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La signification des dernières paroles de Christ
Programme 269
La signification des dernières paroles de Christ
Les dernières paroles de Christ ont déclaré que sa mission était accomplie, son œuvre achevée et la dette entièrement payée.
Partie 1
Eric Thomas : À sa mort, les derniers mots de Yahushua ont été : « Tout est accompli ». À quoi faisait-il référence ? Ses mots ont-ils peut-être une signification plus profonde que nous n'avons pas comprise auparavant ?
Bonjour ! Je suis Eric Thomas et vous écoutez Radio World's Last Chance, où nous abordons divers sujets liés aux Écritures, aux prophéties, à la piété pratique, aux croyances bibliques et à la vie dans une préparation constante au retour inattendu du Sauveur. Aujourd'hui, avec Jean Olivier nous allons étudier les dernières heures du Sauveur, ses dernières paroles et leur signification pour les croyants d'aujourd'hui.
Plus tard, dans notre Courrier des Auditeurs, nous verrons les principes qui régissent les finances personnelles. Que dit la Bible, si elle en dit quelque chose, au sujet des questions d'argent, qui pourrait aider les croyants d'aujourd'hui ? Ensuite, Elise Blanc a une promesse pour tous ceux qui ont déjà été en proie à un sentiment de culpabilité ou de condamnation. C'est probablement le cas de chacun d’entre nous, alors vous voudrez rester à l’écoute pour l’entendre.
Jean ?
Jean Olivier : La mort a parfois été qualifiée de « dernière frontière » dans le sens où aucun d'entre nous ne l'a jamais expérimentée personnellement. Je veux dire, pas vraiment. Peut-être que le cœur de quelqu'un a cessé de battre brièvement et que le personnel médical a réussi à le faire repartir, mais personne parmi les vivants aujourd'hui n'est jamais mort pour de bon…
L'écrivain et poète américain du XIXe siècle, Edgar Allan Poe, a mis des mots sur cette étrange fascination que beaucoup ressentent pour la mort. Il a écrit : « Les frontières qui séparent la vie de la mort sont au mieux floues et vagues. Qui peut dire où l'une finit et où l'autre commence ? » fin de citation.
C'est peut-être pour cela que les dernières paroles de ceux qui sont morts exercent une fascination si persistante sur beaucoup de gens. Au moment de leur mort, sont-ils capables de percevoir ce qui va suivre ?
Bien sûr, les croyants ont une assurance que les non-croyants n'ont pas, mais la fascination, une sorte de crainte ou d’appréhension, demeure.
Quand le philosophe français Voltaire était sur son lit de mort, un prêtre avait été appelé pour lui administrer les derniers sacrements. Le prêtre a demandé à Voltaire s'il était prêt à renier satan et toutes ses œuvres. Les derniers mots tristement célèbres de Voltaire ont été : « Ce n'est pas le moment de se faire de nouveaux ennemis. »
Eric : Je pense que les prêtres devraient compiler toutes les différentes « dernières paroles » qu'ils ont entendues. Jean-Philippe Rameau, le célèbre compositeur français du XVIIIe siècle, considéré comme l'un des musiciens les plus influents de son époque, sur son lit de mort, alors que le prêtre chantait… quelque chose. Peut-être un chant religieux ou quelque chose comme ça… Les derniers mots de Rameau ont été : « Que diable me chantez-vous là, Monsieur le curé ! Vous chantez faux ! ».
Jean : J'ai lu une autre histoire sur les dernières paroles d’un général du nom de John Sedgewick. Il était l'un des généraux les plus compétents de l'Union pendant la guerre civile américaine. Apparemment, ses hommes pensaient qu'il s'exposait dangereusement aux tirs ennemis et ont essayé de le convaincre de se déplacer vers un endroit plus sûr. Sedgewick a répondu : « Ils ne pourraient pas toucher un éléphant à cette dist-[ance]… »
Eric : Oh, non ! Il est littéralement mort au milieu de sa phrase ?
Jean : Oui.
Eric : Ça me rappelle les dernières paroles tristement célèbres d’un meurtrier condamné à mort du nom de James Donald French. Alors qu'il était attaché à la chaise électrique, il se serait adressé à un journaliste assistant à son exécution et lui aurait dit : « Que diriez-vous de ce titre pour votre journal ? « French Fries ! ». Ce qui veut dire en anglais « pomme frites », un jeu de mot macabre avec son propre nom.
Jean : C'est horrible. Encore une fois, beaucoup sont fascinés par les dernières paroles des mourants. Mais les dernières paroles les plus importantes jamais prononcées sont celles que Christ a prononcées à la Croix. Voyons-les dans leur contexte et quelle signification elles ont pour les croyants d'aujourd'hui.
Allons d’abord dans Matthieu 27. C'est le récit que Matthieu fait des dernières heures de Yahushua avant sa mort.
La raison pour laquelle j’aimerais voir tout ce passage est que chaque mot prononcé par Christ à la Croix est significatif. Nous nous intéresserons plus particulièrement à ses derniers mots, mais tout ce qu'il a dit à la croix est d’une importance cruciale.
Est-ce que tu as Matthieu, chapitre 27 ? Lisons les versets 33 à 46.
Eric : « Arrivés au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne, 34 ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel; mais, quand il l'eut goûté, il ne voulut pas boire. 35 Après l'avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète : Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré au sort ma tunique. 36 Puis ils s'assirent, et le gardèrent. 37 Pour indiquer le sujet de sa condamnation, on écrivit au-dessus de sa tête : Celui-ci est Yahushua, le roi des Juifs. 38 Avec lui furent crucifiés deux brigands, l'un à sa droite, et l'autre à sa gauche. 39 Les passants l'injuriaient, et secouaient la tête, 40 en disant : Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix ! 41 Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient : 42 Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même ! S'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui. 43 Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime. Car il a dit : Je suis Fils de Dieu. 44 Les brigands, crucifiés avec lui, l'insultaient de la même manière. 45 Depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. 46 Et vers la neuvième heure, Yahushua s'écria d'une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »
Jean : Très bien. Il se passe beaucoup de choses ici. Voyons cela.
A Golgotha, les soldats ont offert à Yahushua du vin mêlé de fiel. Le fiel était une substance amère à base de myrrhe ou d'absinthe, utilisée pour atténuer la douleur.
Eric : Alors pourquoi il l’a refusée ?
Jean : Parce que le fiel aurait engourdi tous ses sens, obscurcissant son esprit, sa pensée. Le destin du monde était en jeu et Yahushua avait besoin, et voulait avoir, l'esprit clair pour affronter cette épreuve. Et nous pouvons voir où il en était dans ses pensées dans ce passage de Matthieu 27.
Eric : Qu’est-ce que tu veux dire ?
Jean : Ce passage est un accomplissement d'une prophétie. Le fait que les paroles de Yahushua citent cette prophétie révèle qu'il renforçait sa propre foi en se concentrant sur le fait que tout ce qui lui arrivait avait été prophétisé.
Si l'humiliation et la douleur qui lui étaient infligées avaient été prophétisées, alors sa foi s’accrochait au fait que son triomphe ultime prophétisé se produirait également.
Eric : Ah ! Je vois. C'est logique.
Jean : Voyons cette prophétie. C'est le Psaume 22. En le lisant, je pense que tu comprendras pourquoi Yahushua méditait sur ce psaume. Il n'en a peut-être cité qu'un verset, mais ce verset révèle ce à quoi sa foi s'accrochait.
Allons-y. Psaume 22.
Eric : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m'as-tu abandonné, Et t'éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes ? 3 Mon Dieu ! je crie le jour, et tu ne réponds pas; La nuit, et je n'ai point de repos. 4 Pourtant tu es le Saint, tu sièges au milieu des louanges d'Israël. 5 En toi se confiaient nos pères; Ils se confiaient, et tu les délivrais. 6 Ils criaient à toi, et ils étaient sauvés; Ils se confiaient en toi, et ils n'étaient point confus. »
Jean : Yahushua est plus que notre substitut. Il est aussi notre exemple. Quand nous sommes en difficulté et que nous nous sentons abattus, Voilà comment nous devons nous aussi renforcer notre foi. Nous devons porter nos regards vers les récits de personnes qui ont fait confiance à Yahuwah et qu'Il a délivrées. Sachant qu'Il ne change jamais, ça nous donne le courage de croire qu'Il nous sauvera aussi.
Eric : « Ce qu'Il a fait pour les autres, Il le fera pour toi aussi. »
Jean : Exactement. Continuons. Verset 6. Nous avons là un aperçu des émotions qui ont déchiré le cœur de Christ.
Eric : « Et moi, je suis un ver et non un homme, L'opprobre des hommes et le méprisé du peuple. 8 Tous ceux qui me voient se moquent de moi, Ils ouvrent la bouche, secouent la tête : 9 Recommande-toi à Yahuwah ! Yahuwah le sauvera, Il le délivrera, puisqu'il l'aime !- »
Jean : C'est exactement la façon dont les principaux sacrificateurs, les scribes et les anciens se sont moqué du Sauveur. Comment Christ a-t-il fortifié sa foi ? À quelles paroles il s'est accroché pour trouver du réconfort ? Verset 9.
Eric : « Oui, tu m'as fait sortir du sein maternel, Tu m'as mis en sûreté sur les mamelles de ma mère; 11 Dès le sein maternel j'ai été sous ta garde, Dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. 12 Ne t'éloigne pas de moi quand la détresse est proche, Quand personne ne vient à mon secours ! »
Jean : Nous pouvons ressentir à quel point Yahushua s’est senti seul. Continuons.
Eric : « De nombreux taureaux sont autour de moi, Des taureaux de Basan m'environnent. 14 Ils ouvrent contre moi leur gueule, Semblables au lion qui déchire et rugit. 15 Je suis comme de l'eau qui s'écoule, Et tous mes os se séparent; Mon coeur est comme de la cire, Il se fond dans mes entrailles. 16 Ma force se dessèche comme l'argile, Et ma langue s'attache à mon palais; Tu me réduis à la poussière de la mort. 17 Car des chiens m'environnent, Une bande de scélérats rôdent autour de moi, Ils ont percé mes mains et mes pieds. 18 Je pourrais compter tous mes os. Eux, ils observent, ils me regardent; 19 Ils se partagent mes vêtements, Ils tirent au sort ma tunique. »
Jean : C’est là une description explicite de ce qui se passe physiquement lors d'une crucifixion. Le fait d'être suspendu par les bras comprime les poumons, c’est pourquoi les condamnés devaient pousser avec leurs pieds contre les clous enfoncés dans leurs chevilles pour pouvoir respirer. Il n'était pas rare qu'un crucifié finisse par succomber à l'épuisement, perde la force de pousser et meure finalement par asphyxie.
Eric : C'est horrible.
Jean : C'était une forme d'exécution vraiment horrible et cruelle.
Continuons. Verset 18.
Eric : « Ils se partagent mes vêtements, Ils tirent au sort ma tunique. 20 Et toi, Yahuwah, ne t'éloigne pas! Toi qui es ma force, viens en hâte à mon secours ! 21 Protège mon âme contre le glaive, Ma vie contre le pouvoir des chiens ! 22 Sauve-moi de la gueule du lion, Délivre-moi des cornes du buffle ! 23 Je publierai ton nom parmi mes frères, Je te célébrerai au milieu de l'assemblée. 24 Vous qui craignez Yahuwah, louez-le! Vous tous, postérité de Jacob, glorifiez-le! Tremblez devant lui, vous tous, postérité d'Israël ! 25 Car il n'a ni mépris ni dédain pour les peines du misérable, Et il ne lui cache point sa face; Mais il l'écoute quand il crie à lui. 26 Tu seras dans la grande assemblée l'objet de mes louanges; J'accomplirai mes voeux en présence de ceux qui te craignent. 27 Les malheureux mangeront et se rassasieront, Ceux qui cherchent Yahuwah le célébreront. Que votre coeur vive à toujours ! »
Jean : Vous voyez, en méditant sur ce psaume, à quelle vitesse les pensées de Yahushua se sont tournées vers la foi en la puissance de Yahuwah et en Ses promesses infaillibles ? Voilà ce qui a donné à Christ la force d'endurer les longues heures sur la Croix tout en portant le poids des péchés du monde.
Une fois fortifié, voyant que les expériences mêmes qu'il vivait, les mots mêmes qui lui étaient lancés comme insultes, littéralement tout ce qui se passait à ce moment-là avait été prophétisé, sa foi a saisi les promesses que Yahuwah ne l'avait pas abandonné, et les pensées de Christ se sont tournées vers l'avenir. Parce que, si vous croyez aux promesses de Yahuwah, peu importe à quel point le présent est sombre, vous savez qu'un avenir glorieux vous attend. Continuons. Verset 27.
Eric : « Toutes les extrémités de la terre penseront à Yahuwah et se tourneront vers lui; Toutes les familles des nations se prosterneront devant ta face. 29 Car à Yahuwah appartient le règne : Il domine sur les nations. 30 Tous les puissants de la terre mangeront et se prosterneront aussi; Devant lui s'inclineront tous ceux qui descendent dans la poussière, Ceux qui ne peuvent conserver leur vie. 31 La postérité le servira; On parlera du Seigneur à la génération future. 32 Quand elle viendra, elle annoncera sa justice, Elle annoncera son oeuvre au peuple nouveau-né. »
Jean : Encore une fois, Yahushua était notre substitut, mais il était aussi notre exemple. Son expérience à la Croix nous montre comment vaincre. Nous devons fixer notre pensée sur les paroles des Écritures. Nous devons nous concentrer sur les nombreuses promesses de Yahuwah. Sachant qu'Il ne change jamais, que Son amour pour nous est aussi fort dans nos pires moments d'épreuve que dans nos jours les plus heureux, nous pouvons rester forts.
Eric : Je trouve intéressant que ce psaume utilise le nom personnel du Père. Nous savons qu'à l'époque de Christ, les pharisiens avaient décidé que le nom personnel de Yahuwah était « trop saint » pour être utilisé, et ils l'avaient donc remplacé par des titres. Mais quand David a écrit ce psaume, environ mille ans auparavant, les Israélites utilisaient le nom divin.
Jean : Je pense que la plupart des passages de l'Écriture qui nous exhortent à « invoquer le nom de Yahuwah » se trouvent dans les Psaumes.
Eric : C'est vrai. Et je trouve ça intéressant parce que, comme tu l'as dit, ce psaume nous donne un aperçu des pensées de Christ quand il était cloué à la Croix. Il savait que le nom divin est, en fait, le verbe être.
Comme nous l'avons vu dans des émissions précédentes, le nom divin est en lui-même une promesse puissante.
Durant la semaine de la Création, Yahuwah a utilisé Son propre nom pour créer le monde par Sa parole :
Que la lumière… SOIT !
Et la lumière fut.
Que la terre sèche… SOIT !
Et la terre sèche fut.
En français, la conjugaison change, mais en hébreu, c'était simplement à chaque fois le même mot : « Hayah ».
Que la lumière SOIT ! HAYAH !
Lumière hayah.
C'est littéralement le verbe « être » qui constitue le nom divin.
Jean : C'est exact. Toutes les formes du verbe être : Je suis, tu es, il est, il était, ils étaient, étant, ayant été, sera… toutes ces variations se trouvent dans le nom de Yahuwah, puisque Son nom même est le verbe être.
Eric : Et quand Son nom est associé à notre besoin… il devient la promesse la plus puissante qui soit. Et Yahushua le savait.
De quoi avait-il besoin quand il était suspendu à la croix ? Il avait besoin de force pour endurer. Il avait également besoin que sa foi soit renforcée. Donc, le fait de méditer sur le nom divin lui a apporté cela : d’être fortifié. D’être encouragé. D’être plein d'espoir pour l'avenir.
Jean : Amein. Et c’est là une leçon puissante pour nous. Voilà comment nous pouvons, nous aussi, être fortifiés et vaincre, quoi que nous rencontrions dans la vie.
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Annonce
Quand les pharisiens ont voulu dénoncer le Sauveur auprès du peuple, ils ont pensé pouvoir le piéger en lui demandant s'il était, selon la loi, permis ou non de payer des impôts à César. Ils pensaient que le ressentiment naturel de la population à l’encontre du paiement d’impôts à une puissance étrangère inciterait le peuple à se retourner contre lui s'il répondait par l'affirmative, tout en leur donnant une occasion de le dénoncer aux Romains si Yahushua répondait par la négative.
Mais, comme toujours, le Sauveur était trop sage pour eux et a simplement répondu : « Rendez à César ce qui est à César et à Yah ce qui est à Yah. »
Nous nous concentrons généralement sur la motivation des pharisiens qui cherchaient à piéger Yahushua avec leur question, mais la réponse du Sauveur a été utile à de nombreuses personnes sincères qui voulaient faire ce qui était juste et ne savaient pas quelle était la bonne ligne de conduite à adopter. Cette même confusion existe aujourd'hui.
Quand votre gouvernement adopte des lois qui violent la loi de Yahuwah, que doit faire un croyant ? Romains 13 est souvent utilisé pour essayer de contraindre les gens à obéir au gouvernement, même quand les lois humaines enfreignent la loi divine. C’est une interprétation erronée de ce passage, et vous devez connaître la vérité. Les jours à venir exigeront une compréhension claire de la volonté de Yahuwah pour Ses enfants. Ne vous laissez pas troubler par ceux qui déforment les Écritures à leurs propres fins. Écoutez l'émission n°10 intitulée « La véritable signification de Romains 13 » pour savoir ce que vous devez faire quand les lois humaines violent la loi divine. Écoutez « La véritable signification de Romains 13 » sur WorldsLastChance.com. Vous pouvez également la retrouver sur notre chaîne YouTube.
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Partie 2
Jean : Passons maintenant à Luc 23. Chacun des Évangiles ajoute des détails supplémentaires sur les dernières heures de Christ avant sa mort.
Nous ne lirons pas les versets 26 à 43. Ils disent la même chose que ce que nous avons déjà lu dans Matthieu. Lisons les versets 44 à 46.
Eric : « Il était déjà environ la sixième heure, et il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure. 45 Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu. 46 Yahushua s'écria d'une voix forte : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira. »
Jean : En quelques versets seulement, Luc résume environ trois heures. Les ténèbres se sont abattues sur le pays en plein midi et ont duré jusqu'à la mort de Christ à trois heures de l'après-midi. C'était à l'heure du sacrifice « du soir » et, au moment de sa mort, le voile du temple qui séparait le lieu saint du lieu très saint s'est déchiré en deux. Ça a été fait par Yahuwah Lui-même, qui montrait par là que les pécheurs ont désormais un nouveau moyen plus direct d'accéder au Père.
C'est magnifique et ça mérite que nous l’étudions, mais ce que j’aimerais que nous remarquions, c'est que, même cette partie : « Père, je remets mon esprit entre tes mains » est une citation des Écritures.
Eric : Vraiment ?
Jean : Lisons le Psaume 31, versets 1 à 5.
Eric : «Yahuwah ! je cherche en toi mon refuge : Que jamais je ne sois confondu ! Délivre-moi dans ta justice ! 3 Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me secourir ! Sois pour moi un rocher protecteur, une forteresse, Où je trouve mon salut ! 4 Car tu es mon rocher, ma forteresse; Et à cause de ton nom tu me conduiras, tu me dirigeras. 5 Tu me feras sortir du filet qu'ils m'ont tendu; Car tu es mon protecteur. 6 Je remets mon esprit entre tes mains; Tu me délivreras, Yahuwah, Dieu de vérité ! »
Jean : Encore une fois, nous voyons comment Yahushua a fortifié sa foi pour persévérer. C'est en méditant sur les promesses des Écritures. Voilà pourquoi presque tous les mots qu'il a prononcés étaient des passages des Écritures. Je pense que la seule exception a été lorsqu'il a confié le soin de sa mère à Jean. Mais tout le reste était des versets des Écritures.
Eric : C'est magnifique. Je ne sais pas pourquoi je n'ai jamais fait attention à cela auparavant.
Jean : C’est parce la plupart d’entre nous ne connaissons pas suffisamment les Écritures de l'Ancien Testament comme Christ les connaissait. Et nous manquons alors toutes ces nuances, toutes ces leçons extrêmement importantes.
Voyons maintenant le récit de Jean. Allons dans Jean 19 et lisons les versets 28 à 30.
Eric : « Après cela, Yahushua, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l'Ecriture fût accomplie : J'ai soif. 29 Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l'ayant fixée à une branche d'hysope, ils l'approchèrent de sa bouche. 30 Quand Yahushua eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l'esprit. »
Jean : Les dernières paroles du Sauveur ont donc été : « Tout est accompli ». J’aimerais consacrer le reste de notre temps à examiner la signification de cette phrase.
« Tout est accompli » est une traduction du mot grec « tetelestai », qui vient de « teleo », qui est le mot numéro 5055 dans le dictionnaire Strong des mots bibliques.
Lisons la définition de ce mot.
Eric : Je cite : « Terminer, achever, exécuter, conclure, acquitter, comme dans le cas du remboursement d'une dette. Il est traduit par : finir, accomplir, réaliser, payer, exécuter, expirer, mettre fin, remplir et dépasser. Souvent, ce mot signifie non seulement mettre fin à quelque chose, mais aussi mener à bien quelque chose dans son intégralité. »
Jean : Pour bien comprendre la signification des paroles de Christ, nous devons considérer le système des sacrifices de sang de l'Ancien Testament. C’étaient des types, des symboles, qui annonçaient Yahushua. Comment Jean le Baptiste a-il parlé du Sauveur ? Comment l'a-t-il appelé ?
Eric : L'agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde.
Jean : C'est parce que Yahushua était le grand antitype. Il est la réalité que les types de l’Ancien Testament, les sacrifices de l’Ancienne Alliance, symbolisaient.
Les sacrifices de l'Ancien Testament ont été institués dès la chute de l’humanité. Ils sont antérieurs à Moïse de plusieurs millénaires. Ils étaient tous conçus pour enseigner aux hommes le plan du salut.
Maintenant, nous connaissons les fêtes de Yahuwah, n'est-ce pas ?
Eric : Oui. Elles sont toutes décrites dans Lévitique 23. La première est le Sabbat hebdomadaire. Les autres sont les célébrations annuelles.
Jean : C’est juste. Elles enseignent toutes d’importantes et vastes vérités au sujet du salut. En automne vient le jour le plus important et le plus solennel de toute l'année : le Jour des Expiations.
L'expiation, c’est la réparation d'une offense ou d'un préjudice. En faisant réparation, en faisant l’ « expiation », les deux parties sont réconciliées. Dans la langue anglaise, si on décompose le mot « expiation », « atonement » ou « at-one-ment », ça signifie littéralement être réconcilié, être rétabli comme un seul (ou : dans l’unité).
C'est important parce que, grâce au sacrifice de Yahushua, nous sommes réconciliés avec Yahuwah, nous sommes de nouveau un avec Lui.
Tout ceci était représenté par les types et les symboles du service du sanctuaire israélite.
Le Jour des Expiations, qui a toujours lieu le dixième jour du septième mois du calendrier luni-solaire, les péchés du peuple qui avaient été transférés au sanctuaire par le sang des animaux sacrifiés tout au long de l'année étaient transférés au grand prêtre.
Ce jour-là, portant les péchés du peuple, il entrait dans le lieu très saint ou Saint des Saints. C’est seulement le jour des Expiations (appelé jour du Grand Pardon) que quelqu'un pouvait entrer dans le Saint des Saints, qui symbolisait la salle du trône même du Ciel, et seul le grand prêtre pouvait y aller, ce jour-là.
Le grand prêtre transférait alors symboliquement les péchés du peuple à un bouc qui était ensuite emmené dans le désert pour y mourir. Voilà comment le sanctuaire était symboliquement « purifié » chaque année, au Jour des Expiations. Une fois cela terminé, le grand prêtre sortait et annonçait : « Tout est accompli », en hébreu. Il prononçait une bénédiction sur le peuple.
Et tout le monde se réjouissait ! Ils savaient que leurs péchés étaient pardonnés et qu'ils avaient une ardoise vierge aux yeux de Yahuwah. Tout cela était symbolique et très beau.
Et c'est ce qui s'est passé dans la réalité à la crucifixion. Yahushua a été cloué sur la croix en milieu de matinée : à l'heure du sacrifice du matin. Environ six heures plus tard, à l'heure du sacrifice du soir, en milieu d'après-midi, il est mort.
Eric : Donc, ce que tu dis, c'est que l'auditoire juif de Christ a compris et reconnu la signification de ses paroles.
Jean : Oui. Qu'ils croyaient en lui ou non, ils ont compris la signification de ses paroles. Il affirmait que l'ancien système de sacrifices avait pris fin. C’était « accompli ». Les sacrifices de sang n'étaient plus nécessaires, parce que le type avait rencontré l'antitype.
Eric : Paul ne dit-il pas quelque chose au sujet de Christ entrant dans le lieu Très Saint par les mérites de son propre sang ?
Jean : C’est dans la lettre aux Hébreux. Lisons-le. Hébreux 9, versets 11 à 14.
Eric : « Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'est pas construit de main d'homme, c'est-à-dire, qui n'est pas de cette création; 12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. 13 Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, 14 combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Yahuwah, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! »
Jean : Et les versets 24 à 26 ?
Eric : « Car Christ n'est pas entré dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Yahuwah. 25 Et ce n'est pas pour s'offrir lui-même plusieurs fois qu'il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger; 26 autrement, il aurait fallu qu'il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice. »
Jean : Les paroles de Christ signifiaient aussi que l'œuvre spéciale qu'il était venu accomplir était achevée.
Au premier siècle, en Palestine, quand un serviteur ou un employé se voyait confier une tâche, une fois celle-ci terminée, il allait voir son maître et lui disait « Tetelestai », ce qui signifie : « C'est fini. J'ai accompli la tâche qui m'avait été confiée. »
Un artiste pouvait dire la même chose. En dévoilant son œuvre d'art, il pouvait déclarer « Tetelestai ». C'est parfait, c'est terminé. Il n'y a rien de plus à faire. C'est achevé.
Yahushua est né pour accomplir une œuvre spécifique. Allons dans Jean 17. Ce passage rapporte une prière juste avant sa trahison à Gethsémané. Que dit Christ dans les versets 1 à 4 ? Il décrit ici sa mission.
Eric : « Après avoir ainsi parlé, Yahushua leva les yeux au ciel, et dit : Père, l'heure est venue ! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, 2 selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu'il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. 3 Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Yahushua-Christ. 4 Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'oeuvre que tu m'as donnée à faire. »
Jean : « J'ai achevé l'œuvre. » La mission de Christ était accomplie. Elle était terminée.
Je ne pense pas que les dernières paroles du Sauveur ont été prononcées doucement. Je pense qu'elles étaient une exclamation forte, voire un cri de victoire. Il n'y avait rien à faire de plus. Son œuvre de rédemption du monde était achevée.
À l'époque de Christ, l'utilisation la plus courante du mot « tetelestai » était probablement dans le domaine du recouvrement de créances. Quand quelqu’un remboursait un prêt, il recevait en guise de preuve un reçu portant le cachet « tetelestai ». Ça signifiait que sa dette était entièrement remboursée. Il ne devait plus rien. Son compte était soldé. C'était la preuve que la dette avait été remboursée ou effacée.
Eh bien, appliquons cela au péché. Romains 6, verset 23 nous dit que : « le salaire du péché, c'est la mort ». Vous avez péché ? Votre « récompense », votre salaire, votre paiement pour cet acte, c'est la mort. Le péché signifie que nous sommes endettés envers Yahuwah. Nous avons une dette envers Lui que nous ne pourrons jamais rembourser.
Mais puisqu'Il nous aime, Yahuwah a trouvé un moyen pour que notre dette puisse être payée quand même. Que dit le reste du verset ? « Le salaire du péché, c'est la mort… mais… ? »
Eric : « Mais le don de Yah, c'est la vie éternelle par Yahushua Christ notre Seigneur. »
Jean : Oui. C'est le don de Yahushua par Yahuwah qui a payé notre dette dans son intégralité. C'est ce qui nous a rachetés.
On peut penser à cela comme à un prêteur sur gages. Je ne sais pas si tous les pays ont ce système de prêt, mais un prêteur sur gages, pour faire simple, c’est un endroit où vous pouvez apporter un objet de valeur, n'importe quel objet, que ce soit un ordinateur portable, un outil, un bijou ou un meuble, et où on vous prête de l'argent en échange. Vous disposez alors d'un certain délai, en général assez limité dans le temps, pour rendre cette somme d'argent et racheter votre objet. Si vous ne revenez pas dans le délai imparti, votre objet sera vendu.
Mais si vous rapportez l'argent qui vous a été prêté pour cet objet, vous récupérez, vous rachetez votre objet. Voilà ce qu’est tetelestai : votre dette est entièrement remboursée.
Eh bien, en tant que pécheurs, nous avons une dette envers Yahuwah.
Eric : Ça me fait penser au Notre Père, le verset qui dit : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. »
Jean : Paul en parle également. Lisons 1 Corinthiens 6, versets 19 et 20.
Eric : D'accord. « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Yahuwah, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? 20 Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Yahuwah dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Yahuwah. »
Jean : Nous avons été rachetés. Quel est le prix payé pour notre rédemption, pour notre rachat ? La vie du fils de Yahuwah. Par sa mort, l'ancien système des sacrifices de sang a pris fin.
Beaucoup de croyants célèbrent aujourd'hui la résurrection de Christ le dimanche, parce qu'on leur a enseigné que la loi aurait été clouée à la croix, mais c'est une idée fausse. La seule chose qui a été « accomplie » à la croix, c'est le système des sacrifices de sang qui symbolisaient le Sauveur. Par sa mort, sa mission, son œuvre, ont été accomplies. Il n'y avait rien de plus à faire. Le sacrifice est complet et notre dette est entièrement payée.
Tout cela était inclus dans le cri triomphant du Sauveur : « Tout est accompli ». Yahushua est mort en vainqueur.
Eric : Jean 3:16 : « Car Yahuwah a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. »
Jean : Jean 3:17 complète cette pensée en déclarant : « Yahuwah, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. »
Eric : A suivre, votre Courrier des Auditeurs avec une question sur les principes bibliques pour établir vos finances personnelles. Restez à l'écoute.
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Vous écoutez Radio World's Last Chance.
Radio WLC : Enseigne les esprits et prépare les cœurs au retour soudain de Christ.
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Annonce
Le Los Angeles Times, sixième journal américain en termes de diffusion, avait publié en 2002 un article intéressant sur une tendance alors en plein essor, intitulé : « Le culte à domicile, une option gagnant du terrain ».
Si cela pouvait sembler nouveau et inhabituel à l'époque, le culte à domicile est devenu, depuis, beaucoup plus courant, alors que les gens prennent la responsabilité de leur propre éducation spirituelle en constatant que les églises ont rejeté la lumière qui avance.
Mais le culte à domicile peut sembler difficile au début. Il exige assurément un niveau d'implication supérieur au simple fait d’aller écouter quelqu'un présenter un programme préparé ou prêcher un sermon. Les avantages, cependant, sont considérables. Écoutez l'émission n°9 intitulée « Les joies du culte à domicile » pour découvrir comment faire du culte à domicile le moment fort de votre semaine. Cela n'a pas besoin d’être intimidant. Écoutez « Les joies du culte à domicile » sur WorldsLastChance.com. Vous pouvez aussi l'écouter sur notre chaîne YouTube !
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Courrier des Auditeurs
Eric : Nous avons une question intéressante aujourd'hui qui nous vient du Canada. Savais-tu que le Canada partage avec les États-Unis la plus longue frontière terrestre internationale au monde.
Jean : Quelle est sa longueur ?
Eric : Elle est vraiment longue : 8 888,4 kilomètres.
Jean : Ouah !
Eric : C'est aussi au Canada que la pizza hawaïenne a été inventée. Tu sais, celle où on met de l'ananas sur la pizza ?
Jean : Oui, je vois, mais je ne l'ai jamais goûtée.
Eric : Eh bien, cette curiosité a été inventée au Canada par un Grec nommé Sam Panopoulos.
Jean : Ça semble logique. Je ne peux pas imaginer un Italien mettre de l'ananas sur une pizza. Ce serait… quoi, un sacrilège pour eux ?
Eric : Une véritable profanation à leurs yeux, je suppose !
Jean : « Si, signore ! » (Oui, Monsieur) Alors, quelle est notre question aujourd'hui ?
Eric : Eh bien, William et Lisa ont une question sur l'argent. Ils viennent de se marier et ils aimeraient savoir s'il y a des principes bibliques qu'ils devraient connaître en matière d'argent. Ils nous écrivent : « Nous avons pu voir trop de mariages mis à rude épreuve à cause des finances. Quels sont les principes bibliques à garder à l'esprit en matière de finances alors que nous commençons notre vie conjugale ? »
Jean : C'est une très bonne question. Et, alors qu'ils viennent de se lancer dans la vie conjugale, c'est le moment idéal pour se poser ce genre de questions.
La première chose à garder à l'esprit, c’est que les problèmes d'argent peuvent prendre différentes formes selon les personnes. Ce qui est une véritable difficulté financière pour une personne peut sembler une situation abondante pour quelqu’un d’autre. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que si ça vous cause du stress et de l'inquiétude, il y a un problème qui a besoin d’être résolu, quelle que soit la situation particulière dans laquelle vous êtes.
Eric : Est-ce que tu dirais que la plupart des problèmes d'argent viennent du fait de ne pas gagner assez ?
Jean : C'est certainement le cas, parfois. Une personne qui gagne, disons, 20 euros par jour aura beaucoup plus de mal à subvenir à ses besoins essentiels qu'une personne qui gagne, disons, 400 euros par jour.
Mais la chose étrange, c'est qu'une personne qui gagne 400 euros par jour peut quand même avoir des difficultés financières. Si quelqu’un gagne bien sa vie mais a quand même des difficultés financières, c’est probablement dû soit à un manque d'économies pour les urgences, soit à un endettement important. Pour être en bonne santé financière, vous devez toujours veiller à ce que vos revenus soient supérieurs à vos dépenses. Maintenant, bien sûr, c’est plus facile à dire qu'à faire.
Eric : Il est facile de penser que : si on gagnait plus d'argent, nos problèmes seraient résolus.
Jean : Mais ça ne fonctionne pas comme ça. Quand les revenus de quelqu’un augmentent, ses dépenses augmentent généralement aussi. Au lieu de maintenir ses dépenses au même niveau, il ou elle commence à dépenser plus. Il achète une voiture plus chère ou une maison plus grande simplement parce qu'il en a désormais les moyens. Et voilà l'une des principales raisons pour lesquelles la plupart ont des difficultés financières, quel que soit leur revenu : la cupidité ou convoitise.
Lisons Luc 12, versets 13 à 15. Luc 12:13 à 15.
Eric : « Quelqu'un dit à Jésus, du milieu de la foule : Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. 14 Yahushua lui répondit : O homme, qui m'a établi pour être votre juge, ou pour faire vos partages ? 15 Puis il leur dit : Gardez-vous avec soin de toute avarice (ou : du désir de posséder, de toute soif de posséder, dans d’autres versions) ; car la vie d'un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l'abondance. »
Jean : La convoitise, le désir de posséder, est le principal facteur contribuant aux problèmes financiers.
Eric : Comment est-ce que tu définis la cupidité ? Je veux dire, c’est un désir naturel de vouloir satisfaire tous ses besoins.
Jean : Bien sûr ! Mais ça, ce n'est pas de la cupidité. La cupidité, c'est de vouloir toujours plus après avoir satisfait nos besoins fondamentaux. Par exemple, si vous obtenez une promotion et une augmentation au travail, est-ce que vous continuez à conduire votre ancienne voiture qui roule et fonctionne encore très bien ? Ou est-ce que vous allez acheter cette voiture sportive stylée qui vous faisait tant envie ?
Eric : Ah oui, je vois. C'est comme ça que la plupart continuent à avoir des difficultés financières même quand ils gagnent plus d'argent. Ils dépensent simplement plus.
Jean : Exact ! C'est ce désir de posséder plus qui les maintient dans la même situation, malgré l’augmentation de ressources.
Est-ce que tu as entendu parler de Warren Buffet ?
Eric : L'investisseur américain ?
Jean : Oui. Sa fortune personnelle s'élève à 97 milliards de dollars, et pourtant… malgré toute cette richesse, il vit toujours dans la même maison qu'il a achetée en 1958 pour 31 000 dollars. Certes, c'est une maison très confortable, mais on la qualifierait plutôt de maison de classe moyenne supérieure. Ce n'est certainement pas un manoir !
Eric : Alors pourquoi est-ce qu’il n'a jamais acheté une autre maison plus luxueuse ?
Jean : Un journaliste lui a posé cette question. Buffet a répondu : « Je suis heureux là où je suis. J'ai chaud en hiver, frais en été ; c'est pratique. En quoi ma vie serait-elle améliorée si je possédais dix maisons différentes à travers le monde ? Si j'avais voulu devenir gestionnaire immobilier, je l'aurais fait. Mais je ne voulais pas faire ça de ma vie, et je ne veux pas que quelqu'un le fasse pour moi. Je suis heureux là où je suis. »
Eric : Sage décision.
Jean : Une fois que tous vos besoins de base sont satisfaits, vous pouvez alors prier et demander conseil sur ce que vous devez faire du reste. Mais si vous courez après vos désirs, vous vous sentirez finalement vide et stressé financièrement.
L'argent a un but, et une personne intelligente comprendra quel est ce but. Allons dans Ecclésiaste, chapitre 5. Salomon a des paroles remplies de sagesse au sujet de l'argent. Ecclésiaste 5, versets 10 à 12.
Eric : « Celui qui aime l'argent n'est pas rassasié par l'argent, et celui qui aime les richesses n'en profite pas. C'est encore là une vanité. 11 Quand le bien abonde, ceux qui le mangent abondent; et quel avantage en revient-il à son possesseur, sinon qu'il le voit de ses yeux ? 12 Le sommeil du travailleur est doux, qu'il ait peu ou beaucoup à manger; mais le rassasiement du riche ne le laisse pas dormir. »
Jean : L'argent n'est pas quelque chose que nous devons désirer comme un objectif final. Au contraire, nous devrions considérer l’argent simplement comme un outil, qui peut certes vous faciliter la vie, mais si vous ne le voyez pas comme un simple outil, utile, l’argent peut vous apporter encore plus de stress.
Eric : Donc, si l'argent n'est qu'un outil pour accomplir des tâches, quelles sont ces tâches ?
Jean : Eh bien, c'est un sujet sur lequel chacun d'entre nous doit prier. Ce sera différent pour chaque personne, chaque famille. C'est pourquoi nous ne devons jamais juger les autres. Ce qui est bon pour eux ne le sera pas forcément pour nous… mais ça ne signifie pas que ce soit mauvais pour eux. Yahuwah est aux commandes, et Il a placé Son peuple exactement là où Il le souhaite et où Il peut faire le plus de bien. Et tout le monde n'a pas exactement la même mission dans ce domaine.
Maintenant, une fois que vous avez reçu des directives au sujet du plan de Yah pour votre argent, vous êtes prêt à élaborer un plan.
Eric : C’est une bonne idée. On n’obtient pas la stabilité financière sans un plan.
Jean : Encore une fois, ce qui adapté pour une personne ne sera pas forcément adapté à une autre, donc le plan de chacun sera différent, et c'est ok ! Mais il y aura des points en commun dans chaque plan.
Par exemple, le fait de donner à ceux qui sont dans le besoin. Aider les autres. Job était l'homme le plus riche de l'Orient, mais il était aussi l'un des plus généreux.
Eric : Est-ce que tu parles de la dîme ?
Jean : Pas seulement. L'idée moderne selon laquelle la dîme correspond à 10 % de vos revenus qu’on donne à une église n'est pas exactement la même chose que ce qui prévalait à l'époque biblique où la dîme prenait différentes formes, selon les contextes et les personnes. Mais il est important d'utiliser une partie de notre argent pour aider ceux que Yahuwah met sur notre chemin. Lisons 2 Corinthiens 9, versets 6 à 8. Je pense que ça clarifiera les choses : 2 Corinthiens 9, versets 6 à 8.
Eric : Très bien, il est écrit : « Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. 7 Que chacun donne comme il l'a résolu en son coeur, sans tristesse ni contrainte; car Yahuwah aime celui qui donne avec joie. 8 Et Yahuwah peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne oeuvre. »
Jean : J'ajouterais une mise en garde. S'il est important de donner partout où vous le pouvez pour aider les autres, il est aussi important de subvenir aux besoins de votre propre famille et de ne pas la priver. Parfois certains, pour obtenir une forme de reconnaissance et de respect, voire d’adulation, donnent sans compter à des étrangers alors que leur propre famille est dans le besoin. Mais Paul nous met en garde contre cela. Lisons 1 Timothée 5, verset 8.
Eric : D'accord. « Si quelqu'un n'a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu'un infidèle (ou : qu’un incroyant, selon les versions). »
Jean : Il est important que nous subvenions au mieux de nos capacités aux besoins de notre propre famille. Dans le même chapitre, lisons les versets 3 et 4.
Eric : « Honore les veuves qui sont véritablement veuves. 4 Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu'ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu'ils ont reçu d'eux; car cela est agréable à Yahuwah. »
Jean : Donc, encore une fois, ne privez pas votre propre famille juste pour que des étrangers vous considèrent comme généreux. Ce n'est pas le bon ordre des priorités.
Un autre point important auquel les croyants doivent prêter attention est de veiller à payer leurs factures et leurs dettes. Nous ne glorifions pas Yahuwah quand nous nous endettons et que nous essayons ensuite de nous en sortir. Que dit Romains 13 verset 7 et 8 à propos des dettes ?
Eric : Donne-moi juste un instant…
Il est écrit : « Rendez à tous ce qui leur est dû : l'impôt à qui vous devez l'impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l'honneur à qui vous devez l'honneur. 8 Ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi. »
Jean : Et enfin, il est toujours sage d'épargner pour les situations d’urgences. Que dit Proverbes 21, verset 5 ?
Eric : Il est dit : « Les projets de l'homme diligent ne mènent qu'à l'abondance, Mais celui qui agit avec précipitation n'arrive qu'à la disette. » Ou, dans une autre version : « Les projets d'un homme actif sont profitables, mais agir avec précipitation, c'est courir vers le dénuement. »
Jean : Si nous sommes diligents dans la satisfaction de nos besoins et de nos obligations, et si nous recherchons la direction de Yah pour le surplus, sans nous précipiter pour essayer de combler notre vide intérieur avec le dernier jouet coûteux, alors ces principes peuvent nous aider à résoudre nos problèmes d'argent. Les détails particuliers seront différents pour chacun, parce que la situation personnelle de chacun est différente, mais nous n'avons pas à être esclaves des dettes.
Eric : Vivre confortablement selon nos moyens est bien mieux que de s'endetter pour acquérir des choses dont nous n'avons pas vraiment besoin. Merci d’avoir partagé ces principes, Jean. Je suis convaincu qu'ils peuvent tous nous aider.
Si vous avez une question, amis auditeurs, un commentaire ou une demande de prière, écrivez-nous ! Il suffit de vous rendre sur WorldsLastChance.com et de cliquer sur « Contactez-nous ».
Restez à l'écoute, pour votre Promesse Quotidienne d’Elise Blanc.
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Promesse Quotidienne
Vous écoutez [Elise Blanc] pour votre promesse quotidienne de la Parole de Yah.
2 Corinthiens 4, versets 15 et 16, nous dit : « Car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce en se multipliant, fasse abonder, à la gloire de Dieu, les actions de grâces d'un plus grand nombre. C'est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. »
Eve Baker était très stressée. La sœur aînée de son mari était décédée et, au lieu de réunir la famille, cette tragédie les séparait de plus en plus. Chaque soir, son téléphone sonnait – parfois plusieurs fois. Les différents membres de la famille appelaient Eve pour lui donner leur version de la dernière plainte ou aggravation de la situation familiale. Chaque appel semblait plus énervé que le précédent, et c’était comme s’ils attendaient d’Eve qu’elle leur apporte une solution.
Mais Eve n'avait pas de solution. Elle devenait de plus en plus stressée à chaque appel, à chaque complainte. Pour faire face à la situation et décompresser, Eve appelait chaque matin une bonne amie. Elle pouvait se décharger de sa dernière plainte entendue, à l'oreille attentive de son amie.
Un matin, son amie lui a dit quelque chose qui allait changer la vie d'Eve. Après avoir écouté son dernier récit sur le drame familial en cours, son amie lui a suggéré d'essayer de pratiquer davantage la gratitude. Eve ne savait pas trop comment prendre ce conseil. Comment pouvait-elle pratiquer la gratitude alors qu'il semblait que toute la famille la poussait dans la position indésirable de médiatrice familiale ?
Son amie lui a expliqué : « Tu sais déjà tout ce qui ne va pas dans la vie de ta famille, en ce moment. Je te garantis qu'il y a toujours de la beauté autour de toi que tu ne remarques pas. Faire une liste de gratitude chaque soir t'aidera à retrouver cette beauté. »
Elle lui a ensuite suggéré de se procurer un petit carnet. Rien de grand ou sophistiqué, quelque chose comme un carnet de liste de courses. Elle lui a dit de numéroter de 1 à 10, puis d'inscrire dix choses pour lesquelles elle était reconnaissante.
« Ça peut être difficile au début », a-t-elle prévenu. « Mais si tu continues, ça deviendra plus facile. Concentre-toi sur l'expérience vécue chaque jour quand tu cherches ce pour quoi tu es reconnaissante. »
Eve savait que son amie avait un cœur compatissant. N'ayant plus rien à perdre, elle a décidé d'essayer. Elle avait un carnet sous la main et a donc numéroté les lignes de 1 à 10. Ça a été difficile ! Eve était gênée de constater qu'elle n'avait plus de bénédictions à noter à mi-parcours. Et le lendemain soir, elle devrait en trouver dix de plus ! Ce n'était vraiment pas facile. Au début, elle n’arrivait pas à compléter sa liste quotidienne.
Elle arrivait toujours à trouver des bénédictions par défaut : Elle avait un toit au-dessus de sa tête. Elle avait de quoi manger et un mari qui l'aimait. Mais le conseil de son amie de se concentrer sur les expériences de chaque jour a encouragé Eve à rechercher des bénédictions plus spécifiques, les petits plaisirs quotidiens que nous tenons si souvent pour acquis. Elle s'est aperçue que son amie avait raison – c’est devenu plus facile ! Le goût du jus de raisin, trouver une jolie plume d'oiseau, une brise fraîche par une chaude journée d'été… toutes ces choses, et bien d'autres encore, revenaient à l'esprit d'Eve, si bien qu'elle était déterminée à se concentrer sur le positif, sur les petites bénédictions qui couronnent chaque journée.
Près de 20 ans sont passés depuis qu'Eve a commencé à rédiger des listes de gratitude, mais elle continue à le pratiquer aujourd'hui. Comme dans toute vie, elle a eu des hauts et des bas, des joies et des combats. Mais même au milieu de problèmes qui lui semblaient insurmontables, Eve a découvert que sa liste de gratitude du soir lui permettait de rester ancrée dans le moment présent et d'avoir la force de continuer à avancer.
Le fait d’encourager activement une attitude de gratitude a fait une énorme différence dans la vie d'Eve. Elle a déclaré : « Souvent, le soir, alors que j'écris mes remerciements, je sens que le Père me dit : 'De rien, et attends de voir ce que J’ai pour toi demain !’ »
Le Psaume 136, versets 1 à 3, nous dit : « Louez Yahuwah, car il est bon, Car sa miséricorde dure à toujours ! Louez le Dieu des dieux, Car sa miséricorde dure à toujours ! Louez le Seigneur des seigneurs, Car sa miséricorde dure à toujours ! »
Nous avons reçu de grandes et précieuses promesses. Réclamez-les dès maintenant !
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Partie 3
Jean : Les croyants parlent souvent de la signification et de la promesse liée au tombeau vide. Et ils ont entièrement raison. Mais il y a aussi une signification immense, une puissante et merveilleuse promesse dans les dernières paroles du Sauveur : « Tout est accompli. »
• Le sacrifice est accompli.
• L'œuvre est achevée.
• La dette est entièrement payée.
Eric : Être « rachetés » signifie que nous sommes réconciliés avec le Père.
Merci de vous être joints à nous pour l'émission d'aujourd'hui intitulée « La signification des dernières paroles de Christ ». C'était l'émission n°269. Si le programme d'aujourd'hui vous a été bénéfique et que vous souhaitez le partager avec d'autres, vous pouvez le retrouver sur notre site web WorldsLastChance.com. Recherchez simplement l'émission n°269 intitulée « La signification des dernières paroles de Christ ».
Nous espérons que vous pourrez vous joindre à nous à nouveau demain, amis auditeurs, et d'ici là, rappelez-vous : Yahuwah vous aime… et vous pouvez compter sur Lui, Lui faire confiance en toute sécurité, car il en est digne !
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Fin
Vous étiez à l’écoute de Radio WLC.
Cette émission, ainsi que les épisodes précédents de Radio WLC peuvent être téléchargées sur notre site web. Elles sont parfaitement appropriées pour être partagées avec des amis et pour des études bibliques ! Elles sont également une excellente ressource pour ceux qui adorent Yahuwah seuls à la maison. Pour écouter les émissions déjà diffusés, visitez notre site Web : WorldsLastChance.com. Cliquez sur l'icône Radio WLC affiché sur notre page d'accueil.
Dans ses enseignements et ses paraboles, le Sauveur n'a pas donné de "signes des temps" à surveiller. Au lieu de cela, l'idée maîtresse de son message était : une vigilance constante. Rejoignez-nous demain pour un autre message rempli de vérité, alors que nous explorons divers sujets centrés sur le retour du Sauveur et comment vivre en étant constamment prêt à l'accueillir chaleureusement quand il viendra.
Radio WLC : Enseigne les esprits et prépare les cœurs au retour soudain de Christ.
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