c'est que la vie sur la terre peut empirer ! Elle a déjà été pire, et de beaucoup, pour des multitudes de personnes à travers l'histoire. Ce que nous devons voir, considérer, contempler, c'est l'expérience de ceux qui nous ont précédés. Ceux qui sont restés fidèles jusqu'à la mort. Quand nous voyons le courage qui leur a été donné, la force qui leur a été donnée et qui leur a permis de rester fermes et de vaincre, notre propre foi est renforcée et notre endurance augmente.

Eric : J'aime la façon dont tu dis que le courage leur a été « donné ». Nous avons l’habitude de penser que le courage est quelque chose qu'on a ou qu'on n'a pas. Mais même le courage est un don.

Jean : Jacques 1:17 : « toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation. »

Eric : Et cela inclut le courage. La force morale. L'endurance. La foi. Et quand nous voyons comment d'autres ont surmonté les épreuves par ces dons divins, nous pouvons être encouragés par le fait que nous pouvons faire de même, nous aussi.

Eh bien, notre temps est écoulé pour aujourd’hui, amis auditeurs. Je tiens à vous remercier de nous avoir écoutés. Si vous souhaitez partager l'émission d'aujourd'hui, c’est l'émission n° 256 intitulée « Renforcer votre endurance spirituelle ». Encore une fois, c’est l'émission n° 256 : « Renforcer votre endurance spirituelle ».

Nous espérons que vous pourrez vous joindre à nous à nouveau demain, et d'ici là, rappelez-vous : Yahuwah vous aime… et vous pouvez compter sur Lui, Lui faire confiance en toute sécurité, car Il en est digne !

* * *

Fin

Vous étiez à l’écoute de Radio WLC.

Cette émission, ainsi que les épisodes précédents de Radio WLC peuvent être téléchargées sur notre site web. Elles sont parfaitement appropriées pour être partagées avec des amis et pour des études bibliques ! Elles sont également une excellente ressource pour ceux qui adorent Yahuwah seuls à la maison. Pour écouter les émissions déjà diffusés, visitez notre site Web : WorldsLastChance.com. Cliquez sur l'icône Radio WLC affiché sur notre page d'accueil.

Dans ses enseignements et ses paraboles, le Sauveur n'a pas donné de "signes des temps" à surveiller. Au lieu de cela, l'idée maîtresse de son message était : une vigilance constante. Rejoignez-nous demain pour un autre message rempli de vérité, alors que nous explorons divers sujets centrés sur le retour du Sauveur et comment vivre en étant constamment prêt à l'accueillir chaleureusement quand il viendra.

Radio WLC : Enseigne les esprits et prépare les cœurs au retour soudain de Christ.

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