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Qui était Christ ?
Programme 287
Qui était Christ ?
La vision que les Juifs avaient de Christ différait de celle que Pierre avait de lui.
Partie 1
Eric Thomas : Avez-vous déjà été absolument, positivement convaincu de quelque chose… pour finalement découvrir que vous aviez tort ?
Moi oui. J'étais jeune, très jeune. Peut-être… cinq ? O six ans ? J'étais convaincu que mes parents étaient de la même famille ! Hé, ça me semblait logique. J'étais de leur famille ; nous étions tous la même famille. Donc, évidemment, ma mère et mon père étaient aussi de la même famille !
Un jour, à l'école, mes amis et moi discutions et j'ai déclaré que mes parents étaient de la même famille. L’enseignante m'a entendu et a essayé de me corriger, mais j'étais tellement convaincu que maman et papa étaient de la même famille qu'elle a fini par appeler ma mère pour lui en parler. Ce soir-là, ma mère m'a expliqué qu'elle et papa n'étaient en fait pas de la même famille, ils n’étaient pas apparentés, ils n’étaient pas du même sang. Oui, nous formions ensemble une même famille, mais c'était différent.
Ça a été en fait une révélation assez choquante pour mon jeune esprit, mais cela m'a donné une expérience de vie, et la leçon que j'en ai tirée est qu'il faut s'assurer de savoir de quoi on parle avant d'insister sur le fait qu'on a raison et que quelqu'un d'autre a tort !
Bonjour, je suis Eric Thomas et vous écoutez Radio World's Last Chance, où nous abordons divers sujets liés aux Écritures, aux prophéties, à la piété pratique, aux croyances bibliques et à la vie dans une préparation constante au retour inattendu du Sauveur.
Aujourd'hui, nous allons parler de la façon dont les Juifs voyaient Christ et la comparer à la façon dont l'apôtre Pierre voyait Christ. Tout comme Paul était l'apôtre des non-juifs, le ministère de Pierre était, d'une manière particulière, dédié aux Juifs, de sorte que ses sermons s'adressaient à des personnes qui connaissaient les Écritures de l'Ancien Testament.
Plus tard, dans notre Courrier des auditeurs, avec Jean Olivier, nous allons parler de la prière : pourquoi avons-nous besoin de prier si Yahuwah sait déjà ce dont nous avons besoin ? Comment s'assurer de ne pas demander la mauvaise chose ? Et que faire lorsqu'on veut prier mais qu'on ne sait pas quoi dire ? Ensuite, Elise Blanc a une promesse très précieuse pour tous ceux qui se sont déjà sentis complètement seuls et abandonnés.
Mais, maintenant : être convaincu de quelque chose tout en ayant tort. Jean ? Dis-moi que je ne suis pas seul. As-tu déjà été complètement convaincu de quelque chose pour découvrir plus tard que tu avais tort ?
Jean Olivier : Eh bien, je pense que nous avons tous déjà vécu cela et, comme tu l'as dit, c'est un excellent moyen d'apprendre une leçon de vie. Je me souviens, étant petit que je voulais me sentir comme un grand, alors j'ai demandé à mon grand-père si je pouvais boire un peu de son café. Il m'a répondu que c'était réservé aux adultes et que, comme j'étais encore en pleine croissance, cela pourrait nuire à mon développement.
Eric : Je me souviens que ma mère m'avait dit quelque chose de similaire !
Jean : Je ne pense pas qu'ils mentaient nécessairement ; je pense que certains y croient vraiment. Mais ce n'est pas vrai. Il n'y a aucun lien scientifique entre la consommation de caféine et le retard de croissance chez les enfants. En fait, j’ai lu que dans certains cas, c’est à vérifier bien sûr, cela pourrait même aider certains enfants atteints de TDAH, mais ça ne devrait être fait que sous la surveillance d'un professionnel, parce qu’il peut y avoir des effets secondaires. Donc, prudence.
Eric : Qu’en est-il de faire craquer ses doigts ? Ta mère t'a déjà surpris en train de le faire et t'a dit d'arrêter sinon tu aurais de l'arthrite ?
Jean : Oh, oui, plus d’une fois ! Mais, encore une fois, ce n'est pas le cas. Le bruit provient simplement de bulles d'azote qui éclatent dans le liquide synovial. Ça ne provoque pas d'arthrite. Si ça provoque des douleurs articulaires, il y a probablement une autre affection préexistante comme la goutte, ou une arthrite déjà présente, voir un syndrome comme le syndrome d'Ehlers-Danlos.
Ce que je veux dire, c'est que même si nous croyons sincèrement en quelque chose, même si nous sommes convaincus de connaître la vérité, nous pouvons quand même nous tromper. Le simple fait d'être sincère ne prouve pas que vous avez raison. Vous pouvez être sincère et avoir sincèrement tort.
Allons dans Jean chapitre 7, où nous trouvons deux groupes de personnes qui étaient convaincues de leurs convictions personnelles quant à l'identité de Yahushua. Mais malgré leur confiance, elles avaient tort.
J’aimerais que nous analysions ce passage pour que nous puissions tirer les leçons de leur erreur. Yahushua était dans le parvis du temple et venait de dire : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive ». Le verset 38 dit : « Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Ecriture. »
Christ, bien sûr, parlait de manière métaphorique et les Juifs le comprenaient. Lisons donc leur réponse. Versets 40 à 43.
Eric : « Des gens de la foule, ayant entendu ces paroles, disaient : Celui-ci est vraiment le prophète. 41 D'autres disaient : C'est le Christ. Et d'autres disaient : Est-ce bien de la Galilée que doit venir le Christ ? 42 L'Ecriture ne dit-elle pas que c'est de la postérité de David, et du village de Bethléhem, où était David, que le Christ doit venir ? 43 Il y eut donc, à cause de lui, division parmi la foule. 44 Quelques-uns d'entre eux voulaient le saisir, mais personne ne mit la main sur lui. »
Jean : Ils faisaient référence à une prophétie dans Michée 5, verset 2, qui dit :
« Et toi, Bethléhem Ephrata, Petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, Et dont l'origine remonte aux temps anciens, Aux jours de l'éternité. »
C'était une prophétie sur le Messie. Yahushua était connu pour être originaire de Nazareth. Ils ne savaient pas qu'il était en fait né à Bethléem.
Eric : Eh bien, oui. Ce n'est pas quelque chose dont on parle généralement. Je ne sais pas où tu es né, tu ne sais pas où je suis né.
Jean : Et, ne sachant pas cela, ils l'ont rejeté en tant que Messie parce qu'ils étaient convaincus que Yahushua ne répondait pas aux critères pour être le Messie. Et voici la première leçon à tirer de ce passage : il leur suffisait de demander ! Il leur aurait suffi d'un instant pour demander à Christ ou même à l'un des disciples : « Où es-tu né ? » Mais rien n'indique que quelqu'un dans cette foule ait pris la peine de poser la question. Et c'est une leçon pour nous. Quand nous sommes confrontés à une nouvelle idée, il est si facile et rapide de la rejeter simplement parce qu'elle « semble » fausse ou « semble » incorrecte.
Bien sûr ! Tout ce qui contredit nos convictions actuelles va nous « sembler » faux. Ça ne signifie pas pour autant que ce soit le cas. Si nous voulons vraiment connaître la vérité, nous devons être prêts à vivre un temps avec ce malaise et à enquêter. De manière approfondie. Pas seulement en jetant un coup d'œil superficiel pour prouver que nos propres croyances sont justes.
Eric : Non. Il faut être prêt à mettre de côté ses idées préconçues si on veut vraiment découvrir la vérité.
L'ignorance des faits ne change pas la réalité de ce que sont les faits.
Jean : Non. Leur ignorance les a simplement convaincus que Yahushua n'était pas le Messie.
Ça, c'était une partie de la foule. D'autres dans la foule l'ont rejeté par ignorance de ce que les Écritures disaient au sujet du Messie. Continuons à lire : versets 44 à 52.
Eric : « Quelques-uns d'entre eux voulaient le saisir, mais personne ne mit la main sur lui.
45 Ainsi les huissiers retournèrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Et ceux-ci leur dirent : Pourquoi ne l'avez-vous pas amené ? 46 Les huissiers répondirent : Jamais homme n'a parlé comme cet homme. 47 Les pharisiens leur répliquèrent : Est-ce que vous aussi, vous avez été séduits ? 48 Y a-t-il quelqu'un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui ? 49 Mais cette foule qui ne connaît pas la loi, ce sont des maudits ! 50 Nicodème, qui était venu de nuit vers Yahushua, et qui était l'un d'entre eux, leur dit : 51 Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il a fait ? 52 Ils lui répondirent : Es-tu aussi Galiléen ? Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort point de prophète. »
Jean : On peut entendre la colère bouillonner dans les voix des principaux sacrificateurs et des pharisiens.
Maintenant, une partie de leur incrédulité était simplement due à des préjugés. Même le disciple de Christ, Nathanaël, quand Philippe l'a appelé et lui a dit qu'ils avaient trouvé le Messie, quelle a été la réponse de Nathanaël ?
Eric : Il s'est exclamé : « Nazareth ! Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? »
Jean : Et cet homme là est rapidement devenu l'un des disciples de Christ, un disciple fidèle. Donc, les préjugés cognitifs ont certainement joué un rôle dans le rejet, par les prêtres et les pharisiens, de Yahushua en tant que Messie. L'orgueil aussi. Mais plus que cela, ils ignoraient certaines choses enseignées dans les Écritures.
Oh, bien sûr ! Ils avaient la réputation d'être des experts en ce qui concerne la loi. Ils méprisaient ceux qui n'avaient pas autant de connaissance qu'eux.
Eric : Donc… de l'orgueil spirituel.
Jean : Absolument. Ils étaient très fiers de ce qu'ils pensaient savoir.
Eric : J'ai remarqué qu'ils ont même mis Nicodème, qui était lui-même un expert de la loi, au défi d'aller étudier et de voir si un prophète était jamais sorti de Galilée, Nazareth se trouvant dans la région de la Galilée.
Jean : Mais ces experts de la loi se trompaient sur deux points :
Premièrement, 2 Rois 14:25 révèle que le prophète Jonas – ce Jonas qui a passé trois jours et trois nuits dans le ventre d'un poisson – était originaire de Gath-Hépher.
Et Gath-Hépher se trouvait en… ?
Eric : En Galilée.
Jean : En Galilée. C'est exact.
La deuxième erreur de ces prêtres et pharisiens était, bien sûr, qu'ils étaient convaincus que Yahushua n'était pas le Messie. Ils avaient donc tort sur les deux points. Ils étaient convaincus d'avoir raison, mais ils avaient tort, tout comme les foules qui rejetaient Yahushua parce qu'elles pensaient qu'il était né à Nazareth.
Alors, que pouvons-nous apprendre de leurs erreurs ? Eh bien, d'une part, ni la confiance ni la sincérité ne sont la preuve que l'on a raison.
Eric : On peut être sincère et pourtant sincèrement dans l'erreur.
Jean : Paul le comprenait. Quelle observation fait-il dans 1 Timothée 1:6-7 ?
Eric : « Quelques-uns, s'étant détournés de ces choses, se sont égarés dans de vains discours; 7 ils veulent être docteurs de la loi, et ils ne comprennent ni ce qu'ils disent, ni ce qu'ils affirment. »
Jean : Ce que nous avons constaté ces dernières années, c'est que, même si les chrétiens ont tendance à être très sûrs d'avoir toutes les réponses dans les Écritures, qu'ils savent précisément ce que dit la Bible au sujet de Yahushua, trop souvent, ce qu'ils savent a en fait été influencé par des traditions apparues des centaines d'années plus tard ! Ce n'est pas ce qu'enseignent réellement les Écritures.
Eric : C'est vrai. Si vous lisez les Écritures à travers un prisme trinitaire, vous serez convaincu qu'elles enseignent une divinité trinitaire, même si ce n'est pas le cas.
Jean : Et beaucoup d'autres erreurs sont apparues plus tard.
Le fait est que les « traditions de l'Église » sont plus souvent fausses que vraies. De plus, même les érudits bibliques très instruits, les ministres et les spécialistes que nous respectons, peuvent se tromper.
Eric : Eh bien, regardez Paul ! Avant sa conversion, il a été responsable de la mort des premiers croyants.
Jean : Exactement. Donc, une éducation formelle, un doctorat en théologie, ne vous dispense pas de vous tromper.
Eric : Je pense qu'en fait, plus on en sait, plus on risque de tomber dans l'orgueil spirituel. Les principaux sacrificateurs et les pharisiens méprisaient tous ceux qui n'avaient pas leur niveau d'éducation. Et j'ai vu cela chez des personnes qui ont fréquenté les séminaires et autre écoles bibliques aujourd'hui, même chez des spécialistes et chercheurs de la Bible. Ils ne sont pas tous d’humbles disciples aux pieds de Christ.
Jean : Non, ils ne le sont pas tous. Et c'est sérieux, parce que le Père recherche un certain type d'adorateurs. Et si vous êtes trop imbu de vous-même, si vous êtes si arrogant que vous ne pouvez pas admettre que vous pourriez vous tromper, vous ne serez pas ce type d'adorateur.
Lisons Jean 4, versets 23 à 26. C’est lors de la conversation de Yahushua avec la femme au puits.
Eric : « Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. 24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité. 25 La femme lui dit : Je sais que le Messie doit venir celui qu'on appelle Christ; quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. 26 Yahushua lui dit : Je le suis, moi qui te parle. »
Jean : Les principaux sacrificateurs et les pharisiens connaissaient bien les Écritures. Mais les Écritures qu'ils connaissaient avaient été apprises à travers le filtre corrompu de la tradition rabbinique. Ce n'est pas différent de ce que font les croyants aujourd'hui, qui filtrent les Écritures à travers la tradition de l'Église.
Mais si nous voulons vraiment la vérité, nous devons être prêts à mettre de côté ce que nous pensons savoir. Il est évident que toute personne sincère mettra de côté l'erreur. Mais combien de croyants sont prêts à mettre en suspens même les vérités qu'ils pensent connaître pour examiner avec honnêteté et ouverture d'esprit une nouvelle idée ?
Eric : C'est une bonne question. Depuis que j'ai commencé à réfléchir et à étudier par moi-même, j'ai été honnêtement choqué de constater à quel point ce que je pensais être la vérité n'était en fait rien d'autre que la tradition de l'Église.
Jean : Moi aussi. Je n'avais aucune idée que tant de choses qu'on m'avait enseignées comme étant des vérités bibliques n'étaient en réalité que les réflexions des premiers Pères de l'Église, qui avaient été fortement influencés par la philosophie païenne.
Et cela montre que même les savants, même ceux qu’on appelle les érudits peuvent se tromper.
Eric : C'est vrai. Je me souviens avoir essayé, par le passé, de partager de nouvelles vérités avec des amis ou des membres de ma famille. La première chose que beaucoup d'entre eux faisaient était de se précipiter chez leur prêtre ou leur pasteur pour lui demander son avis. Bien sûr, si ça contredisait le credo de cette confession particulière, il allait dire que c'est faux ! Il ont tout intérêt à maintenir le statu quo de l'organisation qui leur verse leur salaire ! Il est rare qu'un prêtre ou un pasteur admette que sa confession a tort, même si c'est le cas.
Jean : C'est triste, mais vrai. Nous ne pouvons pas nous permettre de répéter les erreurs des Juifs de l'époque de Christ. Nous ne pouvons pas laisser notre assurance d'avoir raison nous empêcher de parler à ceux que nous pensons avoir tort avec un esprit humble et ouvert. Peut-être ont-ils tort ! Mais si c'est le cas, nous ne toucherons jamais leur cœur en rejetant avec arrogance leurs arguments sans prendre le temps de les étudier. Nous ne pouvons pas non plus laisser l'ignorance être une excuse. En tant que disciples de Christ, nous devons être humbles et disposés à apprendre. Alors, comme cela est promis, l’Esprit Saint pourra nous conduire dans toute la vérité.
* * *
Partie 2
Eric : Ok. Nous avons vu comment les Juifs percevaient Christ. Par ignorance, par présomption ou par arrogance, ils l'ont rejeté parce qu'il ne correspondait pas à leur vision du Messie.
Comment les premiers croyants le percevaient-ils ?
Jean : C'est une bonne question, qui reste toutefois un peu trop large pour notre discussion d'aujourd'hui, alors je vais la préciser.
Nous savons comment Paul percevait Yahushua. Il l'acceptait comme le fils unique de Yah, entièrement humain nous le croyons, élevé pour siéger à la droite de Yahuwah. Mais Paul était l'apôtre des non-juifs. Il a structuré sa prédication de manière à ce qu'elle corresponde à la compréhension des non-juifs.
Pour répondre à ta question, j'aimerais examiner comment Pierre, l'apôtre des croyants juifs, voyait Christ.
Eric : Très bien. Nous ne nous concentrons pas souvent sur les enseignements de Pierre.
Jean : Non. Nous sommes des non-juifs. Nos ancêtres étaient des non-juifs, nous le croyons. Notre héritage spirituel vient donc davantage de Paul que de Pierre. Mais le ministère de Pierre offre une perspective vraiment unique. N'oublions pas que Pierre était l'un des trois disciples les plus proches de Christ. Il avait une perspicacité très vive et il a été baptisé du Saint-Esprit à la Pentecôte. Avant la conversion de Paul, Pierre a pris la tête de la diffusion de l'Évangile, et l'Évangile qu'il a diffusé était conforme à ce qu'il avait appris de Yahushua et à ce que Paul allait apprendre plus tard de Yahuwah.
Je voudrais que voyons quelques-uns des sermons de Pierre conservés dans les Écritures. Ils en disent long sur la façon dont il considérait Yahushua et, nous pouvons le dire par extrapolation, sur la façon dont les autres disciples le considéraient également.
Commençons par le sermon de Pierre à la Pentecôte. Lisons Actes 2, versets 22 à 24.
Eric : « Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Yahushua de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes; 23 cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies. 24 Dieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu'il n'était pas possible qu'il fût retenu par elle. »
Jean : Et les versets 32 et 33 ?
Eric : « C'est ce Yahushua que Dieu a ressuscité; nous en sommes tous témoins. 33 Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l'a répandu, comme vous le voyez et l'entendez. »
Jean : Remarquons ici l'utilisation que fait Pierre des titres. C'est important, car il établit un contraste entre Yahuwah, qu'il désigne par le titre « Dieu », et Yahushua, que Pierre qualifie explicitement et à plusieurs reprises d'« homme ».
Donc la croyance de Pierre, Yahushua était le Messie pleinement humain qui, après avoir mené une vie parfaite, est ressuscité et a été élevé pour siéger à la droite de Yahuwah. Voilà la christologie de Pierre en quelques mots.
Passons maintenant à Actes, chapitre 3. Voyons ce que ce passage révèle sur la façon dont Pierre – et par extension, Jean – voyait Yahushua. Lisons les dix premiers versets.
Eric : « Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l'heure de la prière : c'était la neuvième heure. 2 Il y avait un homme boiteux de naissance, qu'on portait et qu'on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu'il demandât l'aumône à ceux qui entraient dans le temple. 3 Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l'aumône. 4 Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. 5 Et il les regardait attentivement, s'attendant à recevoir d'eux quelque chose. 6 Alors Pierre lui dit : Je n'ai ni argent, ni or; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Yahushua-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. 7 Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes; 8 d'un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. 9 Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. 10 Ils reconnaissaient que c'était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l'aumône, et ils furent remplis d'étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. »
Jean : Maintenant, si Yahushua est « Dieu » tout comme Yahuwah, on s'attendrait à ce que Pierre l'exprime à l'homme boiteux, n'est-ce pas ?
Une leçon répétée à maintes reprises dans les Évangiles est l'importance de la foi. Alors, pourquoi Pierre n'encouragerait-il pas la foi de cet homme en lui parlant de Dieu incarné dans la chair humaine ? Cela inspirerait vraiment sa foi ! Que Dieu soit venu dans la chair humaine. C'est quelque chose qu'on pourrait raisonnablement s'attendre à ce qu'il dise, n'est-ce pas ?
Eric : On pourrait le penser ! La raison pour laquelle ce miracle a été accompli était d'attirer l'attention sur le Messie, sur le fait qu'il était déjà venu et que Yahushua était le Messie. Mais au lieu de l'accomplir au nom de « Dieu le Fils », ou même de Yahuwah, il l'a accompli au nom de Yahushua, le Messie de Nazareth.
Mais… ok. J’ai une question. Quand la foule l'a vu guéri, elle a loué… « Dieu ». Pourrait-on affirmer qu'elle louait Yahushua plutôt que Yahuwah ? Un trinitaire dirait que puisque Yahushua est la deuxième personne de la divinité, la foule louait les trois lorsqu'elle louait « Dieu ». Que répondre à cela ?
Jean : C'est une bonne question. Continuons à lire, car Pierre fournit en fait une explication. Lisons les versets 9 à 13.
Eric : « Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. 10 Ils reconnaissaient que c'était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l'aumône, et ils furent remplis d'étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. 11 Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. 12 Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c'était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? 13 Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Yahushua, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d'avis qu'on le relâchât. »
Jean : Par le passé, nous avons en quelque sorte survolé ce passage, nous concentrant davantage sur l'acte de guérison lui-même, qui est extraordinaire. Mais nous devons prêter attention à ce que Pierre dit ici. Il partage une vérité théologique profonde.
On nous dit que la foule a loué « Dieu ». Quel Dieu ? Moloch ? Zeus ?
Eric : Yahuwah.
Jean : Et nous le savons grâce à ce que Pierre dit ensuite. Il fait référence au « Dieu de nos pères », le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. C'est Yahuwah. Nous le savons grâce aux Écritures.
Maintenant, un « Dieu » trinitaire inclut Yahushua, n'est-ce pas ? Si « Dieu » est en fait une divinité trine, on ne peut exclure Yahushua de la divinité.
Eric : Bien sûr que non.
Jean : Mais c'est exactement ce que fait Pierre. Comment fait-il référence à Yahushua ici ? Il vient de parler du « Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères ». Et il dit que ce Dieu a glorifié Christ. Mais il ne l'appelle pas Christ. Comment fait-il référence à Yahushua ici ?
Eric : « Son serviteur Yahushua ».
Jean : Maintenant, pourquoi Pierre ferait-il cela ? Appeler Dieu « serviteur de Dieu » semblerait malhonnête si le soi-disant « serviteur » est en réalité un tiers de la divinité qui compose « Dieu ».
Et vous ne pouvez pas prétendre qu'« il a mis de côté sa divinité », car lorsque vous utilisez le titre générique de « Dieu », vous devez savoir comment ce terme est défini. Il y a des passages dans les Écritures qui font référence à Yahuwah par son nom, et d'autres qui utilisent le titre générique. Ce passage utilise le titre générique. Alors pourquoi Pierre serait-il malhonnête et induirait-il les Juifs en erreur ?
Eric : Il ne l'a pas fait. La seule façon dont il pouvait honnêtement dire cela était s'il ne croyait pas que Yahushua était « Dieu ». Pierre croyait sincèrement que Yahushua n'était qu'un humain et le « serviteur » de Yah, comme il l'a dit.
Jean : C’est ça. Maintenant, s'il y a eu un moment propice pour enseigner aux Juifs monothéistes que le Dieu d'Abraham était en réalité un être trinitaire, c'était bien celui-là ! Et pourquoi Pierre n'aurait-il pas profité de cette occasion pour enseigner cette vérité, si c'était bien la vérité ? Aujourd'hui, les trinitaires affirment que vous devez croire en la trinité pour être sauvé.
Alors… quoi ? Pierre a-t-il refusé le salut à ces gens en ne leur enseignant pas une vérité salvatrice alors qu'il avait l'occasion parfaite de le faire ?
Eric : Bien sûr que non. Il ne l'a pas dit parce qu'il n'y croyait pas.
Jean : Exact ! Continuons. Lisons les versets 14 à 16.
Eric : « Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu'on vous accordât la grâce d'un meurtrier. 15 Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts; nous en sommes témoins. 16 C'est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez; c'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. »
Jean : Pierre continue d'identifier « Dieu » comme étant séparé, différent, distinct de Yahushua. Dans l'esprit de Pierre, ils ne formaient pas une divinité unifiée, et ce n’est pas qu’il enseignait.
Eric : Ok, mais pourrait-on soutenir que le fait de désigner le Christ comme le « Prince de la vie » ou « l'Auteur de la vie » dans une autre version, fait référence à un Christ trinitaire et préexistant qui a créé le monde ? Certaines traductions traduisent par « auteur de la vie », d’autres par « Prince de la vie ». Pourrait-il s'agir d'une référence au Dieu le Fils trinitaire ?
Jean : Non, nous ne croyons pas cela à WLC. Et je vais vous dire pourquoi. Le mot traduit ici par « auteur » ou « prince » vient du mot grec archêgos. Il apparaît quatre fois dans le Nouveau Testament et fait chaque fois référence à Yahushua. Il peut également signifier « chef » ou « fondateur ». Il ne signifie jamais « Créateur », à ce que je sache.
Christ est l'auteur ou le prince de la vie parce que c'est son sacrifice qui apporte la vie aux pécheurs. C'est tout ce que cela signifie. C'est par Christ que nous recevons la vie. Et la vie que nous recevons de Yahushua provient de Yahuwah. Christ lui-même l'a dit.
Lisons Jean 5, les versets 25 et 26.
Eric : « En vérité, en vérité, je vous le dis, l'heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu; et ceux qui l'auront entendue vivront. 26 Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même. »
Jean : « Dieu » — Yahuwah — a accordé, Il a donné au Fils, d'avoir la vie que le Fils peut ensuite donner à tous ceux qui croient en lui. La vie éternelle est un don !
Eric : Hm. Yahushua n’aurait pas pu dire cela s'il était lui aussi un membre coéternel et auto-existant de la divinité, n'est-ce pas ?
Jean : Non.
Continuons dans Actes 3, les versets 17 et 18.
Eric : « Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. 18 Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu'il avait annoncé d'avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. »
Jean : Pierre explique que Yahushua accomplit les prophéties de l'Ancien Testament concernant le Messie. Et pourtant, une fois de plus, il sépare le Messie de « Dieu ». Le Messie n'est pas Dieu incarné dans la chair humaine. Il est simplement le serviteur de Dieu.
Cela correspond à la manière dont le Messie est présenté dans les prophéties. Passons à Ésaïe 53. Tout ce chapitre est une prophétie du Messie. Voyons comment il est décrit au verset 11.
Eric : « A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes, Et il se chargera de leurs iniquités. » ou dans un autre version : Il verra le fruit de l'épreuve de son âme et sera satisfait. Par sa connaissance, mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes, car il portera leurs iniquités. »
Jean : Si le mystère du salut était que Dieu s'incarne dans la chair humaine pour sauver les pécheurs, ce texte aurait dû dire : « Je verrai le fruit de l’épreuve de mon âme et je serai satisfait. Par ma connaissance, je justifierai beaucoup d'hommes, car je porterai leurs iniquités. » Mais ce n'est pas ce qu'il dit. Au lieu de cela, le Messie est appelé le « serviteur juste » de Yahuwah. C'est de là que Pierre tire ce concept.
Continuons. Actes 3, versets 19 à 22.
Eric : « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, 20 et qu'il envoie celui qui vous a été destiné, Yahushua-Christ, 21 que le ciel doit recevoir jusqu'aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. 22 Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi; vous l'écouterez dans tout ce qu'il vous dira »
Jean : Pierre dit que Dieu a suscité Yahushua pour être Son prophète, Son porte-parole. Si Yahushua est « Dieu », il ne peut pas être son propre porte-parole !
Eric : C'est vrai.
Jean : Continuons jusqu’à la fin du discours de Pierre. Versets 23 à 26.
Eric : « et quiconque n'écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. 24 Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. 25 Vous êtes les fils des prophètes et de l'alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. 26 C'est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l'a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités. »
Jean : Dans ce bref discours, nous voyons à nouveau Pierre faire référence à Yahushua comme étant le serviteur de Dieu. Il n'est pas Dieu. Il est le serviteur de Yahuwah.
Le mot « serviteur » est traduit du grec pais. Lisons la définition que donne le dictionnaire Strong.
Eric : C'est le mot n° 3816. Pais. Il désigne « un garçon (souvent battu en toute impunité), ou une fille et un enfant ; plus précisément un esclave ou un serviteur ». Il peut également désigner un ministre auprès d'un roi. Il est traduit par « serviteur » 10 fois et par « enfant » 7 fois.
Jean : Y a-t-il quelque chose dans cette définition qui suggère la divinité ou une position élevée ?
Eric : Non. Car même s'il peut faire référence à un ministre politique, l'accent est mis sur sa position de subordonné. C’est un subordonné au roi.
Jean : Le Christ de Pierre est exalté parce qu'il est le serviteur de Yahuwah, il est honoré et exalté parce qu'il a obéi à Yahuwah en toutes choses. C'est un homme de Nazareth. Ce qu'il n'est jamais, c'est « Dieu » au sens propre du terme. Il est le Messie humain prophétisé, qui est le serviteur de Yahuwah.
Il est grand temps que les chrétiens d'aujourd'hui acceptent Yahushua tel qu'il est présenté dans les Écritures : le serviteur de Dieu, et non Dieu lui-même. Le Messie humain qui a reçu la vie comme un don de Yahuwah, le seul vrai Dieu, et qui à son tour transmet ce don à tous ceux qui croient.
Eric : Amein.
A suivre, votre Courrier des Auditeurs, où nous allons parler, avec Jean, de la prière, de sa nécessité et de la manière de s'assurer que vous ne demandez pas la mauvaise chose. Restez à l'écoute.
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Vous écoutez Radio World's Last Chance.
Radio WLC : Enseigne les esprits et prépare les cœurs au retour soudain de Christ.
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Courrier des Auditeurs
Eric : La question de notre Courrier des Auditeurs nous vient du pays le plus visité au monde. Chaque année, il accueille plus de visiteurs que tout autre pays au monde.
Jean : Euh… L'Italie ? Pour ses pizzas de qualité ? Je peux comprendre que des gens viennent du monde entier pour ça. Ou pour ses spaghettis de haut vol.
Eric : Tu as faim, Jean ? Tu as raté le déjeuner ?
Jean : Non.
Eric : D'accord. D'accord. Non, le pays est tout simplement le nôtre : la France. Je suppose que les touristes du monde entier viennent pour la tour Eiffel. Et le Louvre.
Jean : Non, c'est pour les croissants.
Eric : Ha. Quoi qu'il en soit ! Amélie, de Rennes, nous écrit : « Dans une émission récente, vous avez mentionné à plusieurs reprises que si nous avons besoin de l'aide de Yahuwah, nous devons prier et demander. Comment conciliez-vous cela avec ce que Yahushua a dit dans le sermon sur la montagne, à savoir que le Père fait tomber la pluie sur les justes et les injustes ? J'hésite à demander parce que j'ai peur de demander la mauvaise chose. Aussi, parfois, je ne sais même pas quoi demander. En tant que notre Créateur, Il sait déjà ce dont nous avons besoin. Pourquoi devons-nous demander ? »
Jean : Ce sont de bonnes questions et, pour être honnête, je me suis moi-même posé ces questions dans le passé. Alors, commençons par le passage auquel Amélie fait référence. Le sermon de Christ sur la montagne. On pourrait peut-être le lire. C’est quelque part dans Matthieu 5.
Eric : Ok, donne-moi juste un instant pour le retrouver…
Voilà. Matthieu 5. Les versets 43 à 45. Il est écrit : « Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. 44 Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, 45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. »
Jean : Alors, oui. Notre Créateur fait beaucoup de choses pour tout le monde sans que nous ayons à le Lui demander. Il le fait pour soutenir la vie.
Eric : Il est notre soutien. Donc, s'il fait déjà tout cela, oui ! Pourquoi devons-nous demander ? À quoi ça sert ?
Jean : Il y a plusieurs raisons. L'une d'elles concerne les détails spécifiques. Si vous avez besoin d'une aide spécifique, vous devez demander cette aide spécifique.
Eric : Eh bien, qu'en est-il de la crainte d'Amélie de demander la mauvaise chose ? Je me souviens avoir entendu un prédicateur dire qu'Ézéchias n'aurait jamais dû prier pour que sa vie soit prolongée.
Jean : Sérieux ? Tu peux nous rappeler le contexte ?
Eric : Eh bien, c'était quand Ézéchias est tombé gravement malade.
Laisse-moi retrouver ça rapidement. Euh… Voilà. C'est dans 2 Rois 20:1-6. Il est écrit :
« En ce temps-là, Ezéchias fut malade à la mort. Le prophète Esaïe, fils d'Amots, vint auprès de lui, et lui dit : Ainsi parle Yahuwah : Donne tes ordres à ta maison, car tu vas mourir, et tu ne vivras plus. 2 Ezéchias tourna son visage contre le mur, et fit cette prière à Yahuwah : 3 O Yahuwah ! souviens-toi que j'ai marché devant ta face avec fidélité et intégrité de coeur, et que j'ai fait ce qui est bien à tes yeux ! Et Ezéchias répandit d'abondantes larmes. 4 Esaïe, qui était sorti, n'était pas encore dans la cour du milieu, lorsque la parole de Yahuwah lui fut adressée en ces termes: 5 Retourne, et dis à Ezéchias, chef de mon peuple : Ainsi parle Yahuwah, le Dieu de David, ton père : J'ai entendu ta prière, j'ai vu tes larmes. Voici, je te guérirai; le troisième jour, tu monteras à la maison de Yahuwah. 6 J'ajouterai à tes jours quinze années. Je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d'Assyrie; je protégerai cette ville, à cause de moi, et à cause de David, mon serviteur. »
Jean : D'accord. Ok. Alors, le pasteur a-t-il expliqué pourquoi cette prière n'aurait jamais dû être prononcée ?
Eric : Oui. Il a souligné que c'est pendant ces 15 années supplémentaires que la femme d'Ézéchias a donné naissance à un garçon qui est devenu l'un des pires rois que Juda ait jamais connus. Il s'agit de Manassé, qui a à son tour engendré Amon, un autre roi extrêmement méchant. Son argument était que si Ézéchias était mort quand Ésaïe l'avait averti qu'il allait mourir, il n'aurait jamais engendré Manassé, sauvant ainsi Juda de l'influence de deux des pires rois qu'ils aient jamais connus.
Il a utilisé ce passage comme un exemple du fait de demander la mauvaise chose. Es-tu d'accord avec lui ?
Jean : Pas du tout, et je pense qu'il est extrêmement présomptueux de sa part de critiquer la décision de Yahuwah de répondre à la prière d'Ézéchias et de lui accorder 15 années de vie supplémentaires.
Passons à Matthieu 7. Les versets 7 à 11 parlent de la manière dont nous devons prier et nous enseignent une leçon importante. Lisons-le.
Eric : « Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. 8 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe. »
Jean : Maintenant, dans le texte original grec, il y a une signification supplémentaire qui est en quelque sorte perdue dans les traductions. Dans l'original, il ne dit pas simplement « demandez, cherchez, frappez ». Il transmet l'idée de demander… et de continuer à demander. Cherchez, et continuez à chercher. Frappez, et continuez à frapper.
Eric : Donc, persévérez dans la prière.
Jean : Exactement. Je sais que beaucoup de gens hésitent à le faire. Ils ont tellement peur de demander la mauvaise chose qu'ils font des prières générales, non spécifiques… et se demandent ensuite pourquoi ils n'obtiennent jamais de réponse !
Si vous êtes quelqu'un qui a peur de demander la mauvaise chose, écoutez la suite. Continuons. Lisons les versets 9 à 11.
Eric : « Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain ? 10 Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ?
11 Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. »
Jean : Imaginons que vous teniez votre bébé dans vos bras pendant que vous faites bouillir de l'eau. Votre enfant voit… je ne sais pas. Un élément rougeoyant et incandescent ? De jolies flammes bleues ? Quoi que que soit qu’il trouve joli. Il tend la main pour toucher. Il veut manifestement toucher ces jolies flammes bleues. Est-ce que vous allez le laisser faire ?
Eric : Bien sûr que non !
Jean : Eh bien, pourquoi pas ? C'est clairement ce qu'il demande quand il tend la main vers elles.
Eric : Parce que je vais le protéger de quelque chose qui, dans son ignorance, pourrait lui faire du mal.
Jean : Alors pourquoi notre Père céleste devrait-il être différent ?
Le problème n'est pas que nous puissions prier et demander la mauvaise chose. Le problème, c'est que nous ne prions pas assez. 2 Timothée 1:7 dit que Yahuwah ne nous a pas donné un esprit de crainte, ou de timidité, selon les versions. Alors, qui nous fait peur de demander les choses dont nous avons besoin ?
Eric : Satan.
Jean : Donc, parce que nous avons tellement peur que Yahuwah nous donne un serpent si nous lui demandons un poisson, nous faisons ces prières insipides et vagues. Si vous ne faites que des prières vagues et générales, comment saurez-vous quand vos prières seront exaucées ? Si tout ce que vous dites, c'est « Que ta volonté soit faite dans ma vie », savez-vous à quoi cela ressemble ? Saurez-vous quand cette prière sera exaucée ?
Si vous avez des besoins spécifiques, faites des prières spécifiques. Insistez sur le sang de Christ comme raison pour laquelle votre prière devrait être exaucée ! Luttez avec Yah dans la prière comme l'ont fait Moïse, Jacob et même Christ. Revendiquez une promesse. Soyez précis ! Yahuwah le veut ! C'est alors que vous verrez des réponses à vos prières.
Et si vous avez vraiment peur de demander la mauvaise chose, vous pouvez toujours ajouter, comme l'a fait Yahushua à Gethsémané : « Toutefois, que ta volonté soit faite, et non la mienne. »
Mais ce qu'il faut retenir, c'est simplement ceci : Yahuwah est notre Père. Et, comme tout parent aimant, Il aime nous aider ! Il ne va pas rester les bras croisés à nous regarder lutter. « Oh, ils n'ont pas demandé d'aide, donc Je ne vais pas les aider. » Non. Il fait briller son soleil et tomber sa pluie sur les justes et les méchants.
Mais si nous avons besoin d'aide pour quelque chose de spécifique ? Oui. Nous devons demander, et nous devons demander spécifiquement. Cela renforcera notre foi quand nous commencerons à recevoir des réponses à nos prières. Et c'est pourquoi nous devons demander. C'est pour notre bien, pour que nous puissions gagner en confiance dans Son amour et Ses soins pour nous.
J'aimerais terminer par une citation d'un écrivain du XIXe siècle qui m'a toujours inspiré. Lisons-là.
Eric : «Pour renforcer notre confiance en [Yahuwah], Christ nous enseigne à nous adresser à Lui par un nouveau nom, un nom étroitement lié aux associations les plus chères au cœur humain. Il nous donne le privilège d'appeler le Dieu infini notre Père. Ce nom, prononcé à Son égard et à propos de Lui, est un signe de notre amour et de notre confiance envers Lui, et un gage de Son estime et de Sa relation avec nous. Prononcé lorsque nous Lui demandons Sa faveur ou Sa bénédiction, il est comme une musique à Ses oreilles. Afin que nous ne considérions pas comme présomptueux de l'appeler par ce nom, Il l'a répété à maintes reprises. Il souhaite que nous nous familiarisions avec cette appellation.
[Yahuwah] nous considère comme Ses enfants. Il nous a rachetés d'un monde insouciant et nous a choisis pour devenir membres de la famille royale, fils et filles du Roi céleste. Il nous invite à Lui faire confiance avec une confiance plus profonde et plus forte que celle d'un enfant envers son père terrestre. Les parents aiment leurs enfants, mais l'amour de [Yahuwah] est plus grand, plus large, plus profond que l'amour humain ne peut l'être. Il est incommensurable. Alors, si les parents terrestres savent donner de bonnes choses à leurs enfants, à combien plus forte raison notre Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le Lui demandent ? »
Hm. C'est magnifique. Ok. Amélie avait une dernière question : comment prier de manière spécifique si on ne sait pas pour quoi prier ?
Jean : Il n'y a rien de mal à simplement dire cela au Père. Vous pouvez toujours dire : « Je Te prie, bénis-moi dans le domaine où Tu sais que j'en ai le plus besoin. » Si vous n'avez pas fait de prière spécifique, vous ne verrez peut-être pas de réponse spécifique, mais vous pouvez savoir que le Père vous bénit toujours de la manière dont Il sait que vous en avez le plus besoin.
Allons dans Romains 8. Il y a ici une promesse très spéciale pour tous ceux qui aspirent à la bénédiction de Yahuwah, mais ne savent pas comment l'exprimer avec des mots. Lisons Romains 8, versets 26 à 28. Vous reconnaîtrez le verset 28, mais je voudrais voir ce qui précède. C'est une promesse inhabituelle, mais très puissante.
Allons-y.
Eric : « De même aussi l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; 27 et celui qui sonde les coeurs connaît quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Yahuwah qu'il intercède en faveur des saints. 28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Yah, de ceux qui sont appelés selon son dessein. »
Jean : Yahuwah vous aime tellement, Il veut tellement vous aider, que Son propre Esprit intercède pour vous. Si vous aspirez à la bénédiction de Yahuwah mais que vous ne savez pas quoi demander, si votre douleur mentale ou émotionnelle est trop profonde pour être exprimée par des mots, vous pouvez vous reposer dans l'assurance que l’Esprit même de Yah intercède pour vous « par des soupirs inexprimables » ou avec des « gémissements trop profonds pour être exprimés par des mots », dans une autre version. C'est à ce point que Yahuwah vous aime.
Eric : C'est magnifique.
Si vous avez une question à laquelle vous aimeriez que nous répondions, amis auditeurs, vous pouvez nous envoyer un message. Il suffit d'aller sur WorldsLastChance.com et de cliquer sur « Contactez-nous ». Nous sommes toujours heureux d’avoir de vos nouvelles.
A suivre, Elise Blanc pour votre Promesse Quotidienne.
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Partie 3
Eric : Merci de nous avoir rejoint, amis auditeurs, pour l'émission d'aujourd'hui intitulée « Qui était Christ ? ». Si vous souhaitez partager cette émission avec un ami, vous pouvez la retrouver sur notre site web WorldsLastChance.com. Il vous suffit de cliquer sur l'icône Radio WLC et de faire défiler jusqu'à l'émission n°287 « Qui était Christ ? ».
Nous espérons que vous serez à nouveau des nôtres demain, et d'ici là, n'oubliez pas : Yahuwah vous aime… et vous pouvez compter sur Lui, Lui faire confiance en toute sécurité, car Il en est digne !
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Fin
Vous étiez à l’écoute de Radio WLC.
Cette émission, ainsi que les épisodes précédents de Radio WLC peuvent être téléchargées sur notre site web. Elles sont parfaitement appropriées pour être partagées avec des amis et pour des études bibliques ! Elles sont également une excellente ressource pour ceux qui adorent Yahuwah seuls à la maison. Pour écouter les émissions déjà diffusés, visitez notre site Web : WorldsLastChance.com. Cliquez sur l'icône Radio WLC affiché sur notre page d'accueil.
Dans ses enseignements et ses paraboles, le Sauveur n'a pas donné de "signes des temps" à surveiller. Au lieu de cela, l'idée maîtresse de son message était : une vigilance constante. Rejoignez-nous demain pour un autre message rempli de vérité, alors que nous explorons divers sujets centrés sur le retour du Sauveur et comment vivre en étant constamment prêt à l'accueillir chaleureusement quand il viendra.
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