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Comprendre Romains 9:5
Programme 293
Comprendre Romains 9:5
Certains chrétiens citent Romains 9:5 comme preuve de la divinité de Yahushua. Que dit réellement Paul ici ?
Partie 1
Eric Thomas : Paul a-t-il enseigné que Yahushua est Dieu ? Eh bien, si vous nous avez déjà écoutés, vous savez qu'ici, à WLC, nous croyons que les Écritures indiquent clairement qu'il n'y a qu'un seul Dieu, Yahuwah, et que Yahushua est Son fils pleinement humain. C’est ce que nous croyons.
Mais certains chrétiens très sincères croient qu'un passage de la lettre aux Romains contient une déclaration de Paul qui prouve que Yahushua est Dieu.
Bonjour, je suis Eric Thomas et vous écoutez Radio World's Last Chance, où nous abordons divers sujets liés aux Écritures, aux prophéties, à la piété pratique, aux croyances bibliques et à la vie dans une préparation constante au retour inattendu du Sauveur.
Aujourd'hui, avec Jean Olivier nous allons examiner Romains chapitre 9, verset 5. Pourquoi certains chrétiens croient-ils que cela prouve que Yahushua est Dieu ? S'agit-il d'une erreur de traduction ? Avons-nous tort, à WLC, d'insister sur le fait que Yahushua est pleinement et uniquement humain ? Si Yahushua est divin, alors oui, cela signifie qu'il y a une divinité trinitaire et qu'il existait avant sa naissance à Bethléem.
Bien sûr, si vous avez écouté nos émissions précédentes, vous savez que le poids de la preuve montre que Yahushua n'est pas Dieu. Alors, que voulait dire Paul dans Romains 9:5 ? Plus tard, dans votre Courrier des Auditeurs, avec Jean nous répondrons à la question suivante : qu'est-ce que le Saint-Esprit ? S'il n'y a pas de divinité trinitaire, il n'en est pas le troisième membre. Mais les Écritures parlent bien d'un « Saint-Esprit ». Alors, qui est-il, ou qu’est-il ? Enfin, Elise Blanc partagera avec nous une nouvelle promesse tirée du Psaume 18 que vous pouvez invoquer chaque fois que vous êtes en danger.
Jean ? Bienvenue. Je te laisse la parole.
Jean Olivier : Merci, Eric !
Quelle est l'importance du langage dans la communication ?
Eric : Eh bien, je dirais qu'il est extrêmement important. Même si vous ne pouvez pas parler, il y a le langage des signes. Si on écarte toute forme de langage verbal, on a au moins le langage corporel. Pointer du doigt. Peindre des images. Un certain niveau de langage commun ou de symbologie – ou de grognements ! – est nécessaire pour que la communication puisse avoir lieu.
Jean : Donc, s'il y a, disons, un malentendu, ça signifie qu'il y a eu une rupture dans la communication.
Eric : Oui. Et parfois, ça peut créer de réels problèmes.
Jean : Oh, sans aucun doute ! J'aimerais partager une situation de ce genre. Abraham Stoker était directeur de théâtre, né à Dublin, en Irlande, en 1842. Vers la fin de sa vie, il a décidé de s'essayer à l'écriture d'un roman.
Un homme du nom de Valdimar Ásmundsson a lu ce roman et l’a contacté pour lui proposer de le traduire en islandais. Abraham Stoker a accepté et lui a envoyé un exemplaire de son livre.
Eric : Quel auteur n'apprécierait pas de savoir que son œuvre est si populaire qu'elle a été traduite dans une autre langue ?
Jean : N'est-ce pas ? Eh bien, ça n'a pas été une bonne expérience pour Stoker. Son roman a fait un flop en Islande. Tout le monde l'a détesté. Une critique disait, je cite : « Sans aucun doute, il s'agit pour l'essentiel d'un ramassis d'inepties sans valeur, voire pire que cela, complètement dépourvu de poésie et de beauté, et très éloigné de toute vérité psychologique. […] Il aurait mieux valu ne pas l'écrire, et je ne vois pas en quoi un tel non-sens a enrichi notre littérature. »
Eric : Eh bien, ça a du être vraiment décevant pour lui !
Jean : Mais voilà ce qu’il faut savoir : le livre d'Abraham Stoker est considéré comme l'une des œuvres les plus connues de la littérature anglaise !
Eric : Sérieux ?
Jean : Vous reconnaîtrez peut-être mieux Abraham sous son pseudonyme, le nom sous lequel il a publié : Bram… Stoker. Son roman, Dracula, a été adapté au cinéma plus de 200 fois ! Le personnage principal est apparu dans des bandes dessinées, des documentaires et à la télévision. C’est considéré comme l'œuvre la plus influente, en ce qui concerne la perception des vampires, depuis sa publication dans les années 1890. En fait, le Livre Guinness des records a désigné Dracula comme le personnage littéraire le plus souvent adapté.
Eric : Ouah ! Alors, qu'est-ce qui n’allait pas, en Islande, pour qu’ils l’ait détesté ?
Jean : Eh bien, apparemment, si le traducteur Vladimar Ásmundsson a aimé certaines parties de Dracula, il en a vraiment détesté d'autres. Au lieu de faire ce que Stoker lui avait confié, à savoir traduire le livre, il a décidé qu'il savait mieux que ça.
Eric : Oh, non !
Jean : Il a en fait pris l'initiative de réécrire largement le roman. Il est allé jusqu'à supprimer certains personnages et à en insérer de nouveaux. Je dirais qu'il a plus modifié que traduit, et ce sont ces modifications que personne n'a appréciées. Mais le problème, c'est que personne ne savait que ce qu'ils lisaient n'était pas l'original.
Personne ne le savait, jusqu'à ce que… Je crois que c'était en 2014, lorsqu'un universitaire néerlandais du nom de Hans Corneel De Roos, qui effectuait des recherches sur les différentes traductions de Dracula, a découvert que la version islandaise avait été presque entièrement inventée par Vladimar Ásmundsson.
Il en avait même changé le titre, l’intitulant Les Pouvoirs des ténèbres.
Eric : C'est vraiment présomptueux.
Jean : Eh bien, il s'est peut-être dit : « L'Islande est un petit pays. Qui va s'en apercevoir ? Je peux le modifier comme bon me semble ! »
Eric : Eh bien, il s'en est tiré pendant plus de 100 ans ! C'est un peu drôle, en fait.
Jean : Ce que je veux dire, c'est que des malentendus énormes peuvent survenir quand nous ne sommes pas absolument précis dans la traduction vers une autre langue. Et je ne suggère pas que, en ce qui concerne les Écritures, ce soit délibéré. Ce n'est pas nécessairement le cas. Les formes linguistiques entre l'hébreu ancien et la plupart des langues modernes sont tellement différentes, tout comme le grec biblique, que des malentendus peuvent survenir même quand les traducteurs font de leur mieux pour être absolument corrects et précis.
Eric : Je peux voir ça. Par exemple, l'hébreu ancien était une langue basée sur les verbes. De nombreuses langues modernes sont basées sur les noms.
Jean : Je pense que c'est ce qui s'est passé pour Romains 9, verset 5. Lisons ce verset dans plusieurs traductions. Nous devons voir plusieurs versions pour comprendre quel est le problème. Allons-y. Lisons-les.
Eric : Très bien. Voici la version New International Version, la NIV. Tu veux que je lise aussi les versets 3 et 4 ?
Jean : Oui, pour qu’on puisse replacer le verset dans son contexte et comprendre ce dont parle Paul.
Eric : Ok. Il est écrit : « Car je souhaiterais moi-même être maudit et séparé de Christ pour le bien de mon peuple, ceux de ma propre race, le peuple d'Israël. C'est à eux que reviennent l'adoption filiale, la gloire divine, les alliances, la réception de la loi, le culte au temple et les promesses. À eux appartiennent les patriarches, et c'est d'eux que descend le Messie selon la chair, lui qui est Dieu au-dessus de tout, béni éternellement ! »
Jean : C'est cette dernière phrase qui pose problème. Relisons-la.
Eric : « À eux appartiennent les patriarches, et c'est d'eux que descend le Messie selon la chair, lui qui est Dieu au-dessus de tout, béni éternellement ! »
Oui, je vois en quoi c'est un problème. Il est dit dans cette traduction que le Messie, qui est Yahushua, est Dieu. L'Ancien Testament fait référence à Yahuwah comme notre Sauveur, parce que c'est Lui qui a fourni le plan de rédemption. Mais ici, on dit que Yahushua est Dieu ! C'est un problème.
Jean : Lisons-le encore dans d’autres traductions. Juste la dernière phrase.
Eric : Ok, voici la ESV, la version anglaise standard. Elle dit : « À eux appartiennent les patriarches, et c'est de leur race, selon la chair, que vient le Christ, qui est Dieu au-dessus de tout, béni pour toujours. »
Jean : Encore une fois, cela identifie Yahushua comme Dieu. La suivante ?
Eric : La Living Bible dit : « Les grands hommes de Dieu étaient vos pères, et le Christ lui-même était l'un des vôtres, un Juif en ce qui concerne sa nature humaine, lui qui règne maintenant sur toutes choses. Loué soit Dieu pour toujours ! »
Celle-ci fait allusion à une double nature.
Jean : Ce que, comme tu l'as lu, les autres n'incluent pas, c'est donc un ajout du traducteur. Ensuite ?
Eric : La version J. B. Phillips…
Jean : Qui est plus une paraphrase qu’une traduction. Voyons quelle version de ce verset il a paraphrasée.
Eric : Euh…
Jean : Oui, J. B. Phillips a tendance à structurer les phrases différemment. Lisons juste la fin du verset.
Eric : « … tout cela leur appartient, et tout comme eux, en tant qu'êtres humains, le Christ lui-même, le Christ qui est Dieu au-dessus de tout, béni pour toujours. »
La suivante est la version NASB, la New American Standard Bible. Elle dit : « … à qui appartiennent les pères, et de qui est issu le Christ selon la chair, qui est au-dessus de tout, Dieu l’a béni pour toujours. »
Jean : Ok, nous avons là quelque chose de très différent. Celle-là ne dit pas que Yahushua est Dieu, mais qu'il est béni par Dieu.
Eric : La suivante est la Revised English Version. Elle est encore plus claire. Écoutez : « À eux appartiennent les pères, et c'est d'eux, selon la chair, que vient le Christ. (Dieu, qui est au-dessus de tout, soit béni pour toujours.) »
Jean : Encore une fois, celle-ci ne dit pas que Christ est Dieu. Elle dit que Dieu, qui est au-dessus de tout, soit béni pour toujours.
D'autres versions ?
Eric : La Revised Standard Version dit : « À eux appartiennent les patriarches, et de leur race, selon la chair, est issu le Christ. Dieu, qui est au-dessus de tout, soit béni pour toujours. » La version Moffatt dit : « … (en ce qui concerne la descendance naturelle) est le Christ. (Béni soit à jamais le Dieu qui est au-dessus de tout ! »
Jean : C’est bon, ça suffit. On peut voir qu'il y a un peu de différence.
Eric : Plus qu'un peu de différence ! Certaines disent que Christ est Dieu, d'autres non. Est-ce que ce sont juste les trinitaires qui essaient de prouver leur théologie ?
Jean : Non, je ne pense pas que ce soit une tromperie délibérée. La seule tromperie délibérée dont j'ai connaissance se trouve dans 1 Jean 5, versets 7 et 8.
Eric : Ah oui, là où certaines versions disent : « Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, la Parole et le Saint-Esprit ; et ces trois sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre : l'Esprit, l'eau et le sang, et ces trois sont d'accord » ? C'est ce verset, n’est-ce pas ?
Jean : Oui. Selon les spécialistes du Nouveau Testament, ce passage a été ajouté mille ans après Christ.
Eric : Oui. Je pense que c'est… le professeur Bart Erhman ? J'aime la façon dont il le formule. Il dit que ce passage a été ajouté par des « scribes doctrinalement astucieux ».
Jean : Oui, astucieux sur le plan doctrinal parce qu'ils savaient qu'il n'y avait aucun fondement biblique pour une divinité trinitaire, alors ils ont décidé de… combler cette lacune, en ajoutant ce passage eux-même !
C'est le verset 7. Et le verset 8 — « il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre » — n'apparaît dans aucun manuscrit grec avant le XIVe siècle !
Eric : Ouah.
Jean : Donc, ces ajouts ont été délibérés. Ici, dans Romains 9, ce n'est pas si simple. En réalité, le texte original tel que Paul l'a écrit est plutôt ambigu.
Eric : Eh bien, Pierre a dit que notre frère Paul écrivait des choses difficiles à comprendre !
Mais sérieusement, pourquoi ce passage est si difficile à traduire correctement ? Les différences sont grandes entre les traductions ! Yahushua est-il le Dieu qui a béni ? Ou est-ce que Paul profite simplement de l'occasion pour louer Yahuwah ?
Jean : C'est là la question. Et la raison pour laquelle ce verset est si ambigu tient à la façon dont le grec biblique était écrit.
S'il est possible que certaines parties du Nouveau Testament aient été écrites en araméen, la lettre aux Romains a été écrite en grec. Le grec était la langue couramment parlée dans l'Empire romain d'Orient et il était aussi utilisé pour communiquer à travers la diaspora juive. Comme Paul écrivait aux croyants de Rome, c'est la langue qu'il a utilisée.
Mais ça pose un problème quand on essaie de le traduire, parce que le grec biblique ne comportait pas d'espaces pour séparer les mots. C’était simplement une longue suite de lettres. Il fallait déduire les mots à partir du contexte.
Eric : Il valait mieux être bon en orthographe !
Jean : Une autre difficulté : toutes les lettres étaient écrites avec la même taille, il n’y avait pas de majuscules et minuscules par exemple. Donc, encore une fois, sans séparation entre les mots et sans différentiation dans la taille des lettres, sans majuscules et minuscules si vous voulez, il peut être difficile de savoir où finit une phrase et où commence une autre.
Mais le plus difficile, c'est que le grec koinè, le grec biblique, n'utilisait pas de ponctuation.
Eric : Ahh ! Pas étonnant que ce soit difficile à traduire !
Jean : Absolument. Et le sens de la phrase change selon l'endroit où on place la ponctuation moderne.
C'est comme ce que Yahushua a dit au brigand sur la croix. Est-ce qu’il a dit : « En vérité, en vérité, je te le dis aujourd'hui, tu seras avec moi au paradis » ? Ou est-ce qu’il a dit : « En vérité, en vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi au paradis » ? Le sens change pour les lecteurs modernes selon la ponctuation, mais le grec n'utilisait pas de ponctuation. Donc, sans cela, on comprend comment les croyances personnelles du traducteur peuvent, involontairement, influencer la traduction.
Eric : Bien sûr ! Alors, comment sommes-nous censés savoir ce que Paul voulait dire ? Je suis heureux qu'il n'y ait pas beaucoup de passages bibliques aussi ambigus que celui-ci, mais que faire quand nous tombons inévitablement sur quelque chose de ce genre ?
Jean : Il faut examiner ce que Paul a dit et enseigné dans d'autres passages. Une fois que vous avez une idée claire de sa théologie telle qu'elle est exprimée dans les autres parties de ses écrits, vous pouvez revenir et comparer. Laisser le poids des preuves influencer votre interprétation signifie que vous vous basez sur ce qui est cohérent avec ses enseignements par ailleurs.
Eric : D'accord. C'est logique. Nous allons faire une courte pause, mais à notre retour, est-ce qu’on pourrait parcourir et expliquer la théologie de Paul dans d'autres passages qui peuvent nous éclairer sur ce qu'il veut dire dans ce passage ?
Jean : Absolument ! Faisons-le.
Eric : Nous revenons dans un instant.
* * *
Partie 2
Eric : Le sujet d'aujourd'hui est une très bonne leçon sur l'importance de ne pas sortir les choses de leur contexte et de ne pas construire tout un système de croyances sur un seul passage.
Jean : Tu as raison. Il est toujours important de s'assurer que tous les passages sur un sujet donné soient pris en considération.
Maintenant, même si Romains 9, verset 5, est un peu ambigu sur le plan grammatical, nous avons de solides raisons de croire que Paul ne disait pas réellement que Yahushua était Dieu.
D'une part, Paul était non seulement juif, mais aussi pharisien. Il connaissait parfaitement l'Ancien Testament ! Et que dit l'Ancien Testament sur la nature du Créateur divin ? Deutéronome 6, verset 4 ?
Eric : « Ecoute, Israël ! Yahuwah, notre Dieu, est le seul Yahuwah. » Ou, dans une autre version : « Écoute, Israël. Yahuwah est notre Dieu, Yahuwah seul. »
Jean : C’est juste. Maintenant, les pharisiens et les sadducéens se disputaient peut-être pour savoir s'il y avait ou non une résurrection des morts, ou autre chose, mais ils s'accordaient sur un point : il n'y a qu'un seul Dieu. Ils étaient de stricts monothéistes. Ils ne croyaient pas en une divinité trinitaire, et Paul non plus.
Eric : Même plus tard dans sa vie, il s'alignait toujours sur les pharisiens. Quand il a été arrêté et traîné devant le Sanhédrin, il a dit : « je suis pharisien et fils de pharisien. Si je suis mis en accusation, c'est pour notre espérance de la résurrection des morts. » Alors, tous les pharisiens et les sadducéens se sont mis à discuter entre eux, et la discussion est devenue si animée que les Romains ont dû intervenir pour sauver Paul de la main des Juifs ! C’était en quelque sorte une excellente façon de les monter les uns contre les autres. Mais c'était plutôt tard dans sa vie, et il s'alignait toujours sur les pharisiens.
Et Paul lui-même n'a-t-il pas été membre du Sanhédrin, ou du moins très proche du Sanhédrin ? Cela, plus que toute autre chose, montre qu'il connaissait parfaitement l'Ancien Testament. Il n'aurait jamais cru en la trinité ni enseigné cette doctrine.
Jean : Il n'y a aucune déclaration dans les Écritures qui indique explicitement que Paul était membre du Sanhédrin. Cependant, certains évoquent des éléments textuels qui pourraient suggérer qu'il l'était.
Eric : Tels que ?
Jean : Eh bien, d'une part, il a été formé par Gamaliel, un pharisien éminent et très respecté qui était lui-même membre du Sanhédrin. Aussi, dans Actes 26, dans son discours devant le roi Agrippa, Paul admet non seulement qu'il était responsable de l'arrestation de nombreux premiers croyants, mais aussi que, quand la sentence a été mise aux voix, il a voté pour leur mise à mort.
Eric : Hm. Oui, ça pourrait sembler indiquer qu'il était membre du Sanhédrin. Un Juif lambda n'aurait pas été en mesure de voter la mort de qui que ce soit.
Jean : Nous savons, d'après le livre des Actes, que la persécution des premiers croyants par Paul a été approuvée et soutenue par le Sanhédrin. Donc, encore une fois, Paul connaissait très bien les Écritures. C'était un pharisien fervent. Les pharisiens étaient les conservateurs de leur époque. Sa théologie était conservatrice. Il n'aurait jamais accepté ou enseigné une trinité païenne.
Eric : Cette doctrine n'est apparue qu'au IIe siècle, n'est-ce pas ?
Jean : C’est ça. Mais elle n'a été largement acceptée qu'à partir du IIIe siècle.
Paul, comme tous les Juifs, était un strict monothéiste. Il fait toujours la distinction entre Yahuwah et Yahushua. C'est un point important que je ne veux pas passer trop rapidement.
Les chrétiens trinitaires modernes, avec leur croyance en une divinité trinitaire, ont tendance à considérer « Dieu » comme un terme générique qui englobe Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit. On ne sépare pas vraiment les trois quand on parle de « Dieu », car ils sont tous les trois Dieu.
Paul, par contre, a toujours séparé Yahushua de Yahuwah. Et on peut le voir dans ses premières paroles aux croyants de Rome. Tournons-nous vers Romains, chapitre 1 et lisons les versets 1 à 9. Et en lisant, prêtons attention à l'utilisation du titre « Dieu » et à la façon dont il fait référence à Yahuwah, séparément de Yahushua. Ce qui montre qu'il ne considérait pas Yahushua comme un tiers de « Dieu ».
Allons-y. Romains 1:1 à 9.
Eric : «Paul, serviteur de Yahushua-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l'Evangile de Dieu,- 2 qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les saintes Ecritures, 3 et qui concerne son Fils né de la postérité de David, selon la chair, 4 et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts, Yahushua-Christ notre Seigneur, 5 par qui nous avons reçu la grâce et l'apostolat, pour amener en son nom à l'obéissance de la foi tous les païens, 6 parmi lesquels vous êtes aussi, vous qui avez été appelés par Yahushua-Christ,- 7 à tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Yahushua-Christ !
8 Je rends d'abord grâces à mon Dieu par Yahushua-Christ, au sujet de vous tous, de ce que votre foi est renommée dans le monde entier. 9 Dieu, que je sers en mon esprit dans l'Evangile de son Fils, m'est témoin que je fais sans cesse mention de vous »
Jean : Ok, donc, au verset 1, Paul dit qu'il est un serviteur de Yahushua, mis à part pour l'Évangile de Dieu. Eh bien, si Yahushua est Dieu, pourquoi n'a-t-il pas simplement dit : « Je suis un serviteur de Dieu, mis à part pour Son Évangile » ? Mais ce n’est pas ce qu’il a fait. Il sépare Yahushua de Dieu.
Cette séparation de Dieu en tant qu'être distinct de Yahushua se poursuit au verset 3 où il fait référence aux prophéties « concernant son Fils ». Le fils de qui ? Le fils de Yahushua ?
Eric : Non. Le fils de Dieu.
Jean : C’est juste. Si Yahushua faisait partie de ce qui constituerait « Dieu », cette déclaration n'aurait aucun sens.
Encore une fois, au verset 7, on constate une nouvelle séparation : « que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Yahushua-Christ »
« Et » est une conjonction de coordination. Elle relie deux éléments distincts dans une même phrase.
Au verset 8, même chose : « Je rends… grâces à mon Dieu (ou: je remercie mon Dieu, dans une autre version) par Yahushua-Christ ». Ils ne peuvent pas être une seule et même entité, en raison de la façon dont Paul les sépare. Dans l'esprit de Paul, « Dieu » et Christ sont deux entités distinctes et séparées.
Eric : Il poursuit la séparation au verset 9 : « Dieu, que je sers en mon esprit dans l'Evangile de son Fils » Ou, dans une autre version : « Dieu, que je sers dans mon esprit en prêchant l'Évangile de son Fils »
Il fait clairement la distinction entre « Dieu » et le Fils de Dieu.
Jean : C'est juste. Donc, il ne va pas changer d'avis quelques chapitres plus loin et combiner les deux en un seul Dieu.
Et nous le savons, en observant la façon dont il sépare « Dieu » de Yahushua dans ses autres lettres. Tournons-nous vers…
Eric : Attends juste un instant. Je pense qu'il y en a un autre dans Romains. Laisse-moi juste le retrouver rapidement…
Voilà. C'est Romains 15, versets 5 à 7. Écoutez ceci. Il est dit : « Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d'avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Yahushua-Christ, 6 afin que tous ensemble, d'une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Yahushua-Christ. 7 Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. »
Jean : C’est un excellent exemple. Oui. L'utilisation du titre « Dieu » par Paul fait clairement référence à Yahuwah, qu'il considère comme distinct et séparé de Yahushua.
Il y a un autre exemple dans Romains 16:27, qui est le dernier verset de la lettre. C'est la conclusion de Paul. Et là encore, il sépare Yahuwah de Yahushua, le considérant comme distinct et séparé de lui. Lisons-le.
Eric : « à Dieu, seul sage, soit la gloire aux siècles des siècles, par Yahushua-Christ ! Amen ! »
Jean : Remarquons que, à la fois dans Romains 15, verset 6, et Romains 16, verset 27, Paul rend gloire à « Dieu » d’abord, pas à Yahushua, ce qui serait vraiment étrange si Yahushua était Dieu au même titre que Yahuwah.
Eric : Ensuite, il y a tous ces passages dans le Nouveau Testament où il nous est dit que Yahushua a un Dieu. Je pense qu'il y en a environ 20.
Jean : C’est juste ! Si Yahushua est Dieu, comment peut-il avoir un Dieu ?
L'un des passages les plus clairs où Paul présente le Père et le Fils comme deux personnes distinctes se trouve dans sa première lettre à Timothée, au chapitre 2, le verset 5. Lisons-le.
Eric : Bien sûr. Il est dit: « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Yahushua-Christ homme » Ou, dans une autre version : « Car il y a un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Christ Yahushua. »
Jean : Il y a de nouveau cette conjonction de coordination. Il y a un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et les hommes : l'homme Yahushua.
Eric : On ne peut pas être plus clair que ça.
Jean : Un autre exemple : 1 Corinthiens 8, les versets 5 et 6. Encore une fois, même chose.
Eric : « Car, s'il est des êtres qui sont appelés dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, comme il existe réellement plusieurs dieux et plusieurs seigneurs, 6 néanmoins pour nous il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Yahushua-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. »
Jean : Pour nous, il n'y a qu'un seul Dieu, le Père – Yahuwah – et… un seul Seigneur : Yahushua Christ. Donc, interpréter Romains 9:5 comme si Paul disait que Yahushua était Dieu, c'est contredire tous ces autres passages où il les sépare clairement.
Un autre point, qui indique que Paul ne fait pas référence à Yahushua en tant que « Dieu » dans Romains 9:5, est son utilisation du mot, ou de l’expression : « au-dessus de tous ».
Eric : C’est-à-dire ?
Jean : Paul utilise toujours cette expression « au-dessus de tous » pour désigner Yahuwah, jamais Yahushua. Tournons-nous vers Éphésiens 4 et lisons les versets 4 à 6.
Eric : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; 5 il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, 6 un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. »
Jean : C’est la même chose dans 1 Corinthiens 15:28. Nous n'avons pas le temps de le voir, mais il l’utilise également.
Il y a un autre point que je voudrais aborder, c'est l'utilisation du mot « béni » par Paul. La Revised Standard Version traduit Romains 9:5 par « Dieu qui est au-dessus de tout soit béni pour toujours ». Ce point est important parce que Paul, comme Marc, Luc et Pierre, n'utilise le mot « béni » que pour Yahuwah, jamais Yahushua.
Eric : Hm ! Je ne le savais pas. As-tu des exemples ?
Jean : Bien sûr. Lors du procès de Christ, le grand prêtre, comme le rapporte Marc 14, verset 61, lui a demandé : « Es-tu le Christ, le Fils du Béni ? » Ou, dans une autre version : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? » Ou, dans une autre version encore : « Es-tu le Christ, le Fils de Celui qui est béni? »
Eric : Intéressant. C'était donc une habitude culturelle de ne désigner que Yahuwah comme béni.
Jean : Il semble que oui. Lisons 1 Pierre 1, le début du verset 3.
Eric : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Yahushua-Christ… »
Jean : Donc, non seulement le mot « béni » fait référence uniquement à Yahuwah ici, mais Yahuwah est aussi présenté comme le Dieu et le Père de Yahushua. Encore une fois, ce sont deux entités distinctes. Deux personnes différentes. Paul ne croyait pas que Yahushua était « Dieu », pas plus que les autres apôtres.
Eric : Ok, j'ai juste une question, à propos de l'utilisation par Paul de l'expression « selon la chair » ? Euh… le verset 5 est la suite d'une phrase plus longue, mais pour aller directement à l’endroit en question, il est dit : « dont sont issus les pères et dont, selon la chair, est issu le Christ ». « Selon la chair » ne suggérerait-il pas une incarnation, qui ferait référence à la nature humaine du Dieu le Fils divin ?
Jean : C'est une très bonne question. Pour y répondre, voyons d'autres passages où Paul utilise cette expression, et nous n'avons pas besoin d'aller plus loin que sa salutation d'ouverture. Relisons Romains 1, les versets 1 à 4, et voyons cela.
Eric : « Paul, serviteur de Yahushua-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l'Evangile de Dieu,- 2 qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les saintes Ecritures, 3 et qui concerne son Fils né de la postérité de David, selon la chair, 4 et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts, Yahushua-Christ notre Seigneur »
Jean : C'est l'un des exemples que nous avons utilisés précédemment pour montrer comment Paul sépare Yahuwah — Dieu — et Yahushua. Donc, non. Il ne suggère pas que Yahushua est Dieu incarné dans la chair humaine.
Ce que nous constatons plutôt, c'est que tout au long de la lettre aux Romains, Paul établit constamment une comparaison entre la chair et l'Esprit. Nous trouvons cela formulé par les expressions « selon la chair » et « selon l'Esprit ». C'est simplement un thème qu'il développe et utilise, comme contraste.
Eric : On ne pourrait pas dire que Paul met là en évidence la double nature du Sauveur ?
Jean : Non. Et nous le savons parce que « selon la chair » est une expression que Paul aime beaucoup utiliser. En fait, il l'utilise 17 fois dans ses différentes lettres. Rien que dans la lettre aux Romains, il l'utilise huit fois ! Et pourtant, il ne l'utilise jamais pour décrire, enseigner ou faire référence à une incarnation. Dieu prenant chair humaine était quelque chose que faisaient les panthéons païens. Cette idée est apparue plusieurs siècles plus tard, chez les « Pères de l'Église » qui avaient reçu une éducation fortement influencée par la philosophie païenne.
Ce n'était pas le cas de Paul ! Il était pharisien…
Eric : « Le fils d'un pharisien ».
Jean : Et il n'aurait jamais adhéré à une doctrine qui rejetait la doctrine la plus importante du judaïsme, à savoir que : Yahuwah est le seul Dieu.
Eric : Ok, alors comment Paul utilise cette expression ?
Jean : De plusieurs façons. Il l'utilise pour faire référence à Abraham, à ses propres proches et aux croyants. Lisons Romains 4 verset 1, et tu en verras un exemple.
Eric : « Que dirons-nous donc qu'Abraham, notre père, a obtenu selon la chair ? »
Jean : Et Romains 9:3 ?
Eric : « Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair »
Jean : Ok. Donc, cette expression peut faire référence à la lignée personnelle d'une personne, à ses ancêtres.
Elle peut aussi être utilisée pour désigner la nature humaine déchue, les mauvais désirs et la volonté pécheresse du cœur qui ne se soumet pas à Yah. On trouve cette utilisation de l'expression dans Romains 8, versets 3 à 5. Lisons-le.
Eric : « Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force,-Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, 4 et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l'esprit. »
Jean : Encore une séparation entre Dieu — Yahuwah — et le fils, Yahushua.
Quand on étudie les Écritures, il est important d'être toujours cohérent. Donc, si l'expression « selon la chair » faisait référence à la préexistence de Yahushua, cela signifierait qu'Abraham avait une préexistence. Cela signifierait que les parents de Paul en avaient une.
Eric : Et nous aussi !
Jean : C’est ça ! Mais ce n'est clairement pas ce que Paul voulait dire. La théologie de Paul était cohérente. Il croyait que Yahushua était le fils de Dieu pleinement et uniquement humain, c’est ce que nous croyons à WLC. Il croyait que Yahuwah, et Yahuwah seul, est Dieu. Il ne s'est jamais écarté de cette croyance, dans aucun de ses écrits. Donc, dans ce passage de Romains 9 où la formulation est un peu ambiguë en raison d'un manque de ponctuation, il suffit de comparer les croyances exprimées par Paul dans d'autres passages pour comprendre ce qu'il voulait dire ici.
Eric : C'est très utile. La cohérence est importante, les amis ! La cohérence est importante.
À suivre, dans votre Courrier des Auditeurs : qu'est-ce que le Saint-Esprit exactement ?
* * *
Vous écoutez Radio World's Last Chance.
Radio WLC : Enseigne les esprits et prépare les cœurs au retour soudain de Christ.
* * *
Courrier des Auditeurs
Eric : La question du jour pour notre Courrier des Auditeurs nous vient d'un des véritables pays transcontinentaux du monde. Et je ne parle pas de pays comme le Royaume-Uni ou le Portugal qui possèdent des territoires sur plusieurs continents. Je parle du pays en lui-même.
Jean : Euh… L'Équateur ? L'Ouganda ?
Eric : Non. Ils sont à cheval sur l'équateur, mais pas sur plusieurs continents.
Jean : Ah. Eh bien, je ne sais pas. Euh, la Turquie, peut-être ?
Eric : Bonne réponse. La Turquie est l’un d’entre eux. Et un autre est… l'Égypte !
Jean : Ok. Oui. Savais-tu que le plus grand barrage en remblai du monde se trouve en Égypte ?
Eric : Tout comme la plus grande aire de restauration au monde, avec 25 restaurants pouvant servir plus de 4 000 personnes à la fois. Ce serait sympa d'y aller un jour, non ? Juste pour voir ce qu'il y a comme choix.
Jean : Tu as faim, Eric ?
Eric : En fait, pour tout dire, oui !
Quoi qu'il en soit, notre question d'aujourd'hui est intéressante et pourrait aider beaucoup de personnes. Hani nous écrit : « Quand j'ai écouté pour la première fois vos émissions sur le fait que Dieu est uniquement Yahuwah et non une trinité, ça m'a semblé très logique. Il me semble logique qu'il n'y ait qu'un seul Dieu et qu'il soit unique et non trois-en-un. Ça a du sens en ce qui concerne le Créateur et le Sauveur. Mais qu'en est-il du Saint-Esprit ? Les Écritures parlent bien d'un Saint-Esprit, donc s'il n'est pas ‘Dieu le Saint-Esprit’, qu’est-il ? »
Jean : C'est une très bonne question, cher Hani. Et nous pouvons y répondre, car c'est la question que nous nous sommes posés quand nous avons commencé à étudier la nature de Dieu et la vérité sur l'hérésie de la trinité. En fait, pour être honnête, quand quelqu'un m'a personnellement abordé pour la première fois au sujet de la divinité trinitaire qui ne pouvait être prouvée à partir des Écritures, j'ai rejeté cette idée comme étant fausse. Comme vous le dites : la Bible parle bien d'un « Esprit Saint », alors comment peut-on dire qu'il n'existe pas ?
Eh bien, il y a un Esprit saint, mais ce n'est pas la troisième personne mystique et désincarnée d'une trinité païenne. L'Esprit saint est simplement Yahuwah Lui-même. Nous savons que Yahuwah est saint. Que savons-nous d'autre à propos de Yahuwah ?
Lisons Jean 4:24.
Eric : Ok. Il est écrit : « Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité. »
Jean : Donc, Yahuwah est « saint » et Il est aussi « Esprit ». Le terme « Saint-Esprit » fait donc référence à Yahuwah Lui-même. Si on veut être précis, il fait référence à Son souffle, qui est l'agent actif dans… eh bien, à peu près tout.
Yahuwah n'a besoin de rien. Il lui suffit de parler pour que quelque chose existe ou soit fait. Nous le voyons dans la Création du monde.
Eric : « Que la lumière soit, et la lumière fut. »
Jean : C’est juste. Il n'a rien eu à faire. Il lui a suffit de parler et c’était fait. Que dit le Psaume 33:9 ?
Eric : « Car il dit, et la chose arrive; Il ordonne, et elle existe. »
Jean : C'est ce qui rend la race humaine si spéciale. Il a formé l'humanité à partir de la poussière du sol. On pourrait dire qu'Il s'est sali les mains, en quelque sorte. Mais c'est le souffle de Yah, Son Esprit, qui est l'agent actif. C'est ce qui va de l’avant, se manifeste et accomplit Sa volonté.
Eric : J'ai personnellement mené une étude à ce sujet quand j'ai commencé à étudier la question de la trinité. Je pense que beaucoup d'entre nous sont confus sur ce sujet quand nous essayons de concilier la nature unitaire de Yahuwah avec le fait que les Écritures parlent d'un Saint-Esprit.
Jean : Tu avais recherché chaque occurrence du mot « Esprit » dans les Écritures, c’est ça ?
Eric : Oui, c’est ce que j’ai fait. Et j'ai découvert que, à maintes reprises, le mot dans le texte original signifie simplement « souffle ». C'est tout !
Jean : Voilà pourquoi nous disons que le souffle de Yahuwah est l'agent actif qui accomplit Sa volonté sur la terre. Son souffle lui-même contient le pouvoir d'accomplir ce que Sa bouche prononce. Et nous voyons cela expliqué dans Ésaïe 55. Lisons les versets 8 à 11. Ésaïe 55, versets 8 à 11.
Eric : « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, Dit Yahuwah. 9 Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, Et mes pensées au-dessus de vos pensées. 10 Comme la pluie et la neige descendent des cieux, Et n'y retournent pas Sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, Sans avoir donné de la semence au semeur Et du pain à celui qui mange, 11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté Et accompli mes desseins. »
Jean : Si on met de côté les images poétiques de ce passage, le message central est que la parole que Yahuwah prononce, la parole qui sort de Sa bouche, cette parole elle-même contient le pouvoir d'accomplir tout ce qu'Il veut qu'elle accomplisse.
Eric : Voilà pourquoi Yahuwah ne peut littéralement pas mentir. Tout ce qu'il dit existe, tout simplement. Si ce n'était pas le cas avant qu'Il ne le dise, une fois qu'Il l'a dit, c'est le cas !
Jean : Et voilà pourquoi la création d'Adam était si spéciale. Yahuwah a insufflé dans ses narines le souffle de vie et ensuite… quoi ?
Eric : « L'homme est devenu une âme vivante. »
Jean : C'est juste. Cette étincelle de vie provenant de Yahuwah est en chacun de nous. C'est elle qui nous soutient. Et, à la mort, que se passe-t-il ? Ecclésiaste 12, verset 7.
Eric : « la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et. . . l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné. »
Jean : À la mort, notre esprit, notre souffle, retourne au Père qui nous a donné la vie.
Tournons-nous vers 2 Pierre, chapitre 1, et lisons les versets 3 et 4.
Eric : Ok. En parlant de Yahuwah, il est dit : « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, 4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise »
Jean : Le Saint-Esprit, l'agent actif de Yah, Son souffle, est ce qui nous donne la vie, tant physiquement que spirituellement.
Passons à Jean, chapitre 3. Nicodème a demandé à Yahushua comment être sauvé. Lisons la réponse du Sauveur. Les versets 5 et 6.
Eric : « Yahushua répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. »
Jean : Donc, le Saint-Esprit est le don que Yahuwah nous fait pour nous attirer à Lui. Tout comme Son souffle a donné vie à Adam, il nous donne aussi la vie spirituelle. Ça ne fait pas de l’Esprit Saint un partenaire distinct mais égal à Yahuwah dans une quelconque divinité trinitaire. Le Saint-Esprit, c’est Yahuwah. C'est Son souffle.
Lisons une citation d'un livre intitulé La doctrine de la Trinité : la blessure auto-infligée du christianisme (The Doctrine of the Trinity: Christianity's Self-Inflicted Wound) par Anthony Buzzard et Charles Hunting. Allons-y.
Eric : Je cite : « Il va au-delà des preuves fournies par les Écritures d'assimiler l'Esprit de Dieu à une personne distincte du Dieu unique, au même titre que le Fils est distinct du Père. Il existe des différences claires entre ce que dit la Bible au sujet du Père et du Fils, et ce qu'elle dit au sujet de l'Esprit. Dieu et Christ sont manifestement des personnes distinctes dignes d'être adorées : le Père en tant que Créateur, le Fils Jésus en tant qu'instrument du salut de l'humanité. Pourtant, le Saint-Esprit n'a pas de nom personnel. Pourquoi aucun texte des Écritures ne mentionne le Saint-Esprit comme étant adoré ou prié ? Pas une seule fois le Saint-Esprit n'envoie ses salutations aux Églises. Quand les apôtres écrivent à leurs églises, les salutations sont toujours envoyées par deux personnes, le Père et le Fils. Il est assez extraordinaire que Paul omette constamment de mentionner la troisième personne de la Trinité, s'il croyait en son existence. Quand il charge Timothée de garder la foi, il parle en la présence invisible de ‘Dieu, de Christ et de ses anges’. »
Hm ! C'est intéressant. Je n'y avais jamais pensé auparavant.
Jean : Ils soulèvent un point intéressant, n'est-ce pas ?
J'ai ici une autre citation que j'aimerais que nous lisions, d'Alan Richardson, dont les livres sont difficiles à trouver, mais les idées sont inestimables. Allons-y.
Eric : « L'Esprit de Dieu n'existe pas en dehors de Dieu, pas plus que l'esprit d'Élie ne peut exister en dehors d'Élie. L'Esprit de Dieu est Dieu à l'œuvre. L'esprit de l'homme est son ‘dunamis’, c'est-à-dire sa puissance, sa personne en action, et il en va de même pour l'Esprit de Dieu. C'est son ‘dunamis’, c'est-à-dire Dieu à l'œuvre. Demander si, dans le Nouveau Testament, l'Esprit est une personne au sens moderne du terme reviendrait à demander si l'esprit d'Élie est une personne. L'Esprit de Dieu est bien sûr personnel, c'est la puissance de Dieu en action. Mais le Saint-Esprit n'est pas une personne existant indépendamment de Dieu… Le Nouveau Testament (et en fait la pensée patristique en général) ne représente nulle part l'Esprit, pas plus que la puissance ou la sagesse de Dieu, comme ayant une personnalité indépendante. »
Jean : Le Saint-Esprit est la puissance de Yahuwah. Nous le voyons dans Luc. En décrivant Jean le Baptiste, nous lisons dans Luc 1:17 : « il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Elie, pour ramener les coeurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé. » Ou dans une autre version : « Il marchera devant le Seigneur, dans l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers leurs enfants et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé. »
Donc, « Esprit » et « puissance » sont des termes équivalents. Nous le voyons à nouveau quelques versets plus loin, quand Gabriel annonce à Marie qu'elle va avoir un fils. Quand elle lui demande comment cela se fera, que lui répond-il ? Le verset 35.
Eric : « L'ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. »
Jean : En fait, en grec, il n'y a pas d'article. Donc, ce que Gabriel a dit était littéralement « Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ». Encore une fois, l'esprit et la puissance sont liés.
Nous retrouvons ce lien une fois de plus à la fin de l'Évangile de Luc. Passons au dernier chapitre de Luc, le chapitre 24. Ici, Yahushua donne ses dernières instructions à ses disciples juste avant son ascension. Que leur dit-il au verset 49 ?
Eric : « Et voici, j'enverrai sur vous ce que mon Père a promis; mais vous, restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la puissance d'en haut. »
Jean : Et qu'est-ce que le Père avait promis d'envoyer ?
Eric : Le Saint-Esprit.
Jean : Qui les revêtirait « de la puissance d'en haut ».
Ce qui m'amène à un point très important. Quand les croyants « naissent de nouveau », quand nous recevons le Saint-Esprit, nous ne recevons pas une personne. Nous recevons le don de la nature divine. C'est ce que la puissance d'en haut nous insuffle. Il est important de le comprendre, parce que, si nous savons que ce que nous avons reçu est le don de la puissance de Yahuwah, nous allons l'utiliser ! Nous allons profiter de la merveilleuse opportunité qui nous est offerte et nous allons puiser dans cette puissance.
Eric : Comme Yahushua l'a dit aux disciples : vous ferez des œuvres encore plus grandes que celles que j'ai accomplies.
Jean : Oui, ça, certainement. Et aussi surmonter les inclinations d'une nature déchue pour se soumettre continuellement à Yahuwah. Christ a sans aucun doute été tenté en tous points comme nous le sommes mais, pour vaincre là où le premier Adam a échoué, Yahushua avait la nature d'Adam avant la chute, nous le croyons à WLC.
Ce n'est pas notre cas. Nous avons la nature d'Adam après la chute, c'est pourquoi, à WLC, nous croyons que nous ne parviendrons jamais à « l'absence de péché ». Nous ne croyons pas que quiconque le puisse avec une nature déchue. Mais en utilisant la puissance de Yah par Son esprit, nous pouvons continuer à choisir de nous abandonner à Lui.
Mais… si nous croyons qu'une « troisième personne de la divinité » désincarnée habite mystiquement en nous, quelle est notre inclination ?
Eric : Euh, de le laisser faire ?
Jean : C’est ça. Dans Matthieu 11, verset 12, Yahushua dit : « Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en emparent. » Ou dans une autre version : « Depuis les jours de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux souffre de violence, et les violents s'en emparent par la force. » Mais vous n'allez pas lutter contre les principautés et les puissances dans les lieux élevés, vous n'allez pas vous battre et prendre le royaume des cieux par la violence, si vous pensez que c'est ce que cette mystique Troisième Personne est censée faire à votre place. Vous allez être poli. Vous allez vous asseoir et le laisser faire ce qui, en réalité, est votre travail.
Voilà pourquoi il est si important que nous ayons une compréhension claire de qui est et de ce qu'est le Saint-Esprit, pour pouvoir coopérer avec Yahuwah, accepter Son don avec gratitude et… l'utiliser !
Eric : C’est magnifique. C’est tout simplement magnifique.
À suivre : Elise blanc, pour votre Promesse Quotidienne.
* * *
Promesse Quotidienne
Vous écoutez [Elise Blanc] pour votre promesse quotidienne de la Parole de Yah.
Nicco aimait la musique. À cinq ans, son père lui a appris à jouer de la mandoline. À sept
ans, il a commencé à étudier le violon et est rapidement devenu meilleur que tous les
professeurs locaux. Le père de Nicco l'a alors emmené à Parme, en Italie, pour demander
au grand virtuose du violon, Alessandro Rolla, s'il voulait bien donner des leçons au
garçon. Cependant, dès que Rolla a entendu Nicco jouer, il l'a immédiatement adressé à
son propre professeur, Ferdinando Paer.
Après avoir étudié avec son nouveau professeur pendant un court moment, Paer, à son
tour, a recommandé Nicco à son propre professeur, Gasparo Ghiretti !
Nicco, Niccolò Paganini, était le violoniste virtuose le plus célèbre de son époque.
L'histoire d'un concert qu'il a donné est devenue légendaire. Alors que Niccoló avait pris
son violon et commencé à jouer, une corde s'est cassée. C'était assez évident, et après un
premier soupir de surprise parmi la foule, un gloussement amusé s’est elevé du public.
Mais Nicco a continué à jouer.
Puis, à la surprise de tous, et au grand dam du violoniste, une deuxième corde s'est
tordue et cassée. Il devait assurément arrêter de jouer et remplacer les cordes avant de
pouvoir continuer !
Mais, non. Niccoló a continué à jouer !
Et plus incroyable encore : une troisième corde s'est cassée ! Il faut savoir qu’un violon n'a
que quatre cordes. Il était inconcevable que quiconque, même le grand Paganini, puisse
finir la chanson compliquée qu'il jouait sur une seule corde. Mais c'est exactement ce qu'il
a fait. Alors que le public restait assis dans un silence envoûtant, Niccoló a continué à
jouer jusqu'à la fin du morceau, sur une seule corde !
Un tel exploit ne pouvait être accompli que par quelqu'un d'extrêmement compétent et
talentueux. Et pourtant, chacun d'entre nous sera, à un moment ou à un autre de sa vie,
confronté à une situation qui dépassera ses capacités, et aucune compétence, aucun
talent, aucune expérience, aucune éducation ne nous suffira pour discerner, par nous-
mêmes, ce que nous devrons faire.
Lorsque cela se produira, Yahuwah a la solution. Proverbes 3, verset 26, nous promet :
"Car Yahuwah sera ton assurance, et Il préservera ton pied de tout piège."
Hébreux 13, verset 6, confirme cette promesse : "Yahuwah est mon secours, je n'aurai
peur de rien. Que peut me faire un homme?"
En fin de compte, peu importe ce que la vie vous apporte, quand vous savez que Yah est
avec vous. Avec Lui à vos côtés, il n'y a rien que vous ne puissiez gérer !
Comme le dit Philippiens 4, verset 13 : "Je peux tout par Christ qui me fortifie."
Nous avons reçu des promesses grandes et précieuses. Allez et commencez à les revendiquer !
* * *
Partie 3
Eric : Merci beaucoup de vous être joints à Jean et moi pour l'émission d'aujourd'hui intitulée « Comprendre Romains 9:5 ». Il est vrai que les lunettes, le filtre, les idées préconçues que nous apportons et imposons à notre étude des Écritures peuvent vraiment influencer notre interprétation de celles-ci. Voilà pourquoi il est si important de toujours étudier avec un esprit ouvert, de « déposer sur l'autel », si vous voulez, nos idées préconçues. Étudier avec un esprit ouvert signifie être prêt à accepter une nouvelle idée si l'Esprit de Yah vous convainc qu'elle est vraie. Ce n’est pas étudier pour prouver qu'elle est fausse.
Si cette émission « Comprendre Romains 9:5 » vous a été utile et que vous souhaitez la partager avec un ami ou un proche, vous pouvez le retrouver sur notre site web. Il vous suffit d'aller sur WorldsLastChance.com et de cliquer sur l'icône Radio WLC. Recherchez le programme n°293, « Comprendre Romains 9:5 ».
Nous espérons que vous pourrez vous joindre à nous à nouveau demain, et d'ici là, n'oubliez pas : Yahuwah vous aime… et vous pouvez compter sur Lui, Lui faire confiance en toute sécurité, car Il en est digne !
* * *
Fin
Vous étiez à l’écoute de Radio WLC.
Cette émission, ainsi que les épisodes précédents de Radio WLC peuvent être téléchargées sur notre site web. Elles sont parfaitement appropriées pour être partagées avec des amis et pour des études bibliques ! Elles sont également une excellente ressource pour ceux qui adorent Yahuwah seuls à la maison. Pour écouter les émissions déjà diffusés, visitez notre site Web : WorldsLastChance.com. Cliquez sur l'icône Radio WLC affiché sur notre page d'accueil.
Dans ses enseignements et ses paraboles, le Sauveur n'a pas donné de "signes des temps" à surveiller. Au lieu de cela, l'idée maîtresse de son message était : une vigilance constante. Rejoignez-nous demain pour un autre message rempli de vérité, alors que nous explorons divers sujets centrés sur le retour du Sauveur et comment vivre en étant constamment prêt à l'accueillir chaleureusement quand il viendra.
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